BALISES. Monsengwo-Ekofo : il n’y a pas match…

Laurent Monsengwo est archevêque de Kinshasa. Unique cardinal du Congo pour l’instant, 3ème à l’être après Joseph Malula et Frédéric Etsou, il a fait le choix libre de se mettre au cœur d’un débat politico-religieux qui n’aurait jamais dû avoir lieu si seulement les principes élémentaires en matière de négociations ou d’exécution d’une charge avaient été respectés.

Le premier de ces principes, on s’en doute, est l’évaluation. En l’espèce, il s’agit de l’évaluation de l’Accord de la Saint Sylvestre. D’ailleurs, ce principe y est prévu.

Au point VI.2.3. du chapitre VI relatif au «Mécanisme de suivi de l’Accord politique et du Processus électoral», il est dit du Cnsa qu’il a comme deuxième attribution «Réaliser des évaluations régulières du processus électoral, au moins une fois tous les deux mois, avec la CENI et le Gouvernement».

Il sied de rappeler ici que la Cenco est d’office membre du Cnsa.

Lorsque le Président Joseph Kabila lui avait confié en 2016 la mission de Médiation auprès de « Rassemblement » pour obtenir l’inclusivité consensuellement recommandée par les partenaires extérieurs dans le cadre du Dialogue de la Cité de l’Union africaine, la Cenco n’avait pas jugé utile d’associer les autres confessions religieuses. Elle avait préféré agir en solo.

Et les confessions ignorées, notamment l’Eglise du Christ au Congo (ECC) à laquelle appartient le Dr François David Ekofo, ont respecté sa volonté.

On sait seulement qu’après l’autoévaluation de l’Accord faite par la Cenco au cours de l’assemblée plénière extraordinaire du 22 au 24 novembre 2017, le Comité laïc de coordination – inconnu des structures officielles de l’Eglise catholique romaine mais opérant sous l’autorité morale et privée de l’archevêque de Kinshasa – a politisé la suite des événements au travers de l’initiative d’une Marche dite des Chrétiens, prévue pour le 31 décembre 2017, ouverte aux forces politiques et sociales volontaires, l’objectif affiché étant l’application intégrale de l’Accord de la Saint Sylvestre limité au volet «Décrispation politique».

En acceptant l’adhésion des forces politiques pro-Transition Sans Kabila – qui ont passé des mois et des mois à jurer d’en finir avec le régime le 31 décembre 2017 quel qu’en soit le prix – le tandem «cardinal-Clc» avait pleinement conscience des risques auxquels les manifestants étaient exposés. Il y a eu des morts, et des morts de trop.

«Il est temps que les médiocres dégagent et que règnent la paix et la justice en RDC», a déclaré le 2 janvier 2018 Laurent Monsengwo, s’adressant ouvertement aux gouvernants, avant de renchérir, le 5 janvier 2018 : «Nous parlerons à temps et à contretemps advienne que pourra mais nous parlerons». D’où sa sainte colère !

Pour avoir, à l’occasion du culte d’actions de grâce organisé en mémoire du Mzee Laurent-Désiré Kabila le 16 janvier 2018, fait des observations sur la gouvernance institutionnelle dans son homélie, Dr François David Ekofo voit sa prestation reliée à la sainte colère du cardinal.

Sur les réseaux sociaux, c’est quasiment la surenchère : photos, vidéos, extraits s’enchaînent et se déchaînent.

Pourtant si, au pied de la Bible, on compare les propos du prélat catholique avec ceux du prélat protestant, tout chrétien ayant l’esprit de Bérée constate qu’il n’y a pas match. Autant l’un est sorti de la Parole de Dieu, autant l’autre y est resté.

A preuve, les références bibliques Romains 13 :1-7, 1 Pierre 2.13-17 et Tite 3.1-2 à recommander vivement aux Opposants actifs et passifs pro-Rassop/Limete et Alliés.

En Romains 13.1-7, la Parole de Dieu dit : «Que chacun se soumette aux autorités qui nous gouvernent, car toute autorité vient de Dieu, et celles qui existent ont été établies par Dieu. C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes ».

En Tite 3.1-2, la Parole de Dieu dit : «Rappelle-leur de se soumettre aux magistrats et aux autorités, de leur obéir, d’être prêts pour toute œuvre bonne, de ne calomnier personne, d’être pacifiques, conciliants, pleins de douceur envers tous les hommes».

Monsengwo a calomnié ? OUI ! Il l’a fait, et il continue de le faire.

Ekofo a calomnié ? NON ! Il ne l’a pas fait.

Moralité : entre les deux ministres de Dieu, il n’y a pas match !

 

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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