Promoteur du schéma «Transition Sans Kabila». Rassop/L réclame de Kabila l’application de l’Accord !

 

  • C’est bien la preuve qu’il est juste une Opposition SDF (Sans Direction Fixe) et qu’il ne croit même pas à son schéma…

 

A l’issue de sa réunion du 20 au 21 novembre 2017, Rassop/L a pris position par rapport au calendrier électoral de la Ceni non sans se prononcer sur l’Accord du 31 décembre 2016. Du calendrier, son appréciation est globalement la suivante : «Le calendrier électoral publié par la CENI, le dimanche 05 novembre 2017, n’est pas consensuel. Il viole la Constitution de la République et l’Accord politique global et inclusif du 31 décembre 2016» et «La publication du calendrier électoral n’est ni la condition suffisante ni la garantie de la tenue effective des élections démocratiques crédibles».

 

Bien entendu, l’important est dans les options levées. Ainsi, pour le calendrier, il y a l’audit et la redynamisation de la Céni, l’élaboration d’un fichier électoral fiable, l’élaboration d’un budget électoral sincère et la mise en place d’un dispositif efficace de sécurisation du processus électoral.

Pour l’Accord, Rassop/L estime «impérieux que les conditions convenues dans l’Accord de la Saint Sylvestre soient pleinement réalisées».

Curieusement, dans le rappel, non seulement qu’il évoque l’expression «entre autres», mais en plus, il passe sous silence le point 3 du chapitre III selon lequel «Le Gouvernement de la République est dirigé par le Premier Ministre présenté par l’Opposition politique non signataire de l’Accord du 18 octobre 2016/ Rassemblement et nommé par le Président de la République conformément à l’article 78 de la Constitution», de même qu’il ne dit mot du point 6.2.2 selon lequel le Conseil national de suivi de l’Accord «sera présidé par le président du Conseil des Sages du Rassemblement».

Ainsi, aux points 6.1. et 6.2. de sa déclaration du 22 novembre 2017, il souligne le fait «qu’ayant refusé d’appliquer l’Accord de la Saint Sylvestre qui lui a accordé une légitimité consensuelle d’un an, jusqu’au 31 décembre 2017, Monsieur Joseph Kabila ne sera plus fondé à demeurer à la tête de l’Etat congolais ni à l’engager tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, à partir du 1er janvier 2018» et «confirme la nécessité de débloquer le processus électoral et d’organiser les prochaines élections sans Joseph Kabila et moyennant la réforme de la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI».

Au point 6.3., Rassop/L renouvelle le maintien de la pression sur le pouvoir en place tandis qu’au point 6.4., il appelle le Peuple congolais à participer aux manifestations prévues jusqu’au 31 décembre 2017 conformément à l’article 64 de la Constitution (lire Editorial intitulé «L’article 64 exclut tout caractère pacifique d’une manif !».         .

L’Accord est un package

A l’analyse des prises de position des Katumbistes, le constat à faire est le suivant :

– à propos du calendrier électoral, Rassop/L qui le déclare non consensuel et non conforme à la Constitution ni à l’Accord ne le rejette pourtant pas catégoriquement ! Certainement pour ne pas effaroucher la Communauté internationale qui, dans sa majorité, en a salué la publication ;

– à propos de la Céni, Rassop/L préconise certes sa réforme, mais curieusement sans citer nommément Corneille Nangaa. Certainement pour ne pas non plus effaroucher les partenaires extérieurs convaincus de son expertise.

Cependant, c’est à propos de Joseph Kabila que les contradictions de Rassemblement/Limete sont flagrantes.

En effet, Rassop a librement résolu de conjuguer au passé Joseph Kabila.

Pourtant, il lui exige l’application stricte de l’Accord de la Saint Sylvestre qui, contrairement à son rappel, ne se limite pas aux mesures de décrispation ni au dédoublement des partis politiques, encore moins à la réforme de la Ceni, ni au respect des droits de l’homme. L’Accord est un package. Admis comme tel, il concerne aussi les postes de Premier ministre et de président du Cnsa.

Dès lors qu’il fait à la Majorité au pouvoir le reproche d’une application sélective de cet instrument, Rassop/L devrait aller au bout de la logique en revendiquant également  ces deux postes. Or, il s’est clairement déclaré ni pour l’un, ni pour l’autre.

Conséquence : il fait lui aussi de l’Accord de la Saint Sylvestre une lecture sélective et recourt à la rue en surfant sur la crise économique et sociale qu’il lie à la crise politique. Comme pour dire aux Congolais qu’une fois amenés ou ramenés aux affaires (primature et Cnsa), ses animateurs vont résorber la crise générale.

Entre-temps, en jurant de ne plus revendiquer ces postes, ils agissent comme pour entretenir et faire perdurer les trois crises !

La question essentielle reste d’identifier la personne de laquelle est réclamée la mise en application de l’Accord. Si dans son entendement, ce n’est pas Joseph Kabila, il va bien falloir qu’il dise de qui s’agit-il ? Or, les indices incitent à croire qu’il s’agit de Joseph Kabila.

Dès lors, on ne peut que se demander à quoi rime, la fameuse « Transition Sans Kabila » !

L’ennui est qu’on veut instrumentaliser la rue pour arriver à des fins de repositionnement politique. Et la rue risque d’en payer, une fois de plus, le prix fort. Surtout maintenant que les Évêques membres de la Médication Cenco soulèvent l’opinion avec le cri de ralliement « Congolais lève-toi. Le mois de décembre approche !« .

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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