REVUE DE PRESSE THEMATIQUE ETRANGERE. Thème : Résolution 2409 du Conseil de sécurité de l’Onu sur la RDCongo

International, 28 mars 2018

RDC: nouveau mandat pour la MONUSCO

Le Conseil de sécurité a prorogé hier la mission de la force onusienne dans ce pays dans la perspective des élections du 23 décembre prochain.

La Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) restera encore pendant plusieurs années dans ce pays. Le Conseil de sécurité des Nations unies ayant décidé hier du renouvellement de son mandat avec en ligne de mire la sécurisation de l’élection présidentielle, des législatives et des locales prévues le 23 décembre prochain.

D’autant plus que la nouvelle résolution recommande «de faire tout ce qui est possible pour que les élections du 23 décembre 2018 soient organisées dans des conditions requises de transparence, de crédibilité, d’inclusivité et de sécurité».

La résolution adoptée en mars 2017 accordait déjà un point d’honneur à la présidentielle de décembre dernier. Mais, l’échéance fut reportée d’un an par les autorités congolaises, officiellement, pour cause d’insécurité dans certaines parties du pays, à l’instar du Kasaï.

Forte de près de 20 000 hommes dont 16 000 casques bleus déployés à travers ce vaste territoire depuis 1999, la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique assure la protection des civils, soutient le processus électoral et devra aussi veiller au transfert pacifique entre les présidents sortant et entrant autour du 12 janvier 2019.

Toutefois, ce renouvellement intervient dans un contexte marqué par une crise ouverte entre le régime en place et la force onusienne. Au cours d’une conférence de presse le 26 janvier à Kinshasa, Joseph Kabila a souhaité une clarification des relations avec la MONUSCO. Le président congolais accusait alors cette dernière de n’avoir éradiqué aucun groupe armé en activité dans le pays.

Les autorités congolaises digèrent également mal le fait que l’ONU réclame toujours comme mesures de «décrispation politique», la libération des prisonniers politiques prévue dans l’accord du 31 décembre 2016.

Comme pour davantage afficher son mécontentement, Kinshasa a non seulement annoncé qu’elle n’acceptera aucun financement extérieur en soutien à l’organisation des prochaines élections, mais n’entend non plus prendre part à la conférence des donateurs pour la RDC prévue le 13 avril prochain à Genève en Suisse organisée par l’ONU et de certaines ONG qu’elle accuse d’exagérer la crise humanitaire au Congo.

Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, et Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’Union africaine, envisageraient une visite en RDC dans les prochains mois.

Sainclair MEZING

 

Rfi, 28 mars 2018

RDC: le Conseil de sécurité de l’ONU renouvelle le mandat de la Monusco

Le Conseil de sécurité de l’ONU a renouvelé pour un an le mandat de la Monusco en RDC. A l’initiative de la France, les diplomates ont unanimement approuvé le renforcement du rôle des 16 000 casques bleus déployés dans le pays. Ils devront assurer la protection des civils congolais et appuyer le processus électoral jusqu’au scrutin prévu le 23 décembre 2018 pour remplacer le président Joseph Kabila. Mais l’ambassadeur congolais a estimé que l’ONU se trompait de priorité.

Pour le Conseil de sécurité, il n’y a pas de débat, la priorité reste la tenue des élections prévues le 23 décembre prochain pour remplacer le président Joseph Kabila et aboutir à une alternance pacifique du pouvoir. Les diplomates restent néanmoins prudents. « La période électorale qui s’ouvre est cruciale pour l’avenir de la RDC mais aussi de la région dans son ensemble, a déclaré François de Delattre, le représentant français. Le défi est historique, dans un contexte délicat. Sans élections crédibles et acceptées par tous, c’est la stabilité du pays et de toute la région qui est en jeu. »

Selon le texte adopté, les casques bleus de la Monusco seront chargés d’accompagner le processus électoral, notamment l’inscription des électeurs, le scrutin et la transition du pouvoir attendue le 12 janvier 2019. La mission doit aussi mieux protéger les civils congolais. Des mesures critiquées par le représentant congolais à l’ONU : « Nous ne pouvons pas ne pas vous dire que les Congolais ne comprennent pas comment d’autres responsabilités doivent être attribuées à la Monusco alors qu’elle n’est pas arrivée à satisfaire de manière satisfaisante sa première mission. »

Selon lui, la Monusco devrait au contraire se recentrer sur la lutte contre les groupes armés dans l’est du pays et envisager sérieusement son départ, 20 ans après son arrivée en RDC.

