Boycott de l’élection de la RDC au Cdh/ONU : Rassop/L ne croit pas à sa «Transition Sans Kabila» !

 

  • S’ils étaient certains de la fin du mandat du Président Joseph Kabila le 31 décembre 2017, les Opposants membres de cette plateforme devraient exhorter les pays de l’Onu à voter à 100 % pour la RDC car ce serait pour eux la meilleure occasion, une fois aux affaires, de montrer comment se gère un pays respectueux des droits de l’homme…

 

 

A force de réfléchir par procuration alors que les intérêts de certains «partenaires extérieurs» sont parfois aux antipodes de ceux des populations congolaises, l’Opposition radicale et la Société civile alliée actives au sein de Rassop/Limete vient de se tirer une balle dans le pied. Elles se sont mises dans la tête le fameux schéma de « Transition Sans Kabila » qui justifie désormais le rejet de tout plan de sortie de crise ne correspondant pas à leurs desiderata. D’où le NON au 3ème Dialogue, le NON au pré-calendrier électoral de la Ceni et, certainement, le NON à la Tripartite Gouvernement-Cnsa-Ceni. Entre-temps, l’opinion consciente constate l’absence de tout signe ou signal confirmant la disponibilité des membres de «Rassop/Limete» à participer aux élections qu’ils réclament pour au plus tard le 31 décembre 2017. Par exemple un congrès ou un conclave d’investiture des candidats. Nous y reviendrons…

 

En attendant, voici pour la postérité la moisson des réactions anti-élection de la RDC au Conseil des droits de l’homme de l’Onu. Pour information, en dépit de la campagne menée par quelques pays (Etats-Unis en tête) et par des ONGDH étrangères, nationales et internationales, le Congo-Kinshasa y a obtenu son adhésion par voie électorale avec 151 voix sur 193.

Par la voix de sa représentante permanente aux Nations Unies, Nikki Haley, Washington a considéré que cette élection est une «preuve de plus du manque de crédibilité du Conseil des droits de l’Homme et de la nécessité de le réformer afin de le sauvegarder». La RDC, a-t-elle soutenu, est un pays «connu pour sa répression politique, sa violence faite aux femmes et aux enfants, ses arrestations et détentions arbitraires, ses homicides et disparitions illégales» !

Bras séculier des Etats-Unis en matière des Droits de l’homme, Human Rights Watch – par la voix de Louis Charbonneau, son Directeur du plaidoyer auprès des Nations Unies pour cette ONGDH – a vomi toute sa colère. «L’élection de la République démocratique du Congo au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies est un véritable camouflet pour les nombreuses victimes des graves abus commis par le gouvernement congolais à travers le pays », a-t-il déclaré, qualifiant même la RDC d’Etat paria !

Ces deux réactions ont une même signification : l’échec des initiatives diplomatiques et politiques menées au plan international et au plan national pour discréditer tout un pays parce que le schéma visé est une alternance qui soit absolument favorable à l’Opposition congolaise, et encore à la frange de la plateforme «Rassemblement» sponsorisée au vu et au su de tout le monde. Il s’agit de l’aile «Katumbi», quand bien même elle soit animée en pole position par le tandem «Félix Antoine Tshilombo- Pierre Lumbi», le fils Tshisekedi n’y servant d’ailleurs que de faire-valoir. En réalité, la «vraie autorité» y est détenue par le G7.

ONGDH de la Galaxie Soros

Et le G7 a eu également son bras séculier constitué entre autres d’ONGDH congolaises faisant partie de la fameuse liste des 33. Cas de l’Acaj de Georges Kapiamba, signataire de l’Accord du 31 décembre 2016 côté «partie prenante non signataire de l’Accord du 18 octobre 2016». “J’exprime ma profonde déception par rapport à ce résultat que nous ne souhaitions pas (…) Nous avons compté énormément sur certains états africains qui nous ont tout le temps rassuré qu’ils allaient voter contre l’adhésion de la RDC au sein du Conseil», a-t-il dit.

Cas aussi de l’Asadho. Aux yeux de son président, Jean-Claude Katende, l’élection de la RDC est «une mauvaise nouvelle». Il promet sa détermination à «démontrer à l’opinion nationale et internationale que la République démocratique du Congo n’est pas bon élève en matière de protection et de promotion des droits de l’homme». Prophète, il affirme : «Nous croyons que, dans peu de temps, d’ici la fin de l’année, la République démocratique du Congo sera rattrapée par la réalité, parce qu’ils vont encore violer de manière massive les droits des citoyens qui vont manifester pour réclamer l’organisation des élections. Donc, ce n’est que partie remise».

D’autres ONGDH ont participé au concert. Du «Du n’importe quoi» (lancé par Léonie Kandolo de l’ONG Protection Enfant Sida) à «Une déception» (exprimée par Jonas Tshiombela de la Nouvelle Société Civile) en passant par «Une mauvaise nouvelle» (balancée par Rostin Manketa de Vsv), l’orchestration se veut parfaite.

Faut-il d’emblée noter que la plupart de ces ONGDH sont de la Galaxie Soros. Et celle-ci a énormément dépensé pour la diabolisation du Congo-Kinshasa.

La palme des réactions incitant plutôt à pleurer puisqu’on ne peut en rire revient cependant à Eugène Diomi Ndongala de Dc. «Maintenant que la RDC est membre du Conseil des droits de l’homme, elle n’a plus aucune excuse pour ne pas appliquer les décisions CDH/ONU 2465/2014 exigeant la libération d’Eugène Diomi Ndongala», écrit-il.

Pourtant, il a été de ceux qui ne voulaient pas de l’élection du pays à cette institution !

Une diversion…

Gouverner étant prévoir, se positionner en futur gouvernement veut dire avoir le sens de projection. C’est ici que le titre de la chronique se justifie.

Depuis le 20 juin 2017, le G7 a lancé le schéma «Elections Sans Kabila»,  transformé par Rassop/Limete en «Transition Sans Kabila». Comme s’il s’agissait d’une consigne, chaque propos de Fatshi ou de Katumbi, de Sindika ou de Kamitatu, de Kabuya ou de Lutundula, de Kyungu ou d’Ewanga, d’Okende ou de Vuemba, de Bauma ou de Mukebayi véhicule ce mot d’ordre.

La date d’échéance fixée : 31 décembre 2017.

Concrètement parlant, le 1er janvier 2018, la RDC, pays paria, aura un nouveau Président de la République dont la désignation, par consensus, se fera sous les auspices de la Cenco, dixit Félix Antoine Tshilombo.

Par quoi alors s’expliquait le boycott, en ce mois d’octobre 2017, de l’élection de la RDC au Cdh de l’Onu pendant que le mandat des pays élus démarre en janvier 2018, c’est-à-dire après la déchéance de Joseph Kabila ?

La réponse est simple : les Opposants promoteurs du schéma «TSK» n’y croient même pas. Pour deux raisons : primo, l’avènement de «TSK» veut dire avènement d’une «Transition Sans Constitution», à moins de préparer la nouvelle Loi fondamentale avant la date du 31 décembre 2017.

Secundo, l’échec de «TSK» veut dire maintien du Président de la République en fonction jusqu’à l’installation effective du Président de la République élu, cela conformément à l’alinéa 2 de l’article 70.

En un mot : le schéma «Transition Sans Kabila» est une diversion !

Reste maintenant à savoir au profit duquel…

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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