Présidentiable, un «primaturable» au langage ordurier nous est né !

  • « débat de caniveau », « menu fretin » : la terminologie politique de Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi s’enrichit au fil des déclarations à la presse…

 

Manifestement, il a hérité de l’ADN du pater. Etienne Tshisekedi, on le sait, n’avait pas son pareil pour tourner en dérision d’abord les personnalités politiques qui s’opposaient à Mobutu entre 1960 et 1980, ensuite celles qui osaient remettre en cause sa «pensée» et ses «idéaux» entre 1982 et 2017. Surtout à partir d’avril 1990 avec l’enclenchement du processus démocratique. Dans la chronique intitulée «Reynders le sait : l’Udps est à la base de bien des crises », une liste énumérative a démontré l’ampleur des exclusions (lisez auto-exclusions) prononcées à l’endroit des membres du parti tout comme des membres des regroupements politiques placés sous le leadership du Sphinx de Limete. On pensait qu’avec son décès survenu le 1er février 2017 à Bruxelles, la machine à diaboliser et à broyer les partenaires allait s’arrêter. Hélas !, Fatshi a décidé de la réactiver, et les premiers sur la liste sont les vieux compagnons du lider maximo dont deux sont connus (Bruno Tshibala et Valentin Mubake) et un est en instance de subir le même sort (Joseph Kapika). Leur tort ? Avoir dit NON à la restructuration de «Rassemblement» avec la cession du poste de président du Conseil des Sages à un non-udépésien. Leur sanction : exclu et du parti et de «Rassop»…

 

Ainsi, Tshibala (37 ans), Mubake (presque 25 ans) et Kapika (27 ans) sont qualifiés de «menu fretin» par l’enfant terrible de leur compagnon de lutte, Etienne Tshisekedi, et cela devant le «Peuple D’Abord». Dans les milieux diplomatiques, on doit avoir eu un haut-le-corps.

Quelques semaines auparavant, dans une passe d’armes avec Roger Lumbala, Félix a refusé de s’engager dans un «débat de caniveau».

Il faut bien désormais se préparer à enregistrer d’autres expressions du genre,  reflétant l’éducation «bruxelloise» qu’il a reçue, car il a beau prétendre avoir accompagné son père dans diverses relégations sous Mobutu, mais cela s’était produit avant et non après 1990.

En termes clairs, né en 1963, âgé aujourd’hui de 54 ans, Fatshi a vécu au cours de ces 27 dernières années essentiellement en Belgique où il s’est installé voici une trentaine d’années.

Qu’est-ce qui explique  d’être un acteur politique à la langue bien pendue ?  Probablement ses fréquentations extrafamiliales…

Tirer les leçons de l’un et de l’autre…

A observer le comportement de Félix depuis qu’il se pense ou croit évoluer dans la cour des grands, on trouver quelque ressemblance avec l’épisode biblique d’Absalon cité en 2 Samuel 17:14 et 15 et dont voici l’énoncé : «Absalom et tous les gens d’Israël dirent : Le conseil de Huschaï, l’Arkien, vaut mieux que le conseil d’Achitophel. Or l’Eternel avait résolu d’anéantir le bon conseil d’Achitophel, afin d’amener le malheur sur Absalom. Huschaï dit aux sacrificateurs Tsadok et Abiathar : Achitophel a donné tel et tel conseil à Absalom et aux anciens d’Israël ; et moi, j’ai conseillé telle et telle chose». Absalom, pour rappel, était le fils du roi David.

On se serait tenté de comparer Fatshi à Absalom, Huschaï à Kabund, les deux s’excitant à faire autant de mal que possible aux compagnons d’Etienne Tshisekedi.

L’histoire récente renseigne qu’un jeune homme, né avec une cuillère d’argent dans la bouche – élevé lui aussi à Bruxelles où il a au moins fréquenté de grandes écoles supérieures – a eu le même comportement à l’égard de son père et des compagnons de ce dernier.

Ceux qui l’ont fréquenté le reconnaissent : il ne respirait qu’insolence, mépris.

Aussi, quand il a cru refaire sa vie en devenant rebelle, il voulait être plus que Mobutu, Bokassa et Idi Ami réunis. A la différence au moins du maréchal, il n’a eu aucune considération à l’égard des personnalités politiques ayant pourtant permis à Mobutu de tenir longtemps aux affaires.

Aussitôt rentré à Kinshasa à la faveur du Dialogue intercongolais, il a refait son pré-carré avec des « boutefeux », éloignant systématiquement les « vieux » et virant les « jeunes » qui tentaient de le raisonner.

Aujourd’hui, il est à La Haye !

Pourtant, il aurait dû se servir de l’exemple de celui qu’il visait comme son pire ennemi.

Arrivé aux affaires, ce dernier n’a pas entrepris la démolition du réseau de son père. Au contraire, il a soigné aux petits oignons les compagnons de Papa, tenant à ce qu’il ne manque de rien. Il a ainsi honoré la mémoire du père.

Félix Antoine Tshilombo a tout à gagner à tirer les leçons de l’un et de l’autre.

« Qui veut aller loin ménage sa monture », dit-on. Qu’il ne perde pas de vue qu’il est d’une culture luba où les règles de famille sont sacrées.

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

www.congo30juin.com

facebook : Omer Nsongo

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