Septembre 2017 : New York ou la grosse distraction de «Rassop/L» !

 

  • Démonstration faite en six points : badge, réunion d’évaluation de l’Accord de la Saint Sylvestre, mobilisation des combattants, Kabund dans un restaurant à Manhattan, Soros et Cohen chez Kabila, Fatshi à l’Université John Hokpins…

 

 Ouverte le 19 pour être clôturée le 26 septembre 2017, la 72ème assemblée générale de l’Onu tenue comme de tradition à New York a été l’occasion pour «Rassemblement/Limete» de mener une action de grande envergure avec comme objectif la discréditation du Président Joseph Kabila et de sa famille politique au plan international. A dire vrai, le trio «Katumbi-Fatshi-Kabund» a raté son rdv avec l’histoire. Si, du reste, à Bruxelles où elle était en séjour, la Cenco en est venue à demander expressément à l’Union européenne à «harmoniser leurs prises de position vis-à-vis du gouvernement congolais en exigeant l’organisation des élections conformément à l’esprit de l’Accord du 31 décembre 2016» sans cependant insister sur la lettre, c’est bien la preuve qu’entre cette date-là et le 26 septembre 2017, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Et la vérité a lentement mais sûrement rattrapé le mensonge. Mieux les mensonges. Et pour cause !

 

Premier mensonge : badge

Pour entrer dans les installations hautement sécurisées des Nations Unies, il faut se munir d’un badge. Il n’y a pas d’exception. Lorsque, début septembre, ils ont annoncé  leur participation à la 72ème assemblée générale ordinaire de l’Onu, Moïse Katumbi, Félix Antoine Tshilombo et Jean-Marc Kabund wa Kabund se savaient dans l’obligation d’obtenir le badge selon les critères requis. Or, ils n’y ont pas eu accès.

N’y ayant pas eu accès, la question est savoir pourquoi n’y ont-ils pas eu droit dès lors qu’ils ont effectué ce déplacement à l’insu, mieux en défi du Gouvernement dès lors que les Nations Unies reconnaissent d’abord des Etats.

On peut supposer que le lobbying occidental qui sponsorise «Rassop/Limete» n’a pas réussi son «coup» d’introduire ses filleuls dans la cour des grands…

 

Deuxième : réunion d’évaluation de l’Accord de la Saint Sylvestre

Conséquence logique : les délégués de «Rassop/Limete» n’ont pas pris part à la réunion d’évaluation de l’Accord du 31 décembre 2016. N’y ont participé que les délégués officielles des pays et des institutions membres du GIC (Groupe international de contact) sur la région des Grands Lacs : Belgique, Suède, France, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Allemagne, Etats-Unis, Angola, Afrique du Sud, Onu et Ue. La délégation de la RDcongo comprenant l’équipe diplomatique du cabinet du Président de la République et du Gouvernement ainsi que les délégués de la Céni a été conduite par le VPM Léonard She Okitundu.

La délégation de «Rassop/Limete» n’y étant pas admise, la manipulation aura consisté de sa part à faire croire à son opinion qu’à l’Onu, le Gouvernement a été mis devant le fait accompli, à savoir entériner le principe de l’organisation des élections au plus tard le 31 décembre 2017. Il ressort pourtant des indiscrétions corroborées par certaines sources qu’au cours de la séance d’évaluation, la délégation de la Sadc a démontré de façon méthodique et rationnelle l’impossibilité de tenir les élections dans les délais fixés dans l’Accord de la Saint Sylvestre. Appelée à réagir, la délégation de la Belgique pro-Rassop/L s’est contentée d’en prendre acte. D’où l’échec du sponsoring.

 

Troisième mensonge : mobilisation des combattants

Au fait, cet échec était inscrit dans la programmation des manifestations anti-Kabila. La veille du départ du Président Joseph Kabila pour New York, une vidéo de mobilisation a été mise en ligne sur les réseaux sociaux : un combattant s’est chargé de mobiliser la diaspora congolaise pour s’en prendre à la délégation officielle, surtout à la sécurité. Un montage digne des professionnels a même était fait à ce propos.

Seulement voilà : si à Bruxelles ou à Paris, les voies de fait contre des officiels sont tolérées, cela n’est pas le cas aux Etats-Unis. Tout Congolais de la Diaspora aux Etats-Unis sait que toute bagarre, et encore dans la rue, avec un membre d’une délégation officielle se termine généralement par des sanctions à son égard. Or, aucun membre de la Diaspora n’est candidat à l’emprisonnement ou à l’expulsion pour cause de voie de fait sur la voie publique.

