EDITORIAL. Le calendrier des pour et des contre l’alternance !

Avec la publication de la Décision n°065/CENI/BUR/17 du 05 Novembre 2017 portant publication du calendrier des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales, les compétiteurs sont comme mis devant le fait accompli.

Normalement, la réaction rationnelle ne doit pas être le rejet d’office, comme cela s’observe depuis dimanche dernier.

Elle doit plutôt se traduire par la tenue rapide des congrès ou des conclaves d’investiture des candidats à tous les niveaux. Et encore, en considérant que la présidentielle l’emporte sur toutes les autres échéances, les protagonistes savent désormais en quoi s’en tenir pour obtenir la fameuse alternance politique à la magistrature suprême.

Ils savent, par exemple, que le dépôt des candidatures pour cette échéance est fixé du 25 juillet au 8 août 2018.

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Entre, d’une part, le 31 décembre 2017, date fixée par l’Opposition radicale comme celle de la fin du mandat du Président de la République et de l’enclenchement de la fameuse «Transition Sans Kabila» et, d’autre part, le 8 août 2018, date de clôture du dépôt des candidatures à la présidentielle, il y a un écart de sept mois et une semaine.

Faut-il, vraiment pour si peu, faire basculer le pays dans l’inconnu avec le schéma «TSK» devant nous priver, nous Congolais, et cela dès le 1er janvier 2018,  du paraclet constitutionnel ?

Soyons pragmatiques.

D’ici au 31 décembre 2017, il reste à proprement parler sept semaines.

Au cours de cette cinquantaine de jours, Rassop/Limete et ses nouveaux alliés entendent mobiliser la rue pour «chasser Kabila», selon les propos de Félix Antoine Tshisekedi sur Rfi, encouragé par Moïse Katumbi.

Dans une déclaration précédente, Fatshi a simplifié l’opérationnalisation du départ du Président de la République : la Cenco convoque une plénière au cours de laquelle les participants (signataires de l’Accord de la Saint Sylvestre) décident calmement de la déchéance de Joseph Kabila et de son remplacement par une personnalité neutre, crédible etc.

Seulement voilà : aucun esprit rationnel ne voit les Evêques – même s’ils le veulent et le peuvent – se prêter à ce scénario que Hergé (créateur de la bande dessinée Tintin) n’aurait jamais imaginé !

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Réalisant la puérilité du scénario, Fatshi ne jure plus que par le soulèvement populaire à la burkinabé. Quitte au sang de couler.

En fait de sang, l’histoire renseigne que «l’Udps est le seul et unique parti à aligner jusque-là le lot le plus important des personnes mortes, blessées, arrêtées, pillées, forcées au chômage, voire à l’exil, ce au nom de la lutte pour la démocratie», écrivions-nous dans la chronique intitulée «Communication par images. Félix a signé son ‘suicide’ à Lubumbashi !», avant de souligner que «Ce serait alors de la part de Félix Antoine Tshisekedi une grosse faute que de croire le Congolais lambda prêt à d’autres sacrifices. La preuve est qu’à chacune de ses prestations publiques à Kinshasa, la mobilisation de la base est de moins en moins forte».

Déjà, dans la dernière émission «Face-à-Face» de «Top Congo Fm» réalisée le dimanche 5 novembre 2017 quelques heures avant la publication du calendrier électoral, Fidèle Babala en est venu à demander le «mode d’emploi» du schéma «TSK». Estimant que pour avoir été une organisation insurrectionnelle, le Mlc (pas celui d’Eve Bazaïba évidemment) connaît le prix de la guerre et la portée de la paix, il s’en tient, lui, à une alternance acquise par la voie électorale.

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A quoi pourrait-on alors s’attendre ?

S’ils sont convaincus que l’alinéa 1 de l’article 64 de la Constitution leur permet de susciter le soulèvement populaire d’ici au 31 décembre 2017, les tenants du schéma «TSK» ont le devoir de reconnaître aussi aux tenants du schéma «Alinéa 2 article 70» le recours à l’alinéa 2 du même article.

D’ailleurs, les premiers font bien de prendre à témoin la communauté internationale, elle qui a vivement recommandé à la Céni la publication du calendrier électoral même avant finalisation des opérations pré-électorales. Il s’agit, notamment, de l’Onu, de l’Union africaine, de l’Union européenne, de la Sadc, de la Cirgl, de la Cééac, et même des pays comme les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Belgique.

Maintenant que le calendrier est publié, cette communauté est bien placée pour identifier les forces qui sont réellement pour et celles qui sont effectivement contre l’alternance politique par voie électorale ou par voie non-électorale !

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

CALENDRIER ELECTORAL (lire rubrique DOCUMENTATION)

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