Soupçonnée à tort, BGFI/RDCongo réconfortée par sa haute hiérarchie !

 

  • PDG du Groupe bancaire, Henri-Claude Oyima, en séjour à Kinshasa, a le 10 novembre 2017 «catégoriquement démenti des informations selon lesquelles la filiale de la République démocratique du Congo (RDC) était impliquée dans une affaire de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme»…

 

Premiers à lancer le 16 octobre 2017 l’alerte en exploitant le rapport de «THE SENTRY» ou «LA SENTINELLE» – «équipe d’analystes politiques, d’experts régionaux et d’enquêteurs financiers qui suivent l’argent afin de créer des conséquences pour ceux qui financent et profitent du génocide ou d’autres atrocités de masse en Afrique…» lit-on sur la page web de cette structure américaine – les médias ayant établi des liens entre, d’une part, la filiale congolaise de BGFI et, d’autre part, les réseaux Hezbollah sur des transactions financières en faveur de ce mouvement terroriste viennent de faire ce qu’ils ont coutume de faire dès qu’ils réalisent que  les dés sont pipés : ils se taisent ! Entre-temps, l’opinion concernée se retrouve sans possibilité d’accès à la vérité, faute de courage de leur part de s’excuser. C’est du mépris à l’égard des lecteurs, des auditeurs ou des téléspectateurs passant à leurs yeux pour moins que rien…

 

A preuve, en séjour à Kinshasa récemment, Henri-Claude Oyima, PDG du Groupe de la Banque gabonaise et française internationale (BGFI), signale l’Apa dans sa dépêche du 11 novembre 2017, a fait publier la veille un communiqué de presse dans lequel il a exprimé ses regrets «face aux informations fallacieuses émises par une certaine presse sur le fonctionnement de BGFIBank RDC».

«Notre Groupe, BGFIBank», a-t-il affirmé, «est une institution financière internationale qui, en matière de lutte contre le blanchiment et de lutte contre le terrorisme, se conforme rigoureusement à la réglementation internationale en vigueur et utilise pour ce faire des outils adaptés de filtrage et de contrôle des opérations de transferts à l’international» avant d’ajouter : «Ces outils de filtrage Swift, Fircosoft et Firco MultiList Manager sont agréés par nos différents régulateurs et déployés au sein de notre filiale BGFIBank RDC».

L’Apa souligne dans sa dépêche qu’il s’agit là d’«Une prise de position qui intervient au terme d’une visite de M. Oyima en RDC, où il a notamment rencontré le Gouverneur de la Banque centrale du Congo, Deogratias Mutombo, des entretiens ayant porté, entre autres sujets, sur les perspectives de développement du Groupe BGFIBank en RDC à travers sa filiale» et qu’«A cette occasion, le PDG qui a rencontré les autorités monétaires de la RDC, a tenu à apporter au régulateur toutes les informations et précisions nécessaires suite à la réunion du collège des superviseurs du Groupe BGFIBank tenue en octobre 2017 à Libreville, au Gabon où des assurances ont été données quant au soutien de la maison mère BGFI Holding Corporation et du Groupe dans sa globalité».

Des doutes sur la méthodologie

Curieusement, les médias lanceurs d’alerte ont superbement ignoré ce communiqué alors qu’ils sont sans savoir que le premier trésor, la première fortune pour toute banque, c’est l’honneur, la dignité, la crédibilité.

On devine alors tout le mal fait non seulement à BGFI RDCongo, mais aussi à l’ensemble du groupe bancaire en passe de devenir une grosse institution financière en raison de son expansion remarquable au plan intercontinental.

Dans la chronique du 20 octobre 2017 intitulée «Injustement accusée, Bgfi dédouanée par le gouverneur de la Bcc», sont mis en exergue d’abord l’affirmation du gouverneur Déogratias Mutombo selon laquelle «Il n’y a pas de liens entre BGFI et Congo Futur», ensuite le rejet, par la banque elle-même, des «accusations de soutien aux terroristes». Au demeurant, Bgfi/RDCongo a déclaré qu’à l’ouverture des comptes, «toutes les procédures de vérifications d’usage à l’entrée en relations d’affaires avec elle sont effectuées pour bien connaître le client».