Marie Bourreau, correspondante à New York.

 

Xinhuanet.com, 28 mars 2018

Le Conseil de sécurité prolonge le mandat de la mission de l’ONU en RDC

NEW YORK (Nations unies), 27 mars (Xinhua) — Le Conseil de sécurité a adopté mardi à l’unanimité une résolution destinée à prolonger le mandat de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en République démocratique du Congo (RDC) pour une durée d’une année supplémentaire, soit jusqu’au 31 mars 2019.

La résolution 2409 maintient les effectifs de la mission à 16 215 soldats, 660 observateurs militaires et officiers d’état-major, 391 policiers, et 1 050 membres d’unités de maintien de l’ordre.

Elle a donné pour mandat à la Mission de l’ONU pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) de protéger les populations civiles, et de soutenir l’application de l’accord du 31 décembre 2016 et la mise en place d’un processus électoral.

L’accord politique signé le 31 décembre 2016 a autorisé le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, à conserver ses fonctions après l’expiration de son mandat, à condition que des élections soient organisées en 2017. Mais ces élections ont été reportées pour des raisons logistiques, et le 5 novembre 2017, la Commission électorale de RDC a publié un nouveau calendrier pour les élections présidentielles, législatives et provinciales, qui se tiendront toutes le 23 décembre 2018.

La résolution 2409 autorise également la MONUSCO à neutraliser les groupes armés au moyen de sa Brigade d’intervention, dont le mandat est également prolongé d’un an.

Elle demande par ailleurs à toutes les parties concernées de permettre et de faciliter un accès complet, sûr, libre et immédiat du personnel, de l’équipement et de l’approvisionnement humanitaires à tout le pays, et de garantir une livraison rapide de l’aide humanitaire aux populations dans le besoin, et notamment aux personnes déplacées.

Un gouvernement faible et l’existence d’un grand nombre de groupes armés actifs ont entraîné l’émergence de viols et de violences sexuelles à grande échelle, de violations massives des droits de l’Homme, et d’une situation d’extrême pauvreté dans le pays.

Le Conseil de sécurité a de fait rappelé que la situation humanitaire avait atteint des niveaux catastrophiques dans certaines régions de RDC.

Au moins 13,1 millions de Congolais ont besoin d’une aide humanitaire, dont plus de 7,7 millions se trouvent dans une situation d’insécurité alimentaire extrême, selon les chiffres de l’ONU.

 

Jeune Afrique et Afp : 27 mars 2018

RDC : l’ONU prévoit de renforcer la Monusco en cas de crise électorale

Le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé mardi à l’unanimité de renforcer le rôle du plus grand contingent de Casques bleus du monde, afin de préparer les élections prévues en décembre en République démocratique du Congo (RDC), lesquelles devraient marquer le départ du président Joseph Kabila.

Présenté par la France, le texte prolongeant le mandat de la Monusco pendant une année a été adopté à l’unanimité par le Conseil de sécurité de l’ONU, mardi 27 mars. « Le défi est historique, dans un contexte délicat. Sans élections crédibles et acceptées par tous, c’est la stabilité du pays et de toute la région qui est en jeu », a souligné l’ambassadeur français aux Nations unies, Francois Delattre,

Derrière cette prolongation : la nécessité de protéger les civils en vue des élections prévues le 23 décembre dans le but d’organiser la succession du président Joseph Kabila.

