Arroseurs arrosés. Global Witness et GEC au cœur de la corruption…

Il fallait bien s’y attendre. Les succès diplomatiques réalisés par la République Démocratique du Congo ces temps derniers, notamment à Genève, à Addis-Abeba, à Luanda et à Dar es Salam, devraient se payer au prix le plus fort. Celui de la campagne médiatique menée de l’extérieur autour des faits présentés en preuves de mauvaise gouvernance institutionnelle, entre autres la corruption au profit, soutient-on, des proches du Chef de l’Etat, familles politique et biologique comprises. Du 19 au 22 juillet 2017, il s’est observé un matraquage d’une brutalité inouïe des ONG comme Global Witness et Groupe d’Etude du Congo. «Sœurs» de Transparency International, Human Rights Watch, Amnesty international, International Crisis Group, Reporters sans frontières, juste pour citer les plus connues. On en connaît le relais en RDC…  

 

D’abord Global Witness. Elle fait partie des «PRINCIPALES ORGANISATIONS FINANCEES PAR LA FONDATION DU MILLIARDAIRE EN AFRIQUE FRANCOPHONE», le milliardaire cité étant George Soros, révèle « Jeune Afrique » dans sa livraison n°2947 du 2 au 8 juillet 2017 sous le titre «SOROS L’AFRICAIN».

Quand on consulte son site Internet, la première information à laquelle on accède est celle-ci : «Cela fait vingt ans que Global Witness mène des campagnes pionnières contre les conflits et la corruption liés aux ressources naturelles ainsi que contre les violations des droits environnementaux et des droits de l’homme qui y sont associées (…) Nos travaux ont ainsi révélé qu’au lieu de bénéficier aux citoyens d’un pays, l’abondance de ressources naturelles (bois, diamants, minerais et pétrole, entre autres) peut encourager la corruption, déstabiliser les gouvernements et causer des guerres. À travers nos enquêtes, nos travaux de plaidoyer et nos campagnes, nous cherchons à identifier des solutions à la ‘malédiction des ressources’ pour permettre aux citoyens de pays dotés de ressources abondantes de profiter d’une manière équitable de la richesse de leur pays».

Ce que Global Witness ne dit pas cependant, c’est l’intérêt que George Soros porte sur les mines en Afrique. Ainsi, dans cette livraison, «Jeune Afrique» note à ce sujet : «Les mines africaines ont également fourni à Soros l’occasion de réaliser un autre de ses plus beaux coups financier. Au début de 2016, il achète 19,41 millions d’actions du minier Barrick Gold (notamment au Mali, au Burkina, au Kenya et en Tanzanie à travers sa filiale Acacia Mining) puis en revend 94 % alors que l’action a grimpé de 191,46 %. Il effectue une plus-value nette de 127 millions de dollars en…quatre-vingt-dix jours…».

Quand on termine la lecture des articles qui lui sont consacrés, la vérité éclate : le hongrois naturalisé américain n’a pas d’emprise directe et réelle sur la RDCongo, précisément sur le pré-carré présidentiel. En langage approprié : il n’a pas mis Joseph Kabila dans sa poche.

Or, Bill Richardson dit exactement du Congo qu’il est «est un élément essentiel des intérêts américains en Afrique» d’autant plus que «Ce pays renferme des opportunités économiques énormes. Treize pour cent du potentiel hydro-électrique mondial, vingt-huit pour cent des réserves mondiales de cobalt, dix-huit pour cent des diamants industriels, six pour cent des réserves de cuivre, de riches terres agricoles, une talentueuse et industrieuse force de travail, la moitié de la forêt équatoriale africaine ». Présentant le Congo en moteur de croissance de l’Afrique, l’homme d’Etat américain ajoute : «Il est un pont entre les économies en voie de développement dans le sud et l’est de l’Afrique, et les nations pauvres de l’Afrique centrale». Et conclut : «La stabilité du Congo signifie la stabilité pour la plus grande partie de l’Afrique».

Quoi de plus normal qu’un trader de la trempe de George Soros, à la tête d’une fortune évaluée à USD 25 milliards, y jette son dévolu en attaquant les institutions congolaises comme il le fait par ses réseaux via sa Fondation «Open Society Institute».

DU RAPPORT DE GLOBAL WITNESS

A preuve, les derniers titres du lynchage médiatique les 21 et 22 juillet 2017. Sous le titre «750 millions de dollars de recettes minières échappent au trésor public de la République Démocratique du Congo». Le déchaînement est à son comble. «RDC : 750 millions de dollars de recettes minières détournés en trois ans, selon Global Witness» (Jeune Afrique le 21 juillet 2017), «RD Congo : 750 millions de dollars de pertes fiscales à cause de la corruption» (Afp le même jour), «L’ONG Global Witness relève que 750 millions de dollars des recettes minières destinées au Trésor public congolais se sont évaporés entre 2013 et 2015» (Le Monde Economie), «RDC : Global Witness dénonce la disparition des revenus miniers» (Rfi) et «Conclusions d’un rapport de Global Witness : le secteur minier gangrené par la haute maffia» (Adiac le lendemain).

