Vérité simple. 28 novembre : manif’ pour le 5ème sommet Ua-Ue !

 

  • Rassop/Limete veut attirer l’attention des participants au sommet d’Abidjan prévu les 29 et 30 novembre 2017 sur la nécessité de la disqualification de l’élection de la RDCongo au Conseil des droits de l’homme de l’Onu et du calendrier électoral publié le 5 novembre 2017…

 

  • Il compte certainement mettre à profit le Rapport de la Cenco publié à point nommé une semaine plus tôt…

 

Les tabloïds parus le 20 novembre 2017 ont consacré leur manchette à la double marche programmée pour le 28 novembre prochain par le Rassop/Limete et par la Majorité présidentielle. «Mardi 28 novembre 2017 : double marche Rassemblement-Majorité, Kimbuta entérine la confusion», a annoncé «Le Phare». «Affaire calendrier électoral. Majorité-Rassemblement : vers un duel dangereux», a noté «La Prospérité». Il est acquis qu’au cours de cette semaine, les médias vont se focaliser sur le sujet tant il est vrai que les risques de confrontation sont évidents, quand bien même les itinéraires seraient différents. Des casses pourraient se produire, et c’est la participation de la RDC aux assises d’Abidjan qui sera entamée. DEMONSTRATION.

 

La tradition qui s’installe depuis la création de «Rassemblement» en juin 2016 à Bruxelles-Genval est de planifier des manifestations en fonction des dates symboliques.

Le meeting du 31 juillet place Boulevard Triomphal devait coïncider avec le lancement par la Céni le même jour, à Gbadolite, des opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs.

Les manifestations du 20 et du 21 septembre avaient été motivées par la convocation du corps électoral et le lancement du fameux préavis avec le carton jaune, question d’aboutir au 19 décembre avec le carton rouge.

Les manifestations du 19 et du 20 décembre étaient justifiées par la fin du second et dernier mandat du Président Joseph Kabila ainsi que l’avènement du «régime spécial».

En cette année 2017, tout au moins jusqu’en octobre dernier, la programmation des marches a obéi à la même logique : avril pour réclamer la publication de l’Arrangement particulier, mai pour protester contre l’avènement de la Révolution Afdl en mai 1997, juillet et août pour dénoncer la non publication du fichier électoral, septembre pour boycotter la participation de la RDCongo à la 72ème assemblée générale ordinaire des Nations Unies et, le mois suivant pour boycotter l’élection du pays au Conseil des droits de l’homme de l’Onu.

En ce mois de novembre 2017, la manifestation du 15 a fait exception. Justifiée certes par la dénonciation du calendrier électoral publiée dix jours plus tôt par la Céni et par le départ forcé de Joseph Kabila au plus tard le 31 décembre prochain, cette initiative a connu une confusion générale. Pour certains organisateurs, c’était une marche, pour d’autres une journée ville-morte.

Pour la première fois, le bide a été au rendez-vous. Même la tentative de faire de la petite Yalala d’Ile d’Idjwi l’équivalente de la pakistanaise Malala a échoué.

Naturellement, les forces politiques et sociales s’affichant anti-Kabila misent désormais sur la manifestation du 28 novembre prochain.

Une «manne»…

Seulement voilà : ce rendez-vous est juste pour la consommation extérieure. Bien qu’annoncé pacifique – après tout, toutes les manifestations affichent leur caractère pacifique – il n’aura aucun effet s’il se déroule sans incident. Tout au plus, ce sera l’occasion indiquée pour rempiler.

Or, dans l’entendement des organisateurs, il faut absolument qu’il y ait des incidents avec, au besoin, morts d’homme, arrestations et pillages.

Effectivement, pour convaincre les participants au 5ème sommet de l’Union africaine et de l’Union européenne prévu à Abidjan les 29 et 30 novembre 2017 de la mauvaise action que sont, d’un côté, l’élection de la RDC au Conseil des droits de l’homme de l’Onu, et, de l’autre, le calendrier électoral non consensuel publié par la Céni, Rassop/L a besoin d’incidents. C’est avec cet argument qu’il pourra faire valoir son schéma «Transition Sans Kabila».

«Rassop/Limete» se sait «gagnant» déjà gagnant si l’Hôtel de ville interdit ou non  sa manifestation. Ce sera l’occasion d’envoyer à Abidjan un message clair et net : Kinshasa continue de violer les droits de l’homme. Si, du reste, l’Hôtel de ville autorise la double manifestation, cela fait son affaire dès lors qu’il sera difficile d’éviter des heurts. Des casseurs seraient au rendez-vous.

Et comme relevé plus haut, le rapport de la Cenco publié le 20 novembre 2017 a tout d’une «manne» puisque y sont traitées des questions relatives à la fois aux droits de l’homme et au processus électoral.

En définitive, la manifestation du 28 novembre 2017 sert juste à la consommation extérieure.

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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