Plaidoyer pour les élections, les municipales, les urbaines : les « grands » politiciens congolais ignorent tout de la démocratie à la base !

De passage à Kinshasa l’année dernière, un homme d’Etat belge a eu une interprétation significative du calendrier électoral publié le 26 mai 2014 par le Bureau de la Céni. Il a considéré les élections locales, municipales et urbaines comme étant le premier échelon de l’exercice du pouvoir démocratique. Dans ce plaidoyer, sélection est faite de quelques personnalités belges et françaises connues de l’opinion congolaise parce que présentes dans des médias francophones les plus suivis en RDC : Rfi, Tv 5, France 24, Apf, Le Figaro, Le Monde, Le Soir, La Libre, Le Vif, Jeune Afrique…par le peuple congolais. François Hollande, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Laurent Fabius, Ségolène Royal, Manuel Valls, Bertrand Delanoë,François Fillon, Jean-François Copé, etc. pour la France. Louis Michel, Charles Michel, Didier Rynders, Alexander de Croo pour la Belgique. Des acteurs politiques à avoir commencé leur carrière par la base avant d’entamer la marche vers les hautes fonctions nationales : Conseillers municipaux ou communaux les uns, maires ou bourgmestres les autres, ces acteurs politiques devenus incontournables dans leurs pays devraient inspirer la classe politique congolaise. PROFIL.

 

NICOLAS SARKOZY

– 1997 : conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine

– 1983 : maire de Neuilly-sur-Seine

 

FRANCOIS HOLLANDE

– 1983 : comme conseiller municipal d’Ussel.

– 1989 : Adjoint au maire de Tulle en 1989

– 1995 : conseiller municipal de Tulle

– 2001 : maire en 2001.

 

ALAIN JUPPE

– 1983 : conseiller de Paris dans le 18e arrondissement

 

MANUEL VALLS

– 1989 : adjoint au maire d’Argenteuil

– 2001 : maire d’Évry (Essonne)

 

BERTRAND DELANOE

– 1977 : conseiller municipal de Paris

– 2001 : maire de Paris

 

FRANCOIS FILLON

– 1981 : conseiller général de la Sarthe, canton de Sablé-sur-Sarthe

– 1983 : maire de Sablé-sur-Sarthe

 

JEAN FRANCOIS COPE

– 1995 : maire de Meaux (chef-lieu d’arrondissement de Seine-et-Marne)

– 2004 :  premier adjoint au maire de Meaux

 

SEGOLENE ROYAL

– 1983 : conseillère municipale

 

Ceci pour la France. Pour la Belgique :

 

LOUIS MICHEL

– 1977 : échevin à Jodoigne

 

ALEXANDER DE CROO

– 2012 : bourgmestre de Brakel

 

CHARLES MICHEL

– 1994 : conseiller provincial du Brabant wallon

– 2000 : conseiller communal de Wavre

– 2004 : échevin de Wavre

– 2006 : bourgmestre de la ville de Wavre

 

DIDIER RYNDERS

– 1988 : conseiller communal à Liège

 

KAREL DE GUCHT

– 1983 : échevin des Finances de la commune de Lebbeke

– 1989 : conseiller communal à Berlare.

 

CONCLUSION

Paradoxalement, quelques personnalités étrangères qui se prononcent sur le calendrier électoral publié par la Céni d’abord en mai 2014 (pour les locales, les municipales et les urbaines), ensuite en février 2015 (pour ces échéances en plus des provinciales, des sénatoriales, des législatives et de la présidentielle) soutiennent la thèse de ceux des Opposants congolais convaincus de la priorité des dernières, surtout de la dernière qui en sera pourtant à son troisième cycle pendant que les trois premières n’en sont même pas au premier !

Ils avancent qu’en priorisant les scrutins locaux, municipaux et urbains, la Céni pourrait se retrouver à court d’argent et ne pas être en mesure de financer les scrutins qui les intéressent, comme si les militants à la base – ceux qui forment l’électorat – ne sont pas en droit de briguer les postes de conseillers locaux, des conseillers communaux ou des conseillers urbains (pour les organes délibérants), encore moins les postes des chefs de localité, des bourgmestres ou des maires (pour les organes exécutifs). Encore qu’il faut bien le noter : les dernières élections démocratiques à ces trois niveaux remontent à 1958 !

C’est tout de même curieux que l’étranger puisse dire aux Congolais ce que doivent être les élections prioritaires et ce que doivent être les élections secondaires !

Le scandale qui pourrait faire tomber le gouvernement belge serait de dire, par exemple que l’élection dans l’une de ses 589 communes a moins d’importante que celle des sénateurs…

Pas plus tard que le vendredi 27 février 2015, le Premier ministre français Manuel Valls a heureusement eu le mot juste en estimant qu' »Il n’y a pas d’élections plus importantes que les autres« .

S’il est un forcing à faire en RDC, c’est en direction des cellules des partis politiques. Si réellement le slogan « Peuple d’abord » ou « Nouveau vent » est sincère, ces cellules devraient se prendre en charge en réclamant des directions politiques les élections à la base.

Après tout, en 2006, l’Udps le revendiquait en s’appuyant sur une résolution du Dialogue intercongolais. Et pas plus tard qu’en juillet 2013, l’Opposition pilotée par l’Unc avait levé l’option de « Renverser, pour le prochain cycle électoral, la pyramide en commençant par les élections à la base pour terminer par les élections nationales« . C’est dans le rapport final du conclave tenu au centre féminin Mama Mobutu de Limete.

C’est juste une question de respect de la parole donnée.

Omer Nsongo die Lema

In 28 février 2015

@omernsongo

www.congo30juin.com

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