AMUSONS-NOUS UN PEU. 7 ou 5 ? 4 ? 10 ou une dizaine ?

Morts ou blessés lors de la Marche des Chrétiens du 31 décembre 2017 des suites, selon l’expression consacrée, des tirs à balle réelle (!) – sauf pour le policier – les manifestants atteints sont, une fois de plus, des victimes pour rien. Elles étaient au nombre de 8 pour la Monusco avant d’être ramenées à 5 ; elles étaient au nombre de 4 pour la Pnc avant d’aller à 5 (la Pnc affirme qu’en dehors de son agent, les quatre autres n’ont rien à voir avec les fidèles catholiques), elles étaient au nombre exact de 10 pour le Clc avant de devenir vaguement une dizaine puis une douzaine.

Ces incertitudes traduisent une vérité : l’encadrement n’a pas été efficace coté Monusco et côté Clc .

Pourtant, il n’y aurait jamais eu de mort, ni de blessé si, au lieu d’une manifestation, on s’était imposé le devoir citoyen d’une évaluation exhaustive de l’Accord de la Saint Sylvestre. (Lire EDITORIAL).

Hélas !, on a privilégié la voie de l’affrontement ou de la confrontation tout en sachant que l’article constitutionnel de référence, le célébrissime 64, met face-à-face tenants de l’alinéa 1 et tenants de l’alinéa 2.

Ainsi, le Congolais qui s’entend dire par les Opposants de la classe politique et ceux de la Société civile qu’il «a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution», est censé savoir en même temps que «Toute tentative de renversement du régime constitutionnel constitue une infraction imprescriptible contre la nation et l’Etat. Elle est punie conformément à la loi».

Le constat est le même depuis plus d’un quart de siècle : la force est toujours du côté de la Loi.

Conséquence : les 7 ou 5, les 4 ou encore les 10 ou la dizaine de victimes rejoignent celles de ces 27 dernières années répondant aux mêmes acteurs politiques et aux mêmes activistes des ONGDH.

Combien sont-ils ?

Le fait même pour les organisateurs des manifestations publiques de ne tenir aucun registre est la preuve que le sort des manifestants est le cadet de leurs soucis. Après tout, il leur arrive rarement, eux, d’y laisser la peau, voire leurs proches parents et leurs proches collaborateurs.

Ce n’est donc pas le fait du hasard que parmi les 7 ou 5, les 4 ou les 10 morts ou la dizaine de victimes enregistrées le 31 décembre 2017 il n’y ait aucun membre du Comité laïc de coordination, mais surtout aucun membre de «Rassop/Limete et Alliés».

Or, dans les images prises pendant les messes, les Opposants radicaux étaient visibles à la première rangée. Mais quand la marche a véritablement commencé, ils se sont faits discrets.

C’est comme s’ils avaient, eux, la consigne de se sécuriser et de laisser s’exposer les «anonymes» !

En plus, toute la journée du 31 décembre, ils n’ont pas réagi dans les médias périphériques. Félix Antoine Tshilombo n’est intervenu qu’à partir du 2 janvier 2018.

En quoi cependant cette rubrique est-elle amusante ?

Tout le monde l’aura constaté : pendant que les médias périphériques signalaient des morts et des blessés, les Kinois – eux – ne songeaient plus qu’à «Bonana».

Au grand dam, certainement, du Clc, de la Cenco et de «Rassop/Limete et Alliés».

 

NDL

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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