EDITORIAL. A la Cenco, «Rassop» avait oublié calendrier électoral !

A quelque chose, dit-on, malheur est bon.

Il aura fallu la publication, le 5 novembre 2017, du calendrier électoral par la Céni pour qu’on réalise finalement cette dure évidence : aux négociations du centre interdiocésain sous la médiation des Evêques de la Cenco, la question électorale – pourtant primordiale – n’avait pas été suffisamment et profondément abordée.

En effet, on n’entend ni ne voit un seul membre de «Rassemblement», notamment sa frange radicale dénommée « Rassop/Limete »,  obliger Corneille Nangaa de se conformer aux dispositions convenues lors des négociations.

On peut déduire, à ce stade, que cette question a été laissée en plan par les participants.

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Déjà, les forces politiques et sociales qui se réclament de cette plateforme ont toujours soutenu la thèse selon laquelle l’Arrangement particulier signé en avril 2017 n’est pas le bon. Or, c’est dans ce document que la question électorale est abordée.

Curieusement, jusqu’en ce mois de novembre, aucune de ces forces ne produit le bon Arrangement, à supposer seulement qu’il existe.

On peut déduire que le fameux bon Arrangement ressemble à la fameuse lettre dite testamentaire d’Etienne Tshisekedi désignant son fils Félix Antoine Tshisekedi au poste de Premier ministre.

L’un et l’autre ont tout d’un monstre de Loch Ness.

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Quand on voit alors certaines de ces forces envahir quasiment les médias avec des calendriers alternatifs à celui de la Ceni, et encore des calendriers rendus publics après le 5 novembre 2017 avec des dates différentes (avril, mai, juin, juillet, août 2017), il ne reste qu’à l’admettre : Félix Tshisekedi Tshilombo, Valentin Mubake, Christophe Lutundula, Gilbert Kankonde, Jean-Marc Kabund, Joseph Olenghankoy, Martin Fayulu, Delly Sessanga, Didier Molisho, Jean-Pierre Lisanga, Olivier Kamitatu, Eve Bazaïba, Jacques Lungwana, Alexis Walenga, Georges Kapiamba et Christopher Ngoyi n’avaient pas été au Centre interdiocésain pour les élections.

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Comment, du reste, en douter puisque Rassemblement, à en croire ses animateurs, n’a jamais été une plateforme électorale. D’où la question pertinente de l’identifier par rapport à ce qu’il est véritablement.

Trêve de distraction : s’il n’a jamais visé les élections, c’est que son but – comme relevé dans la chronique intitulée «Communauté internationale : renversement d’alliances ?» – un outil de prise du pouvoir.

Mais de quelle prise dès lors la voie électorale est exclue ?

Bien entendu, c’est par la voie de la «Révolution», alias «schéma burkinabé».

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Au fait, depuis octobre 2014, l’Opposition radicale ne rêver que de dupliquer, en territoire congolais, le «printemps burkinabé» monté par Washington avec le concours d’un certain George Soros, relève l’ouvrage ««Les réseaux Soros à la conquête de l’Afrique».

Un diplomate américain d’origine congolaise, natif du Kivu, Tulinabo Mushingi, a misé sur la jeunesse kivutienne pour réaliser le coup. Il s’agit notamment de «Lucha» et de «Filimbi». (lire dans la sous-rubrique «AMUSONS-NOUS» l’article «Lucha, Filimbi, le Kivu et l’Afdl».

Depuis, devenus fer de lance de cette Opposition, les mouvements pro-démocratie parrainés par la Galaxie Soros ont un devoir de résultat : faire tomber le régime originellement venu des montagnes du Kivu !

Il va sans dire que la question électorale est par avance condamnée à être secondaire.

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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