Au cours de la conférence de presse animée le 19 octobre 2017 à «Atlantic Council», à Washington, sur «les relations des banques congolaises avec d’éventuelles sociétés suspectées de blanchissement d’argent et de lien avec le terrorisme», le gouverneur de la Banque centrale du Congo a salué la disponibilité maintes fois prouvée  des dirigeants de la BGFI de collaborer «avec les autorités bancaires américaines sur certains dossiers suspects (…)». Il a relevé au passage qu’au niveau de son institution (BCC), on veille «à l’obligation de surveillance, de vigilance pour identifier chaque client» parce que, va-t-il renchérir, «Tous les transferts internationaux sont soumis aux contrôles imposés par les réglementations d’urgence et en matière de lutte de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme».

Le conférencier a soutenu que «Sur le plan national, le pays est en relation avec beaucoup d’organisations régionales et internationales qui sont dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme».

Au cours de la conférence d’Atlantic Council, signale mediacongo, l’intervenant principal a mis en évidence « l’obligation de sûreté prudentielle » à laquelle sont soumises toutes les banques concernant « toutes transactions de manière à signaler à la cellule nationale des renseignements financiers par déclaration de soupçons, toutes les opérations jugées inhabituelles dont l’origine des fonds n’est pas justifiée».

Pour ce faire, le gouverneur Déogratias Mutombo s’est appesanti sur la procédure de vérification «caractérisée par les exigences de conformité internationale dont les outils décisifs que toutes les banques utilisent chez nous, notamment la liste OFAC, la base de données de l’Interpol des personnes frappées des sanctions nationales et internationales, la base de données partagées de l’UE sur les mêmes personnes sanctionnées, la base de données de la centrale des risques de la Banque Centrale du Congo (BCC), la base de données de la Cellule Nationale de Renseignement Financière (CENAREF) et également les outils de contrôle exigés par les correspondants bancaires européens et américains».

Au final, il s’est avéré que «de nombreux spécialistes ont émis des doutes sur la méthodologie employée par les enquêteurs» de l’ONG Enough Project.

Il ne se transforme jamais en crocodile…

Il faut d’emblée noter que le rapport de cette ONG a été publié le 16 octobre 2017, date à laquelle devait se dérouler, à New York, l’élection au Conseil des droits de l’homme de l’Onu de plusieurs pays dont, naturellement, la République Démocratique du Congo. Ceci de un.

De deux, cette même ONG a pris part le 12 octobre 2017, à La Haye, à une réunion dite de haut niveau organisée par le Groupe international sur la région des Grands Lacs. Elle a coalisé avec l’Asadho, le Raid, Human Right Watch, la Plateforme de Protection des Lanceurs d’Alertes en Afrique, le Réseau européen pour l’Afrique Centrale et Sherpa pour promouvoir le fameux schéma «Transition Sans Kabila».

Or, tout le monde a entendu les médias mobilisés à cet effet impliquer les proches du Chef de l’Etat dans cette ténébreuse et scabreuse affaire BGFI-Hezbollah qui révèle finalement la cruauté de ses initiateurs et la méchanceté de ses propagandistes.

Dans la chronique évoquée ci-dessus, il est bien écrit : «Du ‘copier-coller’, c’est devenu une pratique en normalisation dans la corporation des médias. Surtout lorsque la motivation est essentiellement politicienne. Pas plus tard que le 16 octobre dernier, quelques tabloïds de la presse congolaise ont cru faire sensation en exploitant un rapport du même cru que ceux des thinks tanks et ONGDH américains de la Galaxie Soros publiés dernièrement. On pensait, avec le bide de cette campagne, qu’on ferait cette fois beaucoup plus attention à ce qui arrive par Internet en ‘fast food’. Que non ! L’intention de nuire vient encore de l’emporter sur les principes de déontologie et d’éthique. Heureusement que la vérité finit toujours par rattraper le mensonge».

PDG du Groupe BGFI, Henri-Claude Oyima vient de témoigner de la solidarité de son institution à la filiale congolaise. Le silence observé du côté des pourfendeurs prouve, si besoin est, qu’un mensonge a tout d’un bois restant dans l’eau des années et des années.

Il ne se devient jamais un crocodile…

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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