Alors, malgré les appels à mobilisation, tout Congolais des Etats-Unis redoute toute sanction pour laquelle Katumbi,  Fatshi et Kabund ne lui seront d’aucun secours.

Le 23 septembre 2017, un double constat a été fait. A 9 heures, sur l’espace réservé aux manifestants tout près de l’Onu, les manifestants étaient absents. Sinon, ils auraient posté sur des réseaux sociaux les images photo ou vidéo de leur mobilisation. Mieux, le même jour, cette fois devant l’hôtel Lotto New York Palace où étaient logés le Chef de l’Etat et sa suite, à peine une vingtaine de combattants ont manifesté. S’ils étaient réellement nombreux, ils auraient favorisé une diffusion virale de leur exploit…

 

Quatrième mensonge : Marc Kabund dans un restaurant de Manhattan

D’ailleurs, le jour de l’arrivée de Joseph Kabila à New York, plusieurs membres de la délégation officielle ont aperçu Jean-Marc Kabund en train de se gaver dans un fastfood new-yorkais tout de près de Manhattan.

C’est déjà curieux que les seules photos du séjour américain des membres de «Rassop/L» aient été celles autour d’un repas : Fatshi et Mwamba à table avec Reynders, Fatshi à table avec Mike Mukebayi.

De New York, on n’a encore vu une seule photo de Katumbi, de Fatshi ou de Kabund avec un officiel de l’Onu, des Etats-Unis, de la Belgique ou de la France. Curieux !

 

Cinquième mensonge : Soros et Cohen

Même si des photos officielles n’existent pas, au moins une chose est vraie : Joseph Kabila a échangé avec deux américains réputés proches de «Rassop/Limete» : Herman Cohen le 22 et Georges Soros le 23 septembre 2017.

Du second, «Rassop/L», par la voix d’Honoré Mvula, retient ceci : «Herman J. Cohen, ancien ‘Monsieur Afrique’ de George Bush père, plusieurs fois ambassadeur en Afrique et officiel américain en RDC, affirme être ‘deçu’ après sa rencontre avec le président Joseph Kabila le week-end dernier à New York. ‘J’ai rencontré Kabila le jeudi dernier à sa demande. Il a refusé de me donner une assurance qu’il ne va pas se présenter à nouveau. Grande déception’, explique le diplomate américain sur son compte Twitter».

Du premier, Abraham Luakabwanga retient ceci : «George Soros à Kabila hier : ‘ça me prendra 2h pour mettre le chaos dans votre pays, mais je n’ai voulu le faire puisque je pense que les congolais sont assez matures pour revendiquer eux-mêmes leurs droits. Donc dites à vos hommes d’arrêter de salir mon nom’ source Jhonadan Soros (fils)».

Dans la rubrique «Amusons-nous un peu» et sous le titre «Abraham Luakabwanga rapporte les menaces de Georges Soros à Kabila», nous notons : «Oui, la personne qui porte ‘à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale’ cette information semble se réjouir de la menace du milliardaire américain de mettre K.O. non pas Joseph Kabila et sa famille politique, mais le chaos dans le pays dont son leader veut prendre la direction, et pour ce faire deux petites heures suffisent. Or, il est censé savoir qu’un chaos généralisé en RDCongo à cette période précise sonnera bien le glas pour l’unité nationale…». Félix Antoine Tshilombo s’inspirerait-il de Jules César qu’on ne serait pas étonné au regard de la composition mono-ethnique de son cabinet. «J’aimerais mieux être le premier dans un village, que le second à Rome« , avait déclaré le romain le plus connu du monde.

Quant à Honoré Mvula, il a le malheur de tomber dans le piège de plus en plus vieillissant de la thèse selon laquelle il revient au Président de la République de fixer la date des élections. Tout «congologue» d’Amérique ou d’Europe le sait : cette charge revient exclusivement à la Centrale électorale.

 

Sixième mensonge : Félix-Antoine Tshilombo à l’Université John Hokpins

Pendant que la Diaspora américaine l’attendait à New York, le fils biologique et politique d’Etienne Tshisekedi s’est plutôt rendu à l’Université John Hokpins de Washington où il a développé sa stratégie d’une «TSK» (Transition Sans Kabila).

A l’analyse de son discours, il se fait un double constat : primo, l’orateur ne dit rien du sort de la Constitution actuelle (d’ailleurs, il avait voté contre pendant le référendum de 2005) et, secundo, il ne développe un programme de gouvernement, cela  à trois mois de l’échéance du 31 décembre 2017.

Au contraire : en projetant la «TSK»,  il fournit la preuve qu’il est convaincu de la non-tenue des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales en une ou en plusieurs séquences.

Bref, New York n’aura été pour « Rassop/L » qu’une grosse distraction !

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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