EDITORIAL. Acaj à Nogec : «Gamins, taisez-vous !»

Mettons-nous d’emblée d’accord : le titre d’a rien d’insultant. Nous l’empruntons de feu Albert Kalonji Ditungwa, deuxième sécessionniste après Moïse Tshombe. Celui-ci avait suscité la sécession katangaise le 11 juillet et celui-là la sécession sud-kasaïenne le 9 août 1960, piégeant ainsi les premiers pas du Congo proclamé indépendant le 30 juin 1960.

1992. Conférence nationale souveraine (Cns). L’heure est au grand déballage. Le Zaïre retient son souffle lorsque le Mulopwe prend la parole. Les honorables conseillers commettent le péché de ne pas suivre religieusement son intervention. On ne saura peut-être jamais ce qui s’était réellement passé pour entendre le ton monter dans la salle des congrès du Palais du Peuple, mais se sentant comme outragé, le «roi Albert» tonne dans son micro et lance à la cantonade : «Gamins, taisez-vous !».

Choqué, l’auditoire va l’empêcher de poursuivre sa communication. Tout un pan entier de l’histoire du pays se refermera sur lui-même.

25 ans après, ce terme peut s’employer à la suite la réaction de Georges Kapiamba de l’ONGDH «Acaj» réputée katumbiste à l’initiative de Nogec de saisir le Pgr République pour l’ouverture d’une enquête sur le mode de financement de Filimbi, Lucha, G7, Acaj etc.

Evidemment, l’initiative est motivée par les informations livrées par Stéphanie Erbs, Vincent Barbé et Olivier Laurent dans leur ouvrage commun intitulé «Les réseaux Soros à la conquête de l’Afrique».

Pour Georges Kapiamba, Nogec roule pour la Mp. Alors qu’on l’attend sur le terrain de l’information publique de façon à admettre ou à réfuter les allégations sur le financement de son organisation par George Soros, l’intéressé dit plutôt ne rien cacher. Il suffit à n’importe qui de le contacter en ses bureaux !

Comme il fallait donc s’y attendre, l’Acaj rappelle à Nogec les dossiers «Panama Papers», «Passeport biométrique», «Global Witness» etc.

C’est comme si elle lui disait «Tu me tiens, je te tiens» !

Ce n’est ni plus ni moins que du chantage.

Pourtant, Nogec ne fait que se référer aux informations contenues dans cet ouvrage. Effectivement,  y est livrée la liste des ONG participant «à un véritable encerclement du pouvoir en place» en RDCongo. Il s’agit notamment de Human Rights Watch, International crisis group, Amnesty international, Groupe d’Etude du Congo, Global Witness, «Journalistes en Danger», «Africa Freedom of Information Centre», « Reporters Sans Frontières », «International Freedom of Expression Exchange (IFEX) » etc.

En page 53, on découvre même ce passage édifiant, s’agissant de l’Opposition et des Médias : «Ces mouvements d’opposition congolais sont soutenus par une dynamique générale entretenue par des medias proches de Soros. Ainsi, Radio Okapi, clairement anti-Kabila, est-elle soutenue par la Fondation Hirondelle, dont OSF est partenaire en matière de conception des opérations et de financement (…) En parallèle, à l’international, le Monde Afrique, dont l’un des partenaires n’est autre qu’OSIWA, relate la crise congolaise en RDC. Faisant la part belle aux mouvements citoyens, le traitement de l’information semble dénoter un parti pris plutôt favorable à l’opposition».

La réaction normale de Georges Kapiamba devrait être de s’appliquer le principe « Publiez ce que vous payez » édicté par Soros ! En clair, la publication des états financiers.

Après tout, tout le monde sait que cette ONGDH – devenue plus puissante que l’Asadho et Vsv réunies – et à l’instar des organisations similaires – dépense beaucoup d’argent en termes de communication. Preuve, si besoin est, qu’elle doit avoir une source de financement puisqu’elle ne vend rien !

On peut tout dire, mais elle n’a rien de fortuit, l’émergence subite, aux côtés des mouvements pro-démocratie Lucha et Filimbi dont les accointances avec les milieux occidentaux sont désormais un secret de polichinelle, des sœurettes comme «Compte à rebours», «Chemin de la paix», «Cocorico», «Idgpa», «Il est temps», «Merou», «Feso», «Ujscc», «Remed», «Anm», «Forum»,  «Michée» et autres «Idel».

On le sait : rien que pour cette année 2017, Soros consacre 70 millions de dollars américains à l’Afrique pour son projet commencé avec la chute du Président Wade au Sénégal grâce au mouvement pro-démocratie «Y en a marre» et poursuivi avec la chute de Blaise Compaoré à la faveur du soulèvement burkinabé grâce au «Balai Citoyen».

Manifestatement, la tentative de duplication en RDCongo se butte à une résistance inattendue.

Forte est alors la tentation de dire : «Nogec, lève-toi et marche !», lisez «Lève-toi et résiste».

Notons qu’il n’y a rien de blasphématoire dans cet ordre.

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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