Rattrapé par ses écrits, Thierry Nlandu avait autrefois «déshabillé» les Evêques catholiques !

 * «En définitive, le dictateur combattu, aujourd’hui, résiste tout simplement parce qu’il a trouvé dans notre église officielle une complice de taille. Il y a même lieu de se demander si le dictateur est allé loin pour chercher son modèle. Du prêtre qui l’a baptisé et éduqué, il a appris à dissocier discours et pratique pour la sauvegarde de son pouvoir, de son avoir et de son valoir !», avait-il écrit, faisant allusion à Mobutu et aux évêques de la Cenco !

 

Préfacé par l’abbé Jose Mpundu, son ouvrage paru aux éditions Publibook porte le titre interrogateur : «Du Zaïre au Congo Démocratique : une plume pour une transition en folie ?». Dans son premier chapitre intitulé «Démocratie au Zaïre : Une transition lente, difficile, mais bénéfique», l’auteur écrit : «La transition démocratique au Zaïre est lente et de l’avis des Européens, elle est surtout coûteuse ! C’est, sans doute, ce qui justifie l’agitation de l’Occident fatigué de devoir soutenir financièrement un processus démocratique où les Européens ont même l’impression de se faire flouer par les Zaïrois toutes tendances confondues». De l’Opposition, Thierry Nlandu donne l’avis suivant : «En effet, les politiciens de l’opposition dans lesquels l’Occident a investi des sommes énormes pour soutenir des actions visant à se débarrasser rapidement d’un dictateur qu’ils ont installé et soutenu sont aujourd’hui une grande déception. Pour l’Occident, il est évident qu’ils sont incapables de déboulonner le dictateur devenu trop gênant en cette période euphorique de démocratisation». Et des ONG, il affirme : «Quant aux ONGs, cette nouvelle formule de gestion et de contrôle du processus de démocratisation qui, en aucun cas, ne doit se faire sans le ‘Père’ en cette période de non-coopération officielle, elles ont vite compris, en Belgique comme au Zaïre, qu’il y avait de l’argent et des bénéfices à faire à travers le programme de démocratisation au Zaïre. C’est ainsi que l’on trouve au Zaïre des ONGs financées par les gouvernements occidentaux et les ONGs financées par le gouvernement zaïrois. I y a effectivement de quoi perdre son latin si pas son flamant sans compter son argent !». Comment cependant décrit-il l’Eglise catholique romaine via son évêque ? Pages choisies : 41, 42, 43 et 44. Il met à nu le clientélisme de l’évêque fondé sur le népotisme et le culte de la personnalité. Il révèle les malversations financières et en vient même à se dire si le dictateur ne s’inspire pas du prélat ! Curieux : c’est le même homme qui encense l’évêque comme pour se faire absoudre, salue les ONGs et prend fait et cause pour l’Opposition. Dommage : ses écrits le rattrapent. En voici la preuve :

 

 «Comme le dictateur, l’évêque tolère s’il n’organise pas un clientélisme autour de lui ? Songez aux moments des mises en place dans les paroisses. J’imagine que l’agitation est semblable à celle qui précède un remaniement ministériel.

«Combien de nos abbés ne font pas de neuvaines ou ne vont pas voir le féticheur de Mombele pour qu’il ne change pas de paroisse ou qu’il aille dans une autre plus plantureuse que celle qu’il occupe ?

«Combien ne recourent pas à la recommandation d’un politicien ou d’une femme influente pour être fonctionnaire de Dieu dans une paroisse choisie à l’avance ?

«Enfin, combien n’arrachent-ils pas à leurs confrères un poste longtemps envié en jouant la carte tribale ? Il semble ici que plus tu es proche de la source mieux ça vaut. Une paroisse loin de l’évêque te plonge dans l’oubli.

«Pour couronner toutes ces tractations, l’évêque signe une nomination au style étrangement semblable à celui d’une ordonnance présidentielle avec ses « Vu que…, Entendu que… », on puise dans le droit canon. La suite n’est autre que « Moi Thierry Nlandu, évêque du diocèse de la subversion nomme X curé de la paroisse de la relégation. Comme Dieu m’a envoyé, moi aussi, je t’envoie ». Je m’excuse de l’usurpation !

«Comme le dictateur, l’évêque a deux types de conseillers : les officiels et les occultes. Les occultes se recrutent souvent parmi les frères et sœurs de tribu ; tandis que les officiels sont souvent ceux qui ne contrediront jamais l’évêque, les bons enfants, garants de l’unité de commandement. Très vite, tous ces conseillers se transforment en agent de sécurité au service de l’évêque ou tout simplement du pouvoir.

