EDITORIAL. Ils voulaient des postes, ils veulent des postes…

Le défaut de la cuirasse pour l’Accord de la Saint Sylvestre est révélé : son timing d’application laissé au gré des vagues. Des vagues des échéances électorales. Ce défaut est au point 1.2. du chapitre 1 ainsi libellé : «Période préélectorale et électorale : le temps qui va de la signature du présent compromis jusqu’à l’installation effective des institutions issues des élections».

Les parties prenantes ont convenu que cette période puisse courir du 31 décembre 2016 jusqu’au jour où il sera procédé à l’installation de toutes les institutions issues de toutes les échéances aux niveaux national, provincial, urbain, municipal et local.

Notons au passage que le calendrier publié par la Ceni prévoit les dernières en 2020.

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Comment les signataires en sont venus à  cette « performance » en matière de négociation d’accords politiques tant il est vrai que c’est une première dans ce pays ?

Au cours de ces 27 dernières années, la classe politique et sociale en a produit plusieurs : Accords du Palais de marbre I et II. Compromis politique global sur la Cns. Accord du conclave politique de Kinshasa. Accords du Palais du Peuple. Accord de Sun City. Accord global et inclusif de Sun City. Tous avaient une durée précise, même si certains ont connu un glissement.

C’est donc la première fois que nous nous retrouvons avec un Accord avec des échéances vagues, et encore résultant d’une médiation assurée par l’élite religieuse catholique ayant la science infuse.

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La question, à partir de cet instant, est de savoir à quoi aura finalement servi la médiation Cenco !

Réponse simple : au partage du pouvoir.

Et comment s’en étonner puisque les faits sont éloquents : au lendemain de la publication de l’Accord de la Saint Sylvestre, le premier acte posé par Rassemblement a été de positionner  Félix Antoine Tshilombo à la primature. Cet acte a un nom connu dans la terminologie politique congolaise : partage du pouvoir.

Or, avant le rendez-vous de la Cenco, Rassemblement avait préconisé fin 2016 pour 2017  un régime spécial qui devait avoir justement  pour fondement le partage du pouvoir.

Et avec le nouveau schéma « Transition Sans Kabila » en fin 2017 pour 2018, l’objectif reste le partage du pouvoir.

D’ailleurs, le rejet du calendrier de la Ceni sans proposition d’un calendrier alternatif engageant globalement Rassop/Limete n’a qu’une signification : partage du pouvoir.

Dès lors, les manifestations organisées (comme celle du 15 novembre 2017) ou à organiser  (comme celle du 28 novembre prochain en prévision du 5ème sommet Ua-Ue d’Abidjan) n’ont que pour finalité : partage du pouvoir.

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Face à ces évidences, tout le reste n’est que distraction. Et cela dure depuis 2 ans, si bien qu’on a vraiment envie de dire à la coalition G7-Udps constituée le 10 décembre 2017 à Paris lors de la rencontre Félix Antoine Tshilombo-Moïse Katumbi : deux ans d’Opposition SDF sous le leadership encombrant des Katumbistes, ça suffit !

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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