Calendrier électoral. «+ 504 jours» : 16 Opposants à interpeller !

 

  • Il s’agit de Félix Tshilombo, Valentin Mubake, Christophe Lutundula, Gilbert Kankonde, Jean-Marc Kabund, Joseph Olenghankoy, Martin Fayulu, Delly Sessanga, Didier Molisho, Jean-Pierre Lisanga, Olivier Kamitatu, Eve Bazaïba, Jacques Lunguana, Alexis Lenga, Georges Kapiamba et Christopher Ngoy, sous signataires de l’Accord de la Saint Sylvestre…

 

Depuis l’annonce le 12 octobre 2017, par Corneille Nangaa, de tout ce qui apparaît comme un pré-calendrier électoral, les réactions enregistrées côté «Rassemblement-Frc-Société civile» non signataires de l’Accord du 18 octobre 2016 souffrent d’une rétention délibérée de la bonne et de la vraie information. L’opinion veut savoir si au centre interdiocésain, le président du Bureau de la Céni a OUI ou NON été entendu au sujet du chronogramme autrefois présenté au Dialogue de la Cité de l’Union. On constate seulement une levée des boucliers qui éloigne plutôt l’opinion de ses  attentes légitimes. Au Rassop/Limete, Félix Antoine Tshilombo a lancé la sentence «Kabila et Nangaa ont déclaré la guerre au peuple congolais». Au Frc, Eve Bazaïba s’est écriée : «Il ne faut pas que Monsieur Nangaa joue avec le feu». A la Société civile alliée, Christopher Ngoy s’est fait doubler par Jonas Tshiombela de la Nouvelle Société Civile.  «Nous demandons le départ immédiat du leadership de la CENI», a déclaré ce dernier. Grosse curiosité : aucun Opposant n’en parle pas, et même la Cenco observe à cet effet un silence assourdissant…    

 

La surprise vient plutôt de Fidèle Babala du Mlc et Frc. Alors que sa patronne, Eve Bazaïba, considère qu’«une fois expiré le délai fixé par l’Accord de la Saint-Sylvestre, les Congolais se prendront en charge», il est plutôt d’avis, lui, qu’un délai de 190 jours suffit pour réaliser «toutes les opérations pré-électorales et électorales».

Au cours de son point de presse du 14 octobre 2017, il a déroulé son chronogramme comprenant «15 jours pour l’adoption de l’annexe à la loi électorale sur la répartition des sièges», «21 jours pour le dépôt des candidatures», «14 jours pour l’examen des candidatures et la publication par la CENI», «7 jours pour le contentieux électoral à la CENI», «1 jour pour la publication des listes définitives des candidats», «68 jours pour le recrutement, la formation, le déploiement des matériels dans le bureau de vote», «40 jours pour la production, l’impression, l’assemblage et la livraison des bulletins ainsi que les autres matériels aux bureaux de vote», «3 jours pour la distribution des matériels, inclus les listes électorales et les bulletins de vote au centre de vote» et «21 jours pour l’accréditation des témoins, observateurs et journalistes».

Qu’un membre du Mlc et du Frc en vienne à proposer un contre-calendrier électoral, et cela à moins de deux mois et demi seulement de l’échéance du 31 décembre 2017, en rajoute à la confusion là où s’exige la clarification.

La préoccupation première demeure

Il est vrai que depuis l’ouverture au Palais du Peuple, le 14 octobre dernier, de la tripartite «Gouvernement-Cnsa-Ceni», les langues se délient côté Opposition. Mais, paradoxalement, sans faire allusion aux travaux du Centre interdiocésain.

Dans son mot de circonstance, Joseph Olenghankoyi, président du Cnsa, a eu la lucidité de considérer qu’après les prestations de chacune des institutions concernées, «le Gouvernement de la République (…) indiquera le niveau d’exécution des missions lui confiées par l’Accord en rapport avec le Processus électoral» et «la Céni, en sa qualité d’organe technique (…) exposera sur ce qu’elle a déjà fait et ce qui lui reste à faire conformément aux exigences de l’Accord sur le processus électoral».

Sa conviction est que «Les informations nécessaires issues de cette Tripartite (…) permettront de communiquer à l’opinion tant nationale qu’internationale la vérité, rien que la vérité sur l’état d’avancement de la mise en œuvre de l’Accord, conformément au point 6.2.3. du chapitre 6…» et permettront «également de formuler les recommandations sur ce qui reste à faire pour la paix et la réussite du processus électoral en cours».

Pendant que tous les regards sont tournés vers le Palais du Peuple, il n’a dit mot d’une prestation de la Céni au centre interdiocésain.

Aussi, la préoccupation première demeure, et elle exige une réponse simple : oui ou non Corneille Nangaa y avait été entendu au cours d’une plénière pendant la Médiation Cenco ? Si oui, avait-il évoqué son chronogramme de la Cité de l’Union africaine. Si encore oui, quelle avait été l’option finale levée ? Si la réponse est non, pourquoi alors n’avait-il pas été entendu pendant que la Céni est reconnue constitutionnellement comme le pouvoir organisateur des élections et du référendum en République Démocratique du Congo ?

Faut-il bien que quelqu’un réponde tout de même.

Davantage de sang et de larmes

S’il s’avère seulement – comme d’aucuns le croient – que la Céni avait bel et bien  présenté son chronogramme avec ses exigences techniques et que les participants l’avaient contrainte à entériner leurs exigences politiques, il va sans dire la partie prenante «Rassemblement-Frc-Société civile» porte une grande responsabilité dans le «glissement du glissement».

Dans cette hypothèse, «Rassop/Limete» principalement risque d’y laisser ses plumes. Car, il l’aura confirmé les soupçons qui pèsent sur ses animateurs principaux, en l’occurrence Félix Antoine Tshilombo et Moïse Katumbi, depuis leur première rencontre de Paris le 10 décembre 2015 au cours de laquelle ils avaient levé l’option de bloquer toute possibilité de cogestion institutionnelle entre le Pouvoir et l’Opposition, singulièrement entre la Mp et l’Udps.

Têtus, les faits démontrent que c’est à partir de cette rencontre que l’Udps a été systématiquement empêchée d’investir la Primature au moyen primo des pourparlers de Venise-Ibiza-Paris-Bruxelles, secundo du Dialogue de la Cité de l’Union africaine, tertio de la Médiation Cenco, la nomination de Samy Badibanga et de Bruno Tshibala s’étant faite par forcing.

Quand il s’observe, en plus, qu’à deux mois et demi de la fameuse échéance du 31 décembre 2017 l’Udps ne tient toujours pas son congrès électif censé décider de la désignation du nouveau président du parti, acteur-clé (avec la Convention démocratique du parti et la Commission électorale du parti) dans la désignation des candidats à tous les niveaux des échéances électorales, quand il s’observe également que l’Udps saute cette étape décisive pour s’investir dans le fameux schéma «Transition Sans Kabila» – appuyé en cela par un G7 lui-même incapable d’organiser son congrès électif aux mêmes fins – tout indique que ce tandem n’a jamais été pour les élections !

D’ailleurs, comme pour le confirmer, il rejettera les actes qui sortiront de la tripartite « Gouvernement-Cnsa-Ceni ». Simplement parce qu’il a davantage besoin de sang et de larmes, et seuls les naïfs peuvent encore les leur offrir.

A moins de conditionner leur soutien par l’accès à la vérité au sujet du «+ 504 jours». A défaut du G7, les Udépésiens ont à leur portée Félix Tshilombo, Valentin Mubake, Jean-Marc Kabund et Gilbert Kankonde.

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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