De Baraka, au Sud-Kivu, l’Asbl CNPD prend la défense du Pr Néhémie Mwilanya…

  • L’histoire va devoir retenir que Pr Néhémie Mwilanya Wilondja a conduit en 2015 et 2016 la délégation de la Mp aux pourparlers avec l’Udps à Venise, Ibiza et Paris avant de signer  pour le compte de la famille politique du Chef de l’Etat l’Accord du 18 octobre 2016 sans lequel, cela va de soi, l’Accord de la Saint Sylvestre n’aurait jamais existé…

 

Coordonnateur de l’Asbl CNPD, Aloïse Nondo Fataki a réagi à la campagne de dénigrement lancée contre le Directeur de Cabinet du Président de la République, Pr Néhémie Mwilanya Wilondja, au sujet des informations tendancieuses diffusées par voie des médias par un auteur anonyme. Simplement signé CP (ou Correspondance particulière en jargon journalistique), l’article de ce correspondant commence par cette interrogation insinuante et ce suggestionnement politiquement motivé : «Joseph KABILA serait-il mal entouré ? Cette question devient de plus en plus audibles dans les salons huppés de la capitale Kinshasa». A son analyse, tous les indices incitent à y trouver un esprit obtus. Et pour cause !

 

Après ce qu’il qualifie de «bourde Minaku  au Kwilu où l’on a assisté à la volte-face du Palu du Patriarche Gizenga qui se faisait rouler par un Minaku aux aires de Dauphin, suivi d’une lettre d’ultimatum adressée au Raïs par Antoine Gizenga Fundji lui-même», l’auteur anonyme tire d’emblée cette déduction surprenante : «Voici maintenant que survient le dossier Sud-Kivu où un autre prétendant Dauphin sur papier, en la personne de Néhémie Mwilanya Wilondja, Directeur du Cabinet de la Présidence, vient créer le désordre, zizanie et cacophonie».

Ce désordre, il l’explique en ces termes : «Ce natif de Fizi, du clan Bembe, avocat de son état, élevé au rang de Dircab de Joseph KABILA depuis mai 2015, commence de plus en plus de rêver de remplacer son Président» !

Comme très intéressé, il soutient la thèse selon laquelle «Au Sud-Kivu, le leadership se joue entre ces 3 grands notables à savoir : Kamerhe (Walungu), Bahati (Kabare) et Bulambo (Mwenga)», avant de souligner : «Cependant, Néhémie Mwilanya, un homme pourtant inconnu de la scène politique sud-kivutienne, a depuis son ascension, créé déjà deux partis fantômes, bien que officiellement toujours membre du PPRD et se met à jouer aux trouble-fête au Sud-Kivu comme Minaku au Kwilu».

Présentant Bahati et Bulambo en deux poids lourds de la Mp ayant «pesé pour l’élection de Nyamugabo comme Gouverneur de Province, alors que Mwilanya n’ayant pas d’assises populaires s’est contenté de son bureau climatisé du Palais de la Nation», le correspondant particulier constate, au sujet de ce qu’il appelle «bataille du Gouvernorat», que «le butin de guerre pose problème et c’est ce qui est à la base des deux messages rédigés et signés par Bulambo (Panader) Bahati (Afdc)», l’un et l’autre, à l’en croire, n’ayant pas trouvé «leur compte dans le Gouvernement Nyamugabo, car ni Bulambo pour son Territoire de Mwenga ni Bahati pour son Territoire de Kabare n’ont pu placer leurs hommes, car Claude Nyamugabo ayant subi une forte pression de Néhémie Mwilanya pour que ses 2 leaders soient ridiculisés dans leurs bases respectives».

Vient la répartition des postes ministériels : Afdc de Modeste Bahati (Intérieur), Udds/Opposition du candidat Zihindula (Justice), Cnpd de Néhémie Mwilanya (Mines et Finances), Pprd (Itpr, Transports et Agriculture), Frp de Muller Ruhimbika (Plan), Cvp du Mwami Ndatabayi (Santé) et, tenez bien, Arc Kamitatu/Munembwe (Education).

Sur Néhémie, la charge est tout ce qu’il y a de terrifiant. «Si Joseph Kabila a été motivé en créant l’AMP qui deviendra MP, c’est pour se donner une alliance avec tous les grands leaders provinciaux, afin de se faire élire. Mais ce que les observateurs avisés nous disent, le partage du pouvoir pose problème entre les chefs des partis politiques alliés de Joseph Kabila pour la conquête de la magistrature suprême et les hommes placés autour du Raïs notamment Aubin Minaku nommé SG de la Majorité Présidentielle et Néhémie Mwilanya nommé Directeur de Cabinet», écrit-il.