Combien sont-ils cependant, les médias à avoir cherché à obtenir l’information à la source, à confronter les éléments du rapport de Global Witness avec ceux détenus par les personnes physiques et morales d’emblée incriminées ? Aucun !

DU RAPPORT GEC ET BLOOMBERG

Ensuite GEC et Bloomberg. 48 heures avant Global Witness, d’autres titres non moins ronflants se sont déjà déchaînés avec comme source d’information le Groupe d’Etude sur le Congo (GEC) dirigé par Jason Stearns qui dit se référer à une enquête de l’agence financière américaine Bloomberg.

A l’instar de ceux branchés sur Global Witness, les médias qui vont récupérer le Rapport Bloomberg/GEC n’ont pas jugé utile de confronter les éléments auxquels ils ont accédé avec ceux détenus par des personnes physiques et morales également incriminées.

Reprenons les titres : «RDC: bloomberg épingle Zoé Kabila, le frère cadet» (La Libre Afrique le 19 juillet 2017), «RDC : l’impressionnant cartel des Kabila qui règne sur l’économie du pays» (La Tribune le 20 juillet 2017), «Les millions des entreprises de la famille Kabila» (Voa le même jour), «RDC: révélations sur la fortune du clan Kabila» (Rfi qui reprend la même information avec un autre titre «RDC: Bloomberg révèle l’empire du ‘frère’ Zoé Kabila», «Ida Sawyer : ‘La fortune de Kabila peut être l’une des raisons qui le poussent à s’accrocher au pouvoir’» (Jeune Afrique le 21 juillet). Même dans un article intitulé «Les pénuries s’aggravent à Bukavu et le Rwanda suscite l’envie», Le Soir (par la plume de Colette Braeckman) parle de «Pharaoniques, les chiffres qui détaillent la fortune accumulée par la famille Kabila… ».

Qui est cependant Jason Stearns ? Son cursus relève qu’il a travaillé en qualité d’analyste senior pour le compte d’ICG, autre ONG internationale financée par George Soros ! Et dans son rapport Afrique n°2255 du 5 mai 2015 intitulé «Congo : l’alternance démocratique est-elle possible ?», elle a préconisé  la révision de l’aide publique et du mandat de la Monusco « si le président et le gouvernement continuent de tergiverser sur le respect de la limite de deux mandats».

A la tête du GEC, Jason Stearns a produit avec le concours de l’université de New York et Berci d’Olivier Kamitatu un sondage notant la chute de la popularité du Président Joseph Kabila et la montée spectaculaire de celle de Moïse Katumbi, donant celui-ci comme «la meilleure personne pour remplacer Etienne Tshisekedi à la tête du comité de suivi de l’accord, et comme favori à la présidentielle, si l’élection se tenait maintenant». Date symbolique choisie : 17 mai 2017, à l’occasion du 20ème anniversaire de la prise du Pouvoir d’Etat par l’Afdl sous la houlette de L-D. Kabila, père de Joseph Kabila.

POURQUOI ALORS CETTE CORRUPTION !

Dans un environnement politique où tout est désormais calcul, le choix des dates est significatif. La campagne médiatique exécutée sous le couvert du GEC et de Global Witness s’est focalisée sur les dates comprises entre le 19 et le 22 juillet 2017 retenues respectivement pour la réouverture du dossier «Moïse Katumbi» à Lubumbashi et pour le conclave de la frange katumbiste de «Rassemblement», plateforme créée en Belgique l’année passée. Résultat, au cours du conclave, les participants ont exigé l’abandon des poursuites judiciaires contre l’ex-gouverneur du Katanga.

Evidemment, la campagne orchestrée avec des révélations pour lesquelles aucune occasion n’est donnée aux personnes incriminées de s’exprimer (c’est le cas d’ailleurs avec les sanctions occidentales à l’encontre des officiels congolais en charge des questions politiques et sécuritaires) a tout d’une opération conçue pour une double pression en externe et en interne. C’est du Soros, soupçonné «d’utiliser tous les moyens dont il dispose pour provoquer des alternances à son profit», dit-on de lui. Parmi ces moyens, hélas !, des ONGDH, des «think tanks», des «fondations», des «médias», des «mouvements pro-démocratie», des «universités», des «instituts de sondage», des «églises» etc. financés moins pour les principes nobles d’Etat de droit, de Démocratie et de Droits de l’homme que pour la perpétuation de la domination étrangère sur le pays.

A analyser les objectifs de la campagne anti-Kabila, il se révèle facilement que Global Witness, GEC et Bloomberg pratiquent la corruption en surfant sur les difficultés économiques et sociales que traverse le pays. Ils se savent pourtant au service des «maîtres» du marché international des matières premières des pays sous-développés, premiers et principaux responsables de la dégradation des termes de change et d’échange.

A l’opinion avisée de chercher à savoir pourquoi cette corruption, si ce n’est pour préserver les intérêts de leurs propres sponsors !

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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