«Le clergé sera alors répertorié selon le degré de docilité de chacun. De la docilité du curé dépendra sa non-relégation dans une paroisse dite pauvre parce que sans ressources financières. De la docilité de l’abbé dépendra son envoi en Europe, bourse d’études souvent perçue comme récompense pour les services rendus à l’église à travers l’évêque.

«C’est ce qui explique que, de plus en plus, ce ne sont plus les meilleurs qui s’en vont aux études ! C’est comme dans le régime politique : plus de grâce pour les moins méritants pour que leur soumission surabonde ! Ainsi, l’évêque dispense son Avoir selon son bon vouloir. A quand la justice distributive ?

«Comme le dictateur, comme tous les Césars, l’évêque frappe un pagne à son effigie. Mais si les Césars peuvent démonétiser, l’évêque n’a pas encore songé à ‘dépagnétiser’ ! Aussi, presque dans tous nos diocèses, hommes et femmes exhibent l’effigie de l’évêque pendant que ce dernier fait un sermon contre le culte de la personnalité.

«J’ai vu ma mère porter ce pagne épiscopal. Cette pauvre femme dont le rôle dans l’église consiste à être belle et à se taire est loin de se rendre compte de ce qui lui arrive. Son corps objet est confirmé dans son rôle de tableau d’affichage !

«Comme le dictateur, l’évêque a sa garde privée, son cortège, sa Land Cruiser climatisée et aux vitres fumées. C’est pour sa sécurité, affirme-t-on, dans son entourage.

«Le petit peuple analphabète pense que c’est pour ne pas voir sa misère ! Eh oui, le petit peuple a retrouvé la parole, lui qu’on a convaincu que parce qu’il ne savait ni lire ni écrire avait aussi perdu toute capacité de voir, de juger et d’agir !

«Aujourd’hui, il parle de l’allure du cortège de l’évêque. Il réalise que comme le dictateur, l’évêque a compris qu’on ne vit qu’une seule fois et que la béatification ne doit être que la conséquence d’une mort naturelle qui ne doit pas intervenir à 33 ans ! Etrange disciple du Christ ! Et moi qui croyais que l’évêque allait être Roi autrement, à l’image du Serviteur-Roi.

«Comme le dictateur, l’évêque aime paraître, aime les honneurs, tient à son valoir. Ses attributs sont :

– L’argent du diocèse dont on ne connaît que les dépenses et jamais les recettes. Conseil d’ami, ne visitez jamais un évêque le jour où le Père Blanc vient lui demander de préparer la comptabilité pour les donateurs d’Outre église ;

– La soutane blanche immaculée sur laquelle il n’osera pas placer le tablier couleur service du Serviteur Souffrant,

– La calotte, la mitre dont moi de la rue de saisit pas toujours la signification, sans oublier l’anneau épiscopal que je me dois de vénérer sans souvent savoir si je dois le sentir ou le lécher ?

            «Mon Dieu, l’évêque n’a retenu de Jean XXXIII que la grandeur de ses Encycliques, mais pas la grandeur de sa petitesse naturelle !

            «En définitive, le dictateur combattu, aujourd’hui, résiste tout simplement parce qu’il a trouvé dans notre église officielle une complice de taille. Il y a même lieu de se demander si le dictateur est allé loin pour chercher son modèle. Du prêtre qui l’a baptisé et éduqué, il a appris à dissocier discours et pratique pour la sauvegarde de son pouvoir, de son avoir et de son valoir !

            «Frères et sœurs de race, je sais que ce que je partage avec vous aujourd’hui n’est pas agréable. Je comprends pleinement que vous aviez envie de casser ce miroir. Mais je pense aussi que l’enjeu de cette communication dépasse nos personnes. Même si je veux me taire, je ne peux pas, car l’Evangile de Vérité n’est pas notre bien. C’est nous qui appartenons à l’Evangile.

            «Tout ce que je peux faire à ce niveau, c’est d’imiter le chirurgien en salle d’op. Je vais demander à l’anesthésiste d’augmenter la dose pour me permettre de terminer l’opération. Et croyez-moi, il n’y a pas meilleure anesthésiant que le rire ou le sourire. Acceptez donc une petite dose pour le dernier coup de bistouri qui va ouvrir la dernière partie infectée de notre église, j’entends la théologie de la peur».

PROCHAINEMENT :

«Comme les ‘Dix Victoires du Clc sur le Pouvoir’, Thierry Nlandu avait déjà aligné les 10 erreurs de la Cns».

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s