Du parcours de ce dernier, il rappelle : «Néhémie Mwilanya n’était qu’un administratif au Cabinet du Chef de l’État, affilié jusqu’à ce jour au PPRD. Oubliant que même aujourd’hui, sa fonction administrative de Dircab du Raïs n’est pas politique, il a créé deux partis politiques, notamment le CNDP et par délit d’initié en usant de sa position au Cabinet de Chef de l’État, place ses hommes de confiance dans plusieurs fonctions oubliant que le partage qui s’opère en RD Congo ne le concerne pas, mais plutôt ceux qui ont mouillé leur maillot pour lors des élections» !

Néhémie Mwilanya a ses deux pieds sur terre

A analyser cette fameuse correspondante, des indices font ressortir une action visiblement commanditée. D’où, de Baraka où l’Asbl CNPD à son siège, la réaction d’Aloïse Nondo Fataki, son coordonnateur.

Premièrement, le CNPD n’est pas un parti politique. C’est une Asbl appartenant à la Société civile, fait-il observer. C’est à ce titre que dans la configuration tripartite actuelle constituée du Gouvernement, de l’Opposition et de la Société civile, le CNPD est entré au Gouvernement provincial sur le quota de celle-ci.

En plus, retient Nondo Fataki, l’auteur fait état de deux partis politiques créés par Pr Néhémie Mwilanya Wilondja mais n’en cite que un, et encore en (se) trompant de catégorie ou de statut. Le second, il ne l’évoque même pas.

Pour son coordonnateur, «L’asbl CNPD y est grossièrement présentée comme bénéficiaire des postes ministériels au titre de parti politique qui aurait été créé par le Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat. Nous contestons vivement cette allégation, d’autant plus que notre Association, créée en 2008, est active dans les domaines de développement, de promotion de la paix et de la cohabitation pacifique. Elle n’est jamais un parti politique et ne se mêle ni de près ni de loin du partage des responsabilités publiques. Ses membres ne sont cependant pas interdits de militantisme politique à titre individuel et peuvent légitimement prétendre à des charges publiques dans le cadre de leurs partis politiques respectifs», dit-il. Et de poursuivre : «Le CNPD ne peut malheureusement pas s’empêcher de constater que certaines ‘grosses pointures’ qui se sont créé des formes des baronnies au Sud-Kivu supportent difficilement l’émergence d’un homme neuf, engagé à lutter contre les vieilles pratiques qui font reculer le Sud-Kivu et occultent (…)  l’œuvre du Chef de l’Etat dans la Province».

Il se réjouit au moins de constater, dans la formation du Gouvernement provincial, que «les principales tribus du Sud-Kivu sont représentées de façon satisfaisante dans les différentes instances nationales et provinciales, et n’ont rien à voir avec la satiété individuelle de certains de leurs membres».

Deuxièmement, Pr Néhémie Mwilanya Wilondja n’est pas un inconnu sur la scène politique sud-kivutienne. Le fait, d’ailleurs, qu’il ait évolué à la Présidence de la République en devenant même Conseiller principal au Collège Juridique avant d’être promu Directeur de Cabinet doit l’avoir mis au contact des réalités géopolitiques au plan national comme au plan provincial.

Pour Aloïs Nondo Fataki, «Cette affirmation ne correspond nullement à la personne du Professeur Mwilanya. En effet, en plus d’une bonne présence des compatriotes d’autres provinces du pays, son Bureau restreint est le miroir même de la diversité ethnique du Sud-Kivu. Aucun des ‘leaders’ autoproclamés cités dans l’article auquel nous répondons n’a jamais appelé à ces côtés autant des fils des différents Territoires du Sud-Kivu. Ils préfèrent par contre se complaire dans une vision familiale des affaires publiques où seuls les épouses, fils et filles biologiques, cousins, gendres, frères et beaux-frères auraient le droit de cité».

Troisièmement, Pr Néhémie Mwilanya Wilondja a ses deux pieds sur terre. Il ne peut nullement rêver de remplacer le Président Joseph Kabila qu’il sert en toute honnêteté, en donnant au demeurant le meilleur de soi, et encore dans un contexte extrêmement sensible qu’aucun de ses prédécesseurs n’a vécu.

Ces trois raisons sont un argument solide, estime Aloïs Nondo Fataki, pour son Asbl de prendre la défense du Directeur de cabinet du Président de la République. C’est ce qui est fait dans sa communication aux médias datée du 20 octobre 2017 diffusée à partir de Baraka, dans le Sud-Kivu.

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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