Mise de la RDC sous tutelle de l’Onu. Le G7 en pleine exécution du Plan Soros !

 

  • «Le G7 exigera que la CENI organise les élections sous la supervision des Nations Unies étant donné qu’il n’y aura aucune institution légitime…», a annoncé le 20 juin 2017 Pierre Lumbi lorsqu’il s’est prononcé pour des élections sans Kabila…

 

  • Les Katumbistes se doivent d’aller jusqu’au bout de la logique, car on ne voit pas comment pourraient-ils confier à l’Onu la tenue des élections sans lui reconnaître le pouvoir de garantir la sécurité des Institutions et, par ricochet, celle de la population congolaise !

 

 Mercredi 9 août 2017. Sur «Top Congo Fm», Christophe Lutundula ne crée pas l’événement lorsqu’il réitère l’exigence de son groupe d’impliquer les Nations Unies dans les étapes comprises allant de la publication du calendrier électoral à l’investiture du Président de la République élu, en l’occurrence le déploiement du matériel électoral, la sécurisation de la campagne électorale et la certification des résultats électoraux. L’événement est plutôt la banalisation de cette prestation dans les médias proches du G7 en particulier, de «Rassop/Limete» en général. Ni le 9, ni le 10 août 2017 elle n’a été relayée. Preuve, si besoin est, d’une initiative embarrassante pour l’Onu, les puissances occidentales et, naturellement, la Galaxie Soros…

 

Et pour cause ! Ce que Christophe Lutundula a fait, ce n’est rien d’autre que répéter, presque mot à mot, la proposition d’International crisis group (Icg), l’une des ONG financées par Georges Soros.

Intitulé «Congo, l’alternance démocratique est-elle possible ?», le Rapport n°225 du 5 mai 2015 cette ONG de droit belge compte 19 recommandations. La dernière est ainsi formulée : «Evaluer et vérifier les avancées dans le processus électoral, comme prévu par la résolution 2211 du Conseil de sécurité, et suspendre le soutien au processus électoral et aux forces de sécurité congolaises si le président et le gouvernement continuent de tergiverser sur le respect de la limite de deux mandats ».

Mais, la partie la plus intéressante de la recommandation est cette phrase : «En cas d’importants retards et de violation flagrante du principe des deux mandats, revoir l’aide publique au développement et envisager la révision du mandat de la Monusco».

Il est indiqué de rappeler qu’à l’époque, l’ONG avait pour analyste senior un certain Jason Stearns, directeur actuel du «Groupe d’Etude du Congo» (GEC), co-auteur avec l’agence financière américaine Bloomberg du fameux rapport «Les richesses du président» qui vient de défrayer la chronique politique, mais aussi du non moins fameux sondage, réalisé en mai dernier avec le concours de l’Université de New York et de l’officine Berci, donnant Moïse Katumbi vainqueur avec 88 % d’opinion favorable dans le camp de l’Opposition et laissant aux autres présidentiables (Félix Tshilombo Tshisekedi, Martin Fayulu etc.) 12 %.

Le décor est aujourd’hui replanté

A la suite de la publication du rapport d’Icg en 2015, des interrogations avaient été soulevées sur le sens à donner certes à la révision de l’aide publique au développement, mais surtout à la révision envisageable du mandat de la Monusco.

Pour autant qu’elle soit effectivement de droit belge, cette ONG est censée savoir que c’est avec la suspension de la coopération structurelle sous Mobutu que la transition 1990-1997 avait sérieusement affaibli le Zaïre aux plans politique, économique et social. Le plan politique intègre les aspects sécuritaires.

Le décor est aujourd’hui comme replanté : la diabolisation du Pouvoir bat son plein avec la même machine médiatique alimentée par la frange radicale de l’Opposition,  l’économie est exsangue, le roi dollar dérègle les fondamentaux macroéconomiques, les grèves se font concurrence, les « journées vile-morte » sont relancées.

En 1996, une petite rébellion descendue des collines de Lemera, dans le Sud-Kivu, avait raison de l’appareil sécuritaire zaïrois en presqu’un semestre.

Si une force onusienne avait été déployée à l’époque, assurément le Zaïre serait mis sous tutelle de l’Onu.

Suggérer aujourd’hui la révision du mandat de la Monusco – dont le bilan de son déploiement depuis une vingtaine d’années est pourtant mitigé alors que la communauté internationale a dépensé près d’une vingtaine de milliards de Usd pour son fonctionnement – incite à croire au schéma de mise sous tutelle au cas où les élections ne sont pas tenues à bonne date, c’est-à-dire «dès que techniquement possible», pour paraphraser l’Administration américaine.

