Environnement COP 21 : présence remarquable de la RDC à New York…

Ce vendredi 22 avril 2016, l’Onu accueille le rendez-vous le plus important de son histoire après sa naissance des cendres de la Société des Nations. Cent quatre-vingt-cinq (195) chefs d’Etat, de Gouvernement et autres hautes personnalités en provenance des pays membres apposent leurs signatures au bas de la Convention-cadre sur les changements climatiques issus des travaux de la dernière COP tenue à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015. Parmi les heureux signataires, le Président Joseph Kabila de la République Démocratique du Congo, personnalité très attachée à la question climatique si l’on se réfère aux diverses prestations faites à ce sujet, la dernière en date étant le lancement du Programme national de reboisement le 22 janvier 2016, à Kinshasa…

 

Le rendez-vous de New York n’a rien d’étrange étant donné qu’au chapitre 1 relatif à l’adoption, il est bien spécifié, successivement, au point 2 que prière est faite au «Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies d’être le Dépositaire de l’Accord et de l’ouvrir à la signature à New York (Etats-Unis d’Amérique), du 22 avril 2016 au 21 avril 2017 », au point 3 que le secrétaire général est invité à «organiser une cérémonie de haut niveau pour la signature de l’Accord le 22 avril 2017» et, au point 4, les Parties à la Convention sont, à leur tour, invitées «à signer l’Accord à l’occasion de la cérémonie devant être organisée par le Secrétaire général, ou au moment qui leur semblera le plus important, ainsi qu’à déposer dans les meilleurs délais leurs instruments respectifs de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion, selon le cas ».

Fort alors des prescrits de l’alinéa 3 de l’article 69 de la Constitution instituant le Président de la République en qualité de «garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, de la souveraineté nationale et du respect des traités et accords internationaux», le Chef de l’Etat s’est assumé.

A dire vrai, par ce geste, il interpelle la nouvelle communauté internationale escomptée de la cérémonie du 22 avril 2016 de sorte qu’elle soit, désormais, celle des femmes et des hommes délivrés de la violence faite à la Nature. Une communauté ayant besoin d’une Révolution allant au-delà des considérations idéologiques et doctrinales parce que, plus que jamais, consciente des risques de mourir ou de l’intérêt de se sauver ensemble.

Un message capital de la communauté nationale

Abritant à elle seule 45 % de la forêt équatoriale africaine, la RDC a beaucoup à donner. Plus, d’ailleurs, que les grandes puissances du monde. Effectivement, à ce rendez-vous du donner et du recevoir, quoi de plus normal pour Kinshasa que d’espérer recevoir à la mesure de son don. Après tous, la RDC y va avec tous ses atouts en termes de biodiversité.

Dans plusieurs prestations, le Chef de l’Etat met l’accent sur ces atouts (lire encadré). C’est le cas dans son discours sur l’état de la Nation prononcé le 6 décembre 2007. « Dans le domaine de l’environnement, la sécurisation de la biodiversité et des sites du patrimoine mondial a fait l’objet d’une évaluation technique de même que les effets sur nos systèmes du réchauffement climatique et des guerres des dix dernières années. Les conclusions sont désolantes et appellent une réaction urgente de notre part autant que de nos partenaires», avait-il déclaré.

Dans le discours sur l’état de la Nation du 15 décembre 2014, il va renchérir : «Autant que les autres gouvernements dans le monde, nous sommes préoccupés par le réchauffement climatique et ses conséquences dramatiques. De par sa flore, riche et foisonnante, et ses immenses ressources naturelles, la République Démocratique du Congo ne saurait rester indifférente aux plaidoyers et efforts menés pour la sauvegarde de l’humanité».

Il faut admettre que la Nature (lisez la Providence pour ne pas dire Dieu) a gâté notre pays. Plus que l’or ou le diamant, le pétrole ou le coltan, le Congo a le soleil qui génère l’énergie solaire, l’eau l’énergie hydroélectrique et la forêt l’énergie biomasse, la somme constituant les énergies propres.

Déjà, pour l’Histoire bien entendu, le même Congo avait contribué, avec son uranium, à la fin de la Seconde Guerre, mais surtout à la consolidation de la démocratie comme système politique et du libéralisme comme système économique.

La voici sollicitée, une fois de plus, avec essentiellement son eau et sa forêt pour une nouvelle ère mondiale fondée sur la préservation de l’Environnement conçu et compris comme «l’ensemble des éléments qui constituent le voisinage d’un être vivant ou d’un groupe d’origine humaine, animale ou végétale et qui sont susceptibles d’interagir avec lui directement ou indirectement», en ce inclus «l’air, la terre, l’eau, les ressources naturelles, la flore, la faune, les hommes et leurs interactions sociales», définit Toupictionnaire.

Davantage présente à New York après l’avoir été à Paris, la RDC a donc un message capital de la communauté nationale à passer à la communauté internationale.

Puisse la cérémonie de ce vendredi 22 avril 2016 entrer dans l’Histoire de la Planète Terre.

 

De New York,

Omer Nsongo die Lema

 

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