Authentique ! L’Udps avait remis en cause le fichier électoral de 2011

  • Par voie de conséquence, ce parti ne peut pas s’opposer à la refonte de cet outil sans lequel l’élection n’a aucun sens…

 

Dans son «RAPPORT FINAL» sur les «Élections présidentielle et législatives du 28 novembre 2011», la Mission d’Observation de l’Union européenne relève en page 34 ce qui suit : «Dans ce contexte, des interrogations fortes autour de l’intégrité et de l’inclusivité du fichier électoral ont subsisté tout au long du processus et abouti à la remise en cause de la qualité du fichier par l’un des principaux partis d’opposition, l’UDPS. Ce dernier a transmis un mémo, le 18 octobre 2011, à la Commission électorale faisant état de plusieurs dysfonctionnements concernant l’enrôlement et l’établissement dudit fichier. Ces dysfonctionnements étaient principalement : la distribution de cartes à des mineurs, les sous-estimations de l’électorat des certaines provinces, l’absence de certains territoires dans le fichier, le manque de cartes d’électeurs ou bien encore l’éloignement de certains centres d’inscription des électeurs cibles dans certaines provinces ».

 

La démonstration commence par le point 2.3 intitulé «Évaluation du fichier électoral» et le sous-point «Des opérations de révision du fichier mal-maîtrisées».

Il en ressort que «L’opération de révision du fichier électoral s’est déroulée sur l’ensemble du territoire dans plus de 12.000 Centres d’Inscription (CI) durant le premier semestre 2011», que «Le recours à une technologie avancée, avec la collecte des données biométriques, devait permettre la délivrance immédiate des cartes d’électeur et minimiser les risques de fraudes », mais que «Toutefois, l’ampleur des contraintes logistiques et techniques, le manque d’accessibilité à de nombreuses populations ou encore les diverses pannes techniques ont gêné le bon déroulement des opérations».

Le rapport note : «Enfin, si le traitement des données a plutôt bien fonctionné au Centre National de Traitement (CNT) basé dans la capitale congolaise, une certaine lenteur a caractérisé le ramassage des données dans les provinces, ralentissant de ce fait le processus de révision dans son ensemble».

On se souviendra qu’au cours de sa session extraordinaire de 2012, l’Assemblée nationale avait adopté le 29 juin un certain nombre de recommandations à l’issue de la présentation, par la Centrale électorale, du Rapport sur le processus électoral de 2011. Au nombre desquelles l’organisation des états généraux de la Céni, la révision du fichier électoral, la révisitation de la loi organique n°10/013 du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la CENI et l’amendement de la loi électorale.

Aussi, le 5 juillet 2012, l’Aeta va en appeler à l’audit et à la révision du fichier électoral.

Capacité inouïe de se dédire

Au moins, l’essentiel est dans les recommandations de la Moe-Ue. A la Céni, il a été expressément demandé, à court terme, d’auditer ce fichier et, à moyen terme, de le réviser et de le mettre à jour afin de le rendre inclusif, tandis qu’à long terme, de procéder à la mise en place d’une «structure opérationnelle implantée de manière continue au niveau local afin d’assurer la tenue d’un registre électoral permanent», entendez l’établissement «d’un registre électoral permanent». Mission dévolue à l’Onip.

En d’autres mots, au moment où la rue congolaise est en agitation dans le cadre du sit-in initié par « Rassemblement » pour le 19 septembre 2016 au motif de convocation, par la Céni, du corps électoral, il est indiqué de rouvrir la page d’histoire prouvant que l’Udps avait stigmatisé le fichier électoral de 2011.

De ce fait, ce parti est mal placé pour, d’un côté, plaider pour le même fichier et, surtout, de l’autre, combattre celui en construction depuis le 31 juillet 2016. D’ailleurs, ni l’Udps, ni «Rassemblement» n’ont osé jusque-là s’y opposer. Preuve de consentement.

Autrement, le parti du lider maximo convaincra l’opinion de sa capacité inouïe de se dédire. Souvenons-nous en : en 2005, il avait boycotté le référendum ayant donné au pays la Constitution du 18 février 2006. En 2011, sans la moindre justification ni explication, il l’a adopté à l’insu des combattants. Et depuis, il s’en fait l’avocat par excellence sous prétexte de respect des délais constitutionnels. Entre-temps, il prépare l’opinion au soulèvement qui aboutirait forcement, au mieux, par la suspension de la même Constitution, au pire par son abrogation…

Contrairement à celles de Dieu, les voies de l’Udps sont «sondables» !

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

www.congo30juin.com

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