«La période électorale qui s’ouvre est cruciale pour l’avenir de la RDC mais aussi de la région dans son ensemble», a-t-il martelé devant le Conseil de sécurité après le vote.

Réticences au sein du Conseil de sécurité

L’ambassadeur congolais auprès de l’ONU, Ignace Gata Mavita, a lui critiqué la résolution, soulignant que la mission des Casques bleus devait être avant tout «de lutter contre les groupes armés pour protéger les civils et restaurer la paix et la sécurité dans la partie Est de notre pays qui en a grandement besoin». Il a de nouveau appelé au départ de la Monusco, présente depuis près de 20 ans dans ce pays qui compte plus de quatre millions de déplacés selon l’ONU.

Le Conseil  de sécurité appelle le secrétaire général de l’ONU à préparer des plans incluant «toutes les options» d’ici le scrutin, dont l’envoi de renforts

Malgré son vote en faveur du texte, la Russie a insisté sur le fait que ce nouveau mandat ne donnait pas de feu vert pour s’ingérer dans les affaires internes du pays.

«Il est nécessaire d’éviter absolument une situation qui verrait la Monusco soutenir l’un des partis congolais», a déclaré l’ambassadeur adjoint de la Russie auprès des Nation unies, Dmitry Polyanskiy.

La Chine a également prévenu que la souveraineté de la République démocratique du Congo (RDC) devait être respectée. La communauté internationale doit aider la RDC à «renforcer ses propres capacités en matière de sécurité afin d’établir une situation stable dans le pays de façon autonome», a ajouté l’ambassadeur adjoint de la Chine, Wu Haitao.

« Transparence et crédibilité »

La résolution adoptée mardi appelle « à œuvrer à la tenue d’élections transparentes, crédibles et ouvertes dans les délais annoncés ». Surtout, le Conseil de sécurité appelle le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à préparer des plans incluant « toutes les options » d’ici le scrutin, dont l’envoi de renforts.

D’après la résolution, les plus de 16 000 militaires de la Monusco seront chargés d’accompagner le processus électoral, notamment l’inscription des électeurs, le scrutin et la transition au sommet du pouvoir attendue le 12 janvier. La mission formera aussi la police congolaise pour qu’elle assure la sécurité le jour du vote. La Monusco relèvera en outre tout atteinte aux droits de l’homme.

Ce dispositif veille à assurer une transition pacifique dans le plus grand pays d’Afrique subsaharienne qui n’en a jamais connu depuis son accession à l’indépendance en 1960.

Arrivé au pouvoir après l’assassinat de son père Laurent Désiré en 2001, Joseph Kabila restera au pouvoir au moins jusqu’à début 2019, plus de deux ans après la fin de son second mandat, le 20 décembre 2016. Il n’a pas déclaré publiquement qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat.

De plus, toute manifestation de l’opposition est interdite depuis septembre 2016 en RDC, où la répression de marches des catholiques depuis le 31 décembre a fait une quinzaine de morts.

Kinshasa refuse de participer à une « conférence des donateurs »

Cette nouvelle résolution intervient dans un contexte de tensions entre l’ONU et le président Kabila, qui a déclaré en janvier vouloir «clarifier nos relations avec la Monusco», sur fond de crise politique, sécuritaire et humanitaire.

Kinshasa a ainsi refusé de participer à une « conférence des donateurs » pour la RDC le 13 avril à Genève co-présidée par l’ONU, estimant que les Nations unies et les ONG exagéraient la crise humanitaire au Congo.

Une précédente résolution, en mars 2017, envisageait déjà une élection présidentielle en décembre 2017, un scrutin finalement reporté d’un an par les autorités congolaises, officiellement pour cause de violences dans le Kasaï (centre).

 

La Libre, 27 mars 2018

RDC : Mandat renouvelé et renforcé pour la Monusco

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité mardi une résolution qui renouvelle le mandat de ses Casques bleus en République démocratique du Congo. Un mandat qui charge aussