Christophe Lutundula lâche : Le G7 contre la «Transition Sans Kabila» !

 

  • Si la Marche du 31 décembre 2017 a été initiée réellement pour l’application intégrale de l’Accord de la Saint Sylvestre, les Katumbistes du G7 n’en ont pas la même interprétation que les «Tshisekedistes» rejoints maintenant par les…Monsengwoïstes. Sur Top Congo fm, Christophe Lutundula a clairement donné la position de son groupe. Une position aux antipodes de celle des «partenaires» de circonstance sur le Chef de l’Etat…

 

  • En réalité, le G7 déménage et…dégage !

 

La question posée le 2 janvier 2018 est «Que signifie Application intégrale de l’accord du 31 décembre 2016 ?». La réponse obtenue du G7 est répartie en quatre thèmes. Primo : respect des principes de l’accord. Secundo : restructuration de la Céni. Tertio : restauration de la confiance. Quarto : décrispation politique. Dans la dépêche mise en ligne par Top Congo fm à 15h50, il ressort exactement ceci : «Joseph Kabila est président de fait, répond le vice-président du G7, membre du rassemblement. Si ce regroupement de l’opposition exige son départ au 31 décembre 2017, ‘du fait de la force’, il restera chef de l’état, reconnaît Christophe Lutundula»…

 

Dans les détails, voici in extenso les propos du juriste-maison du G7. Au sujet du respect des principes de l’accord, l’application intégrale signifie «d’abord le respect des principes selon lesquels il n’y aura pas de révision constitutionnelle ni par la voie parlementaire ni par la voie référendaire». Ensuite : «le président Kabila ne se présentera pas pour un 3ème mandat à la présidence de la République et ce conformément à la Constitution».

Par restructuration de la Céni, il faut entendre l’audit et la redynamisation de cette institution «pour renforcer sa gestion et l’assainir, renforcer son indépendance, son impartialité et sa neutralité».

Pour la restauration de la confiance, «cela n’implique pas, à notre avis, le chamboulement de la CENI, mais plutôt un ajustement au niveau de sa direction pour intégrer toutes les parties prenantes à l’accord de la Saint-Sylvestre».

Tandis que pour la décrispation politique, Christophe Lutundula estime que pour y arriver, «on doit lever toutes les entraves à l’exercice des libertés des droits fondamentaux, à l’exercice des activités politiques pour tous les partis politiques, faire en sorte que les exilés politiques rentrent en toute liberté et en toute sécurité», en plus de «libérer les médias, libérer tous ceux qui sont en prison et en même temps faire en sorte que la dépouille mortelle d’Etienne Tshisekedi rentre au Congo pour qu’on la pleure à la dimension de ce qu’il a fait pour le pays et que ce dossier ne nous divise pas».

RAPPEL DES FAITS

Au regard de ce qui précède, la question est de savoir si on avait vraiment besoin pour le 31 décembre 2017, côté Rassop/Limete, des manifestations devant imposer le schéma «Transition Sans Kabila» et, côté Clc, d’un ultimatum à Joseph Kabila de confirmer au plus tard le 15 décembre 2017 qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession !

Rappel des faits :

– les parties prenantes signent le 31 décembre 2016 l’Accord de la Saint Sylvestre dont la durée n’est pas d’une année, mais indéterminée. Au point 1.2. du chapitre II, elles reconnaissent que par «Période préélectorale et électorale», s’entend «la période de temps qui va de la signature du présent Accord jusqu’à l’installation effective des institutions issues des élections». Il s’agit de toutes les élections.

– les parties prenantes s’engagent à respecter la Constitution et les Lois de la République. Elles ne réduisent ni n’accroissent les prérogatives des Institutions de la République, à commencer par le Président de la République. Elles conviennent seulement de «suspendre» l’alinéa 1er de l’article 5 portant sur le référendum.

– les parties conviennent de la refonte totale du fichier électoral sans déterminer un timing quelconque pour sa durée. Ce qui veut dire qu’elles reconnaissent à la Céni la compétence de le faire.

– les parties conviennent, s’agissant du processus électoral, d’organiser en séquence unique la présidentielle, les législatives et les provinciales au plus tard le 31 décembre 2017.

– or, en même temps, elles conviennent également de prévoir dans les 8 attributions du Cnsa celle consistant à «Apprécier consensuellement le temps nécessaire pour le parachèvement desdites élections entre le Gouvernement et la CENI ».  C’est, du reste, ce qui va faire dire le 29 septembre 2017 au Père Clément Makiobo sur Rtbf : «…l’accord prévoit effectivement d’organiser des élections en décembre 2017 mais il précise qu’en cas de retard ou de problème, ces élections peuvent être repoussées, à condition qu’il y ait une concertation entre la Ceni (la Commission électorale nationale indépendante), le gouvernement et le Conseil national de suivi de l’accord. Cela signifie donc que le processus est toujours en cours».

LE G7 DEMENAGE ET… DEGAGE

Pour une bonne partie de l’opinion nationale, l’application intégrale de l’Accord veut encore dire la nomination d’un Premier ministre et d’un président du Cnsa émanant de Rassop/Limete.

Or, à analyser la déclaration de la Cenco du 24 novembre issue de son assemblée plénière extraordinaire, le «plaidoyer» pour cette application a tourné cette page. D’où le mot d’ordre «ALLONS AUX ELECTIONS».

En toute logique, la volonté mainte fois exprimée par le Président Joseph Kabila de respecter la Constitution et l’Accord de la Saint Sylvestre, s’agissant particulièrement du 3ème mandat, est à mettre à l’épreuve non pas au travers d’une déclaration solennelle sur base d’un ultimatum, mais de l’attente de la période prévue dans le calendrier électoral pour le dépôt de candidature. Et cette période va du 27 juillet au 8 août 2018. Pour être plus précis, dans sept mois.

Question : était-il utile d’organiser une marche pacifique le 31 décembre 2017 en intégrant les forces politiques et sociales acquises au schéma de la «Transition Sans Kabila» prévu pour le même jour ? Le Clc était-il suffisamment outillé pour contrôler ces forces déterminées à renverser le régime ?

Il a fallu, hélas !, des morts et des blessés pour que le 2 janvier 2017, le G7 – qui était pourtant pour ce schéma-là (de même qu’il était déjà en 2016 pour le schéma semblable de «régime spécial» – en vienne à soutenir l’argument s’interprétant comme étant contre ce schéma !

En clair, le G7 se démarque totalement, après coup !, de «Rassop/Limete et Alliés».

On ne serait pas surpris d’apprendre dans les heures sinon les jours qui viennent qu’il a exécuté sa mission de dynamiter l’Opposition, principalement l’Udps. Déjà, Marie France Cros de «La Libre Belgique» – journal belge qui s’est sérieusement rapproché de Moïse Katumbi – a osé tourner en dérision Félix Antoine Tshilombo dont il a signalé la «Lamentable fuite» à Notre Dame du Congo.

A dire vrai, «Rassop/Limete» est en train de brûler. Et le G7 déménage et…dégage !

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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