EDITORIAL. Papa, Président élu ; Fils, honorable invalidé !

Recommandation première : lisez avant de dégainer !

Papa, c’est naturellement Etienne Tshisekedi.

Fils, c’est évidemment Félix Antoine Tshilombo.

Scoop dominical : Fatshi ne veut plus s’afficher Tshisekedi. Il le fait de la manière la plus claire qui soit : l’en-tête de sa nouvelle équipe est «CABINET DE L’HONORABLE FELIX A. TSHILOMBO». De l’Udps n’est retenu que le slogan «LE PEUPLE D’ABORD». Aucun autre insigne du logo n’y est repris, encore mois le mot d’ordre «Le peuple vaincra» ! (Lire chronique intitulée : «Félix renonce au post-nom Tshisekedi !»)

***

Du 23 décembre 2011 (date de son auto-investiture en qualité de président de la République élu) au 1er février 2017 (date de son décès), Etienne Tshisekedi wa Mulumba signait sa correspondance «Président de la République Elu».

Dans leurs propos, les siens lui reconnaissaient cette qualité sans se préoccuper cependant des contradictions qui se constatent pourtant dans la réponse du lider maximo sur Rfi un certain 10 décembre 2011.

Effectivement, à la demande qui lui avait été faite de réagir à l’annonce, par la Céni, de la victoire de Joseph Kabila, il avait répondu : «C’est une provocation que nous rejetons avec force. Il n’y a aucun doute que c’est moi qui suis élu. Nous avons des procès-verbaux que mon parti qui est installé sur l’ensemble du pays a compilés. C’est moi qui suis de loin, de loin d’ailleurs vainqueur de ces élections. Dans les 75 % ! ». Et à l’observation de Rfi surprise tout de même de la réponse, il avait précisé : «Contre 28, 27 ou 30 % de Kabila. C’est moi qui suis élu».

L’opinion tshisekediste feindra de ne pas savoir que 75 % + 28 % font 103 % ! Ou encore 75 % + 27 % font 102 %. Ou encore 75 % + 30 % font 105 % !

D’autres pro-Tshisekedi vont avancer des résultats compris entre 54 % et 56 % !

Ce débat n’a plus de sens, maintenant que l’intéressé a réalisé son rêve véritable : mourir opposant.

Etienne Tshisekedi wa Mulumba est excusable.

***

Mais que Félix Antoine Tshisekedi, pardon Tshilombo revendique en 2017 sa qualité d’honorable, là c’est vraiment le bouquet.

Et pour cause !

Elu député national en 2011 dans la circonscription de Kabeya Kamwanga – territoire d’origine de son père – Fatshi n’a jamais obtenu son investiture à l’Assemblée nationale. Cependant, tout en n’y siégeant pas, il ne s’est pas gêné de percevoir des émoluments et autres avantages prévus pour le parlementaire dans la loi de finances. D’ailleurs, pour y accéder facilement, il a délivré une procuration en bonne et due forme à son ami Samy Badibanga dont il contestera la nomination à la primature en octobre 2016. Et cela a duré  jusqu’à l’invalidation de son mandat pour absence non justifiée au nombre de plénières déterminé dans le règlement intérieur de la Chambre basse.

Il a préféré obéir à la consigne de Papa.

En toute logique, il n’a pas droit au titre d’honorable.

Déjà, il a déshonoré ses électeurs de Kabeya Kamwanga du fait d’avoir renoncé au mandat qu’ils lui ont donné sans leur fournir la moindre explication.

Pis, dans le cadre de la refonde totale en cours du fichier électoral cautionnée au demeurant dans l’Accord du 31 décembre 2017, Fatshi n’a même pas jugé utile d’y rentrer pour prendre sa carte d’électeur.

Entre-temps, après avoir mis dans la tête du «Peuple D’Abord» sa propre logique selon laquelle les institutions à mandat électif sont illégitimes et illégales, le voilà s’attribuer la qualité d’honorable, et cela à cette période où tout le monde est selon lui «hors mandat».

C’est comme s’il n’y a désormais que lui à détenir le mandat populaire !

Son drame se comprend : à part Pierre Lumbi et José Endundo (qui ont droit au titre d’Excellence pour avoir été ministres), tous les grands acteurs de «Rassemblement/Limete» sont soit députés nationaux (Lutundula, Kamitatu, Sessanga, Fayulu, Mwando, Vuemba, Banza, Diongo) soit députés provinciaux (Katumbi, Kyungu…).

C’est ici que surgit le problème pour la frange politique de la famille biologique Tshisekedi.

De 1960 à 2017, soit 57 ans durant, le père a été de tous les combats prétendument bons pour le pays alors qu’en réalité ils n’ont été que de mauvais combats.

Et voilà que depuis une vingtaine d’années qu’il a été à ses côtés, le fils est de tous les prétendument bons combats pendant qu’ils se révèlent finalement mauvais.

Maintenant qu’il est seul, et qu’il se défait du post-nom Tshisekedi, comment ne pas s’attendre au pire ? C’est juste un constat…

Maintenant, vous pouvez dégainer !

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

www.congo30juin.com

Facbebook : Omer Nsongo

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