Caducité de l’Accord. L’Udps ouvre la voie au référendum !

* Pour avoir consacré l’Accord du 31 décembre 2016 comme «source des Institutions de la République », et dès lors que dans leur entendement cette source a cessé d’exister depuis le 31 décembre 2017 sans la remplacer par une autre, les Tshisekedistes de Félix Antoine Tshilombo se condamnent à reconnaître le Congo sans légitimité ni légalité tout comme sans Institutions et sans Constitution…

 

En se démarquant de la position des Udépésiens de «Rassop/Limete» par rapport à l’interprétation de l’Accord de la Saint Sylvestre, le G7 confirme, si besoin est, son «statut» de tête pensante et agissante des Genvaliens. Dans sa lettre du 9 janvier dernier à Félix Antoine Tshilombo, le G7 considère qu’«A cette étape importante de notre lutte commune pour la démocratie et l’Etat de droit dans notre pays, il est fondamental que nos points de vue soient toujours harmonisés sur les questions essentielles notamment de stratégie et de communication de manière à renforcer notre unité et l’efficacité de notre actions». D’où la proposition de «convoquer, sans tarder, une réunion des composantes» de la famille politique «mais dans le format le plus approprié» (exit Mlc et Unc) parce que, ont-ils soutenu, il convient à Rassop d’avoir «le même entendement sur le sort de l’Accord politique et inclusif du 31 décembre 2016 à la date de ce jour ainsi que sur les voies et moyens d’atteindre l’objectif stratégique de la ‘transition sans Kabila’». Le G7 insiste : «Nous devrions aussi convenir des éléments de langage à tenir quant à ce». Normal : les Tshisekedistes de Fatshi ont décrété la liquidation de l’Accord à la date du 31 décembre 2017, les Katumbistes sont d’un avis contraire…

 

La position de l’Udps-Rassop/Limete a de terribles effets boomerangs. Par exemple disqualifier la Résolution 2348 par laquelle le Conseil de sécurité de l’Onu consacre cet accord comme «instrument international». Partant, ne plus justifier les ingérences étrangères dans la question congolaise et, dans la foulée, rendre caduques les sanctions prises à l’encontre des officiels congolais sur base de cette résolution. Ceci en externe.

En interne, les effets boomerangs sont aussi la liquidation du seul cadre de contact entre  tenants et non tenants de l’Accord de la Cité de l’Union africaine. Partant, le retour au schéma de ces assises.

Il y a cependant mieux ou pire, selon le camp.

En effet, que devient un pays sans source de légitimité et de légalité, mais aussi sans Institutions ? En toute logique, il est devient sans Constitution !

Et que fait-on dans ce cas de figure ? En toute logique, on convoque rapidement une Constituante avec mission première et prioritaire de doter le pays d’une nouvelle Constitution à soumettre, bien entendu, au référendum.

Autant dire la consécration de la naissance de la IV° République avec tout ce que cela a comme implications politiques. Une sorte de tabula rasa.

Ainsi, est pris qui croyait prendre…

A l’Udps, parti politique visiblement populiste, on ne prend pas souvent la mesure de certaines options comme, exactement, celles de la Transition Sans Kabila (schéma anticonstitutionnel avéré) et, tout naturellement, de la déclaration de caducité de l’Accord du 31 décembre 2016.

On l’a au demeurant remarqué : dans aucune de leurs prestations au pays comme à l’étranger,  Félix Antoine Tshilombo, Jean-Marc Kabund, Peter Kazadi etAbraham Luakabwanga ne parviennent à convaincre leur auditoire de l’opérationnalisation du schéma «Transition Sans Kabila». De la même manière qu’ils se révèlent incapables de démontrer comment l’Accord est d’une année alors qu’à son point 1.2., il est clairement dit qu’il faut entendre par période préélectorale et électorale «la période de temps qui va de la signature du présent Accord jusqu’à l’installation effective des institutions issues des élections», ce que d’ailleurs Christophe Lutundula s’est fait fort de rappeler dans son interview à Top Congo fm le 2 janvier 2018.

Si le G7 en appelle à haute et intelligente voix à une harmonisation des positions par rapport à l’entendement qu’il faut avoir par rapport à l’application intégrale de l’Accord, c’est notamment pour éviter le genre de piège qui se referme sur soi.

Effectivement, le fait pour l’Udps-Rassop/Limete de rejeter le référendum d’un côté et, de l’autre, d’en favoriser l’impératif puisqu’aucun pays ne peut fonctionner sans institutions, sans légitimité et sans légalité est un non-sens.

Le sens censé s’appliquer, à partir de cet instant, est celui soit de reconnaître la Constitution en vigueur avec tous ses atouts (dont la source des Institutions), soit de doter le pays d’une nouvelle Constitution, ce qui n’est possible qu’avec un référendum.

Ainsi, est pris qui croyait prendre…

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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