A la conquête de l’Afrique, George Soros : 63 ans d’aventure, 1er faux pas en RDC !

 

  • L’homme «se définit lui-même comme un chef d’Etat sans Etat»

 

Américain d’origine hongroise, George Soros – 87 ans depuis le 12 août 2017 – passe pour l’«un des individus les plus puissants du monde». Il est dit de lui : 1. «Il a construit sa fortune en spéculant sur les devises», 2. «Il a contribué au renversement de nombreux régimes politiques», 3. «Il soutient l’islam politique et certaines mouvances d’extrême gauche violente», 4. «Il veut ‘démolir’ un Président américain démocratiquement élu» (en l’occurrence Donald Trump) et 5. «Il se pare de l’étendard de la philanthropie pour poursuivre des desseins peu avouables». Mais, il est dit également de lui : « …pour le meilleur ou pour le pire selon qu’on le soutient ou qu’on le dénonce, il a jeté son dévolu sur l’Afrique. Il y déploie un vaste système d’influence avec des ONG  internationales et locales qu’il finance, des média qui lui servent de porte-voix, des mouvements citoyens qu’il a contribué à faire éclore»…

 

L’ouvrage qui lui est consacré sous le titre «Les réseaux Soros à la conquête de l’Afrique» est l’œuvre de Stéphanie Erbs, «experte en communication et en analyse stratégique» et Vincent Barbé et Olivier Laurent, «anciens officiers de renseignement, experts en gestion des risques et en géopolitique et dirigeants de la société Adytum Security». Tous les trois détiennent un «MBA en Intelligence économique de l’Ecole de Guerre économique».

Les auteurs font constater que «Les ONG constituent un maillon essentiel dans le dispositif d’influence de George Soros et sont parfois très utiles pour diaboliser certains dirigeants politiques qu’il entend voir évincer». Dans leur ouvrage commun, ils reconnaissent avoir étudié «tout particulièrement l’action des ONG de Soros ou de celles qu’il subventionne en RDC pour tenter de déstabiliser le Président Kabila».

Sur le marché depuis mars 2017, l’ouvrage fait des vagues seulement ces temps derniers. Les auteurs disent des réseaux Soros qu’ils sont, en réalité, un «réseau au service de l’idéal américain».

«Fruit de l’héritage de la guerre froide, ce réseau américano-atlantiste qui a joué un rôle essentiel dans la déstabilisation de plusieurs régimes politiques en Europe de l’Est, et ce en lien étroit avec Soros (…) est un système rôdé qui est aujourd’hui transposé d’un continent à l’autre et répliqué, à la fois dans l’esprit mais aussi globalement dans la forme, en Afrique. Il est originellement constitué notamment par le NED, Freedom House, International Crisis Group et Human Rights Watch. S’y sont ajoutées d’autres grandes ONG internationales, soutenues financièrement par la communauté étasunienne et onusienne (…). Les connexions sont également relationnelles entre ces institutions et les ONG (…). Aux côtés de ces grandes ONG historiques, sont par ailleurs nées ces dernières années de nouvelles structures, dédiées à l’Afrique, comme l’African Progress Panel présidé par Kofi Annan», révèlent-ils.

Ils poursuivent : «En complément des ONG et autres grandes associations internationales, l’action des réseaux étasuniens en Afrique se joue aussi au niveau local, avec une grande importance attachée à la mobilisation et à la formation de la société civile. Le National Endowment for Democracy (NED) et le National Democratic Institute (NDI) financent notamment de nombreuses associations, avec pour priorités la transparence dans les processus électoraux, la professionnalisation des personnels politiques et la protection des populations marginalisées, agissant ainsi de manière très complémentaire à Soros, et subventionnant d’ailleurs parfois les mêmes associations».

Ils notent au passage : «Les Etats-Unis soutiennent également, comme Soros, des mouvements plus ouvertement engagés dans la lutte contre les gouvernements en place : en RDC, Filimbi affirme avoir été subventionné par l’USAID. Quant à Lucha, le soutien des Etats-Unis au mouvement a été affirmé par Tom Perriello, envoyé spécial des Etats-Unis pour la région des Grands Lacs, proche de Barack Obama comme de Soros».

Georges Soros, fervent soutien du camp démocrate

Dans  cet ouvrage qui mérite une large diffusion dans les cercles pensants RDCongolais (partis politiques, syndicats, églises,  ONGDH, universités et instituts supérieurs, médias etc.), on découvre notamment que  «S’appuyant sur les mouvements citoyens, les média ou encore les grandes ONG ainsi que sur un pool de proches conseillers, Soros s’est doté d’une influence aussi forte que souterraine, s’imposant ainsi en faiseur de rois – ou plutôt de Présidents» et que son action lui permet «d’établir des conditions de marché favorables à ses investissements, voire lui donne un avantage décisif dans ses opérations de spéculation».

Stéphanie Erbs, Vincent Barbé et Olivier Laurent font observer que «Sans verser dans des extrêmes consistant à considérer Soros comme un pion des Etats-Unis ou, a contrario, à le désigner comme le grand orchestrateur de la vie politique US, il n’en reste pas moins que les Etats-Unis et Soros avancent de concert sur des objectifs, politiques et économiques, sensiblement similaires, et que leur puissance s’en trouve décuplée».

A propos de ces réseaux, ils retiennent qu’en Afrique – zone d’étude de leur ouvrage – George Soros «finance donc de très nombreux supports d’information. La radio constitue un pilier de son arsenal. Il soutient ce média dans de nombreux pays (Radio Okapi en RDC, Radio Democracy…) et a même développé des réseaux radiophoniques comme par exemple West Africa Democratic Radio (WADR), un réseau ouest-africain lancé par sa fondation».

Ce n’est pas tout. Ils signalent qu’il «finance aussi de nombreuses ONG internationales qui défendent de ‘nobles causes’ : Amnesty international, Human Rights Watch, Global Witness, Transparency international…ainsi que des ONG de ‘référence’ considérées comme détentrices d’une expertise indubitable sur un sujet donné, comme International Crisis Group» et celles-ci «constituent un maillon essentiel du dispositif d’influence de Soros car leur résonance internationale et leur indépendance apparente les placent au-dessus de tout soupçon de partialité dans l’opinion publique. Elles peuvent mobiliser les opinions et les gouvernements occidentaux contre des ‘crimes’ commis par des dirigeants ‘ennemis’. Ils sont alors de facto diabolisés et affaiblis».

Ce n’est pas tout non plus. «Soros finance par ailleurs directement ou indirectement plusieurs centaines d’ONG locales qui viennent compléter son dispositif». Ce n’est pas également tout : «Il soutient et finance également des mouvements citoyens (ex: Y’en a marre au Sénégal) qui ont parfois permis le renversement de certains Chefs d’Etat. Dans notre ouvrage, nous étudions tout particulièrement l’action de ces mouvements au Burkina Faso et en République Démocratique du Congo», notent-ils.

Comme le relève le 26 avril 2017 Hubert de Langle, directeur du pôle éditions chez VA Editions, George Soros «se définit lui-même comme un chef d’Etat sans Etat» !

De là à considérer toutes les ONGDH, tous les médias, tous les mouvements pro-démocratie et tous les partis politiques dont il finance directement ou indirectement les activités comme ses sujets, il n’y a qu’un pas. Vite franchi d’ailleurs.

Connu par ailleurs comme un fervent soutien des Démocrates – il a financé la campagne électorale de Barack Obama et d’Hillary Clinton – George Soros considère que la politique extérieure américaine telle que menée par les siens favorise ses intérêts financiers. Il n’a rien donc du philanthrope désintéressé dont il projette l’image.

Finir en comme buffle enragé

En pensant refaire l’Afrique à partir de la RDCongo, où il a cru dupliquer le schéma burkinabé, le milliardaire américain assiste à une première mondiale : le réveil du géant africain !

Premier signal fort : l’unanimité de l’Union africaine pour s’opposer à l’ingérence des puissances occidentales dans les affaires du continent.

Il est bon de le rappeler pour s’en rendre compte : c’est par les ONGDH de la Galaxie Soros que les sanctions occidentales ont été prises à l’encontre des officiels congolais à la suite des événements politiques (manifestations politiques) et sécuritaires (phénomène Kamwina Nsapu).

Internationales et nationales, ces organisations se sont offertes à exécuter la sale besogne en utilisant des forces politiques et sociales principalement acquises à la cause de la plateforme «Rassemblement», principalement sa branche/Soros, entendez Limete, à laquelle s’identifient les composantes comme l’Udps, le G7 et autres l’AR, en plus de Lucha, Filimbi, Asadho, Acaj, Aeta, Compte à rebours, Chemin de la paix, Cocorico, Idgpa, Il est temps, Merou, Feso, Ujscc, Remed, Vsv, Anm, Forum,  Michée et Idel…

Bien qu’elle soit un pays, la RDCongo a pour l’heure tout d’un David devant un certain Goliath incarné par Soros. A défaut de mourir d’une fronde comme David de la Bible, Soros pourrait bien finir en buffle enragé, ne sachant comme évacuer de sa narine l’abeille, voire la mouche qui l’aura attaqué.

Son aventure en terre congolaise pourrait donc se révéler un faux pas.

Le dernier de sa carrière commencée en 1954 dans une maison de courtage de la City de Londres. Cela fait tout de même 63 ans qu’il est dans des coups tordus !

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s