EDITORIAL. L’ombre du Chef de l’Etat redoutée à l’Onu !

Ils ont fait le déplacement de New York pour «assister» à la 72ème assemblée générale ordinaire des Nations Unies qui s’ouvre traditionnellement en septembre de chaque année. Cette fois, c’est le 19 septembre 2017.

Cette session est la plus grande concentration des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la planète car l’Onu, c’est 193 Etats et organisations membres.

C’est donc une aubaine pour passer le message, mais surtout dans les couloirs réputés très actifs dans la diplomatie parallèle.

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Signataires de l’Accord du 31 décembre 2016 consacré unilatéralement instrument international, les membres de ce qui reste de «Rassemblement » – entendez l’aile Fatshi-Lumbi managée par Katumbi et ceux de la médiation Cenco – s’y retrouvent pour faire valoir leurs arguments.

Bien entendu, bon nombre croisent les doigts pour ne pas y croiser même en image Joseph Kabila. Ils ne souhaitent pas voir le Président de la République à New York. D’où la campagne politique, diplomatique et médiatique déclenchée en ce mois de septembre.

Premier à donner le go, on s’en doute, Moïse Katumbi. Dans une interview à «New York Times» le 6 septembre 2017, il déclare : «Je sais qu’il va venir à l’ONU et prononcer son discours. Il va venir à mentir». Au fait, il porte aux Nations Unies l’idée d’une «Transition Sans Kabila» fortement médiatisée par Félix Tshilombo, formalisée par Sindika Dokolo à Paris, mais en réalité initiée par une obscure structure de la Diaspora dénommée «Coalition des Congolais pour la Transition».

Dans sa déclaration du 1er septembre dernier, Rassop/Limete a réaffirmé sa volonté de voir «en tout état de cause, qu’il y ait élections ou pas, Monsieur Kabila quitter le pouvoir de fait qu’il exerce au plus tard le 31 décembre de cette année».

Comment s’y prendre ?

La réponse est la campagne menée en international par des anti-Kabila désormais notoires. Les preuves sont éloquentes.

Cas, pour les professionnels des médias, de Sonia Rolley qui vient avec sa propre enquête sur les événements du Kasaï comme pour disqualifier la justice congolaise et l’équipe d’experts onusienne. «Des enquêteurs mandatés par l’ONU ont conclu à une version similaire de celle de la justice militaire congolaise en charge du dossier. Mais six mois après cette exécution, un crime inédit au Congo, RFI publie une enquête exclusive qui met en doute la version officielle et suggère la piste d’un guet-apens», écrit-elle le 13 septembre 2017.

Cas, pour les confessions religieuses, du nonce apostolique qui, dans une interview à Radio Okapi diffusée le même jour, a relevé que «L’Etat [congolais] a une tradition d’Etat prédateur de son peuple» ! Les médias se sont limités à isoler cette phrase alors que Mgr Montemayor a déclaré dans le même paragraphe : «Pour une chose concrète, pourquoi le pape a parlé plus que la classe dirigeante Kasaïenne sur le problème du Kasaï ? Pourquoi le pape doit appeler à sauver les enfants, alors que je n’ai pas senti la classe dirigeante Kasaïenne de n’importe quel parti s’engager dans un cri qui pouvait mobiliser la solidarité du Congolais qui s’est mobilisé pour les autres crises du pays ? Ça nous étonne».

Cas, pour les géo-stratèges, de l’analyste Marc-André Lagrange de l’Ifri (Institut français des relations internationales) qui, dans une interview à l’édition «Le Monde-Afrique» publiée le 12 septembre 2017, s’est permis l’énormité d’affirmer que l’opposition de Jean Prince Mpandi (Kamwina Nsapu) «au gouvernement se place dans un rejet de ce redécoupage des pouvoirs locaux», redécoupage consécutif à la réforme des provinces congolaises «initiée en 2015 par le ministre de l’intérieur de l’époque, Evariste Boshab», écrit-il. Ainsi, cet analyste ne sait même pas que l’installation des nouvelles provinces est prévue dans la Constitution.

Cas, pour les défenseurs des Droits de l’homme, du Haut-Commissaire Zeid Ra’ad qui, dans son discours d’ouverture de la 36ème session de la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies à Genève, a regretté le 11 septembre «le peu de progrès notés en direction de la future élection présidentielle, mais aussi des violences intercommunautaires répertoriées dans plusieurs régions du pays, notamment dans la province du Tanganyika, dans les Kasaï et au Kivu». Même à son niveau se pratique la lecture partielle et partiale de l’Accord du 31 décembre 2016 prévoyant dans une séquence unique la présidentielle, les législatives nationales et les provinciales.

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Curieusement, personne n’accorde l’attention nécessité par la tenue de la conférence de Kananga dont les travaux proprement dits démarrent ce 19 septembre 2017.

C’est à croire que pour eux, la solution durable recherchée par les autorités congolaises pour la paix, la réconciliation et le développement dans le Grand Kasaï dérange plutôt leurs plans.

En vérité, toutes ces manœuvres n’ont qu’un but : discréditer le Chef de l’Etat, l’empêcher de se rendre à l’Onu et, de ce fait, rendre inaudible l’écho de clarification redouté de ses prestations.

Or, le monde a besoin de l’entendre, lui Joseph Kabila Kabange.

Et lui seul.

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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