EDITORIAL. L’Udps, le G7 et l’Udi…

En soi, l’histoire n’est pas forcément un éternel recommencement. C’est l’homme  qui la fait revenir dès lors qu’il ne tire aucune leçon des faits pourtant vécus.

Se voulant parti avant-gardiste (sur papier, malheureusement !), Pétunias ne l’a vraisemblablement pas compris lorsque les bonzes du G7, à la recherche désespérée d’un «King Kong» pour s’abriter des coups redoutés d’une Mp blessée comme un fauve en septembre 2015, ont jeté leur dévolu sur l’Udps.

Étienne Tshisekedi très malade devrait se préoccuper plus de son état de santé que du fonctionnement du parti.

Il revenait naturellement à son pré-carré de rouvrir la chronique pour réaliser l’erreur, ou plutôt la faute commise en 1991 en coalisant avec l’Udi de Léon Kengo, leader des technocrates du Mpr Parti-État.

Ces technocrates – dont la majorité est encore en vie – avaient décidé de prendre la tangente certainement sur conseil de Bruxelles.

Courroucé, paraît-il, par ce qu’il avait considéré comme une traîtrise de leur part, le maréchal aurait instruit ses hommes de s’occuper des autres. Il se chargeait personnellement du dossier Udi.

La suite est connue : en 1994, Léon Kengo reviendra par la force des choses à la primature au grand dam de Limete, ce après avoir neutralisé Étienne Tshisekedi  (schéma Cns) et Faustin Birindwa (schéma Cpk), aidé par Mgr Laurent Monsengwo, « initiateur », laisse-t-on entendre, de l’actuelle Ufc !

***

Vingt-quatre ans après, Moïse Katumbi va s’inspirer du même schéma. Cette fois avec pour interlocuteur Félix Antoine Tshilombo.

On ne peut pas ne pas dire que la défection ait laissé de marbre l’Autorité morale de la Mp. On l’imagine bien instruire les siens de lui laisser le dossier G7.

Deux ans après, force est de constater que G7 est en train de faire la sale besogne d’écraser et de liquider l’Udps  comme jamais cela n’est arrivé au cours de ces 27 dernières années.

Même si l’Udi avait rongé de l’intérieur l’Union sacrée puis l’Usor, au moins Étienne Tshisekedi tenait les rênes de son parti.

Or, qui tient aujourd’hui les rênes de l’Udps/Limete ? Fatshi ? Pas du tout. Il s’est fait offrir un jeu Nintendo avec le poste de président de Rassop/Limete comme pour l’occuper à se distraire pendant que l’enjeu est à un niveau supérieur.

Déjà, il occupe au sein de l’Udps un poste de secrétaire général adjoint non statutaire !

***

Qui alors manage réellement ce parti ? Jean-Marc Kabund ? Pas du tout. Malgré ses fonctions statutaires, le secrétaire général n’est pas autorisé d’engager le parti vis-à-vis des tiers, la charge étant réservée au président, poste jusque-là vacant.

Au moment où ce parti se résout à organiser avec 10 mois de retard son congrès, il ne sert à rien d’en nier l’évidence : son mariage avec le G7 l’a plutôt affaibli que fortifié.

Au congrès, le «bilan» sera bien réclamé.

Sauf si, pour faire garder à Félix Antoine Tshilombo les chances de la succession dynastique, on donnait consigne de se taire. D’autant plus que si on débattait du bilan,  l’implication de Fatshi dans l’instrumentalisation de l’Udps par les forces katumbistes serait établie. Et toute sanction aurait mauvais effet.

On réaliserait alors que sous le leadership « G7-UDPS », «deux ans d’une Opposition SDF : ça suffit !».

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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