AMUSONS-NOUS UN PEU… Ainsi, «Rassemblement» est aussi un instrument international !

Pour avoir fait intégrer l’Accord du 31 décembre 2016 dans la Résolution n° 2348 (2017) du Conseil de sécurité de l’Onu, «Rassemblement» nous rebat les oreilles en présentant ce document en instrument international.

Dans toutes les interventions depuis fin mars 2017, les membres de cette plateforme ressasse cet argument à tout bout de champ.

Ainsi, dans son discours à l’occasion de la célébration du 1er anniversaire de la création de «Rassemblement», Félix Antoine Tshilombo a rappelé la transformation, par le Conseil de sécurité de l’Onu, de «l’Accord de la Saint Sylvestre en un instrument international».

Si on cautionne cette logique, cela signifie aussi que le Dialogue préconisé par le même Conseil de sécurité dans ses Résolutions 2277, 2211 et 2198 en est également un.

Or, il a été constaté que «Rassemblement» avait dit NIET à un instrument international pour lequel, dans sa Résolution 2277, l’organe suprême des Nations Unies avait tour à tour souligné au point 10 «l’importance d’un dialogue véritable pour que les élections présidentielle et législatives soient pacifiques, crédibles et conformes à la Constitution »,  appuyé «la décision prise par l’Union africaine d’engager des consultations sur ce dialogue », demandé «instamment à toutes les parties prenantes nationales de coopérer avec l’Union africaine à cet égard » et prié «le Secrétaire général de fournir un appui politique à ces efforts, conformément à la présente résolution, notamment en usant de ses bons offices».

Que dire alors de cette plateforme, elle-même, dès lors que les Actes de sa création à Bruxelles-Genval avaient été remis en priorité au Vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders, et encore au Palais Egmont, avec drapeaux de la Belgique et de l’Union européenne mis en évidence ?

Réponse devinable : «Rassemblement» est également un instrument international !

En attendant, on est en droit de se demander de quelle équité procède, d’un côté, le fait pour «Rassemblement» de boycotter au vu et au su de tout le monde le Dialogue pourtant inscrit dans les Résolutions du Conseil de sécurité sans subir la moindre sanction de la part de la communauté internationale et, de l’autre, le fait pour le Gouvernement de s’appliquer bon an mal an l’Accord de la Saint Sylvestre inscrit dans la Résolution 2348 et se voir menacé constamment de sanctions !

On finirait bien par déduire qu’en RDCongo se déroule une «drôle de guerre» avec pour belligérants clairement identifiés l’instrument international «Rassemblement» et l’Etat congolais !

 

André-Claudel Lubaya qualifie d’aventuriers les délégués de l’Union africaine en séjour à Kinshasa !

«Comme en 2016, les aventuriers de l’UA sont à Kinshasa pour arracher un sursis en faveur de Kabila. Pas question, le peuple n’est plus dupe», a déclaré cet acteur politique, ses propos étant repris par Jeff Kaleb Hobiang pour le compte du website 7sur7.cd.

Membre justement de l’instrument international «Rassemblement», André-Claudel Lubaya, mis sur la scène par Mzee Laurent-Désiré Kabila en qualité de gouverneur du Kasaï Occidental en 1999 avec pour seul mérite d’être le fils d’un lumumbiste et gardé en poste par Joseph Kabila jusqu’à son relèvement de ses fonctions en 2006, a basculé dans l’Opposition en se rapprochant de Vital Kamerhe, président de l’Unc.

S’étant séparé de ce dernier en 2016, il a rejoint «Rassemblement» en montant son propre parti curieusement dénommé «Union Démocratique Africaine» ! C’est-à-dire «Union Démocratique des Aventuriers» !

Pourtant, avec l’Uda, il a l’ambition légitime de devenir Président de la République. Et s’il est élu, il va devoir siéger à des sommets de l’Union africaine aux côtés des «Aventuriers».

Qui alors, en définitive, est le vrai aventurier ?

Au fait, si André-Claudel Lubaya en arrive-là, c’est parce qu’il croit plus à l’européen et à l’américain blanc qu’à l’africain noir.

Or, son électorat est noir…

Comment s’empêcher dès cet instant de le soupçonner de se servir du vote noir pour défendre l’ordre blanc ?

Dire que son père, André-Guillaume Lubaya Ntalaja, assassiné le 2 mai 1968 sous le régime Mobutu à l’époque d’un tout-puissant ministre de l’Intérieur nommé Etienne Tshisekedi devenu 48 ans après président du Conseil des Sages de l’instrument international « Rassemblement », fut, lui, un grand panafricaniste !

 

NDL

@omernsongo

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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