La connexion «Galaxie Soros-G7» fonctionne…

Pour peu qu’on ait une lecture pragmatique des enjeux, on se rend bien compte que le G7 a systématiquement bloqué tous les schémas de gestion – par voie négociée – de la période préélectorale et électorale qu’auront été tour à tour les pourparlers Mp-Udps (Venise, Ibiza, Paris, Bruxelles), le Dialogue de la Cité de l’Union africaine et le «Dialogue» du centre interdiocésain. Ceci de un.

De deux, le G7 n’a donné aucune consigne à sa base pour les opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs démarrées par Gbadolite le 31 juillet 2016. Il a plutôt managé les manifestations de septembre 2016 en réclamant de la Céni l’impossible, à savoir la convocation du corps électoral. D’ailleurs, Pierre Lumbi a attendu la 29 juillet 2017 pour se faire enrôler comme juste pour la forme…

Au contraire, le G7 a choisi cette période pour aider «Galaxie Soros» à multiplier la publication des rapports diabolisant le Président Joseph Kabila, sa famille politique et sa famille biologique. En 48 heures, les ONG financées par ce milliardaire américain ont fait la Une des médias occidentaux avec des titres «L’empire du frère du Président», «Les richesses du Président. Entreprise familiale des Kabila» et «Distributeur Automatique de Billets du Régime». Ni ces ONG, ni ces médias n’ont jugé utile d’approcher les personnes physiques et morales incriminées. D’ailleurs, le 25 mai 2017, José Endundo, membre du G7, a annoncé l’hécatombe. «…Arrêtez de rêver. La grande casse arrive. L’heure de vérité approche. Le moment de la lucidité est là. Anticipez si vous avez des choses ou des personnes à protéger. Il est minuit docteur…il se fait tard», a-t-il déclaré.

Tout ce qu’on sait, c’est que depuis, le G7 saisit toutes les occasions à sa portée pour accentuer la pression via la diabolisation. La dernière en date est la déclaration issue de la réunion de Bruxelles le 5 août 2017.  Y ont pris part les forces politiques et sociales membres de «Rassemblement/Limete» mais acquises à la candidature de Moïse Katumbi.

Il va sans dire que la connexion «Galaxie Soros-G7» fonctionne…

Reste maintenant à savoir pour quels plans !

Devenir le futur Moïse Tchombe du futur Katanga

Si le plan A est évidemment le processus électoral – sur lequel pèsent encore de sérieuses hypothèses dans la mesure où rien de concret n’est jusque-là décidé pour la tenue ou non des élections au plus tard le 31 décembre 2016 – le plan B ne pourrait s’envisager qu’en termes de neutralisation des parties prenantes.

Dans cette éventualité, le G7 se sait le principal perdant, à la différence du grand perdant qu’est la Mp. A ce jour, le G7 ressemble à un adversaire essoufflé face à une Mp se révélant plus coriace qu’il ne le pensait. Tous les coups – permis comme non permis – donnés à Joseph Kabila et aux siens sont en train de l’épuiser financièrement, intellectuellement et moralement.

Pressentant le K.O. final, il lui reste une ressource. Une seule : faire mettre la RDC sous tutelle de l’Onu, c’est-à-dire exécuter le Plan Soros qui n’est rien d’autre que celui des partis politiques, des gouvernements, multinationales, des think tanks, des ONG et des médias occidentaux convaincus de la thèse selon laquelle le Congo est trop grand pour être gouverné à partir de Kinshasa.

Dans cette logique, Moïse Katumbi, conscient d’avoir moins de chance d’être élu président de la République Démocratique du Congo, serait bien tenté de devenir le futur Moïse Tchombe du futur Katanga. Georges Soros, dont l’intérêt pour l’Afrique est focalisé d’abord sur les mines, ne s’embarrasserait pas de scrupules pour l’y aider.

Après tout, tout analyste averti sait qu’une RDCongo mise sous tutelle de l’Onu même pour des raisons électorales pourrait ne pas garder la même configuration une fois le nouveau mandat terminé.

En définitive, c’est à des personnes morales et physiques congolaises de «Galaxie Soros» à s’interpeller sur l’objectif réel de la voie dans laquelle le G7 les engage.

Intitulé «LES RESEAUX SOROS A LA CONQUETE DE L’AFRIQUE», sous-intitulé «Les réseaux d’influence à la conquête du monde» et paru dans la collection «Guerre de l’Information» dirigée par Christian Harbulot, l’ouvrage triplement signé Stéphanie Erbs, Vincent Barbe et Olivier Laurent les identifie…

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

PROCHAINEMENT

Les Congolais de la Galaxie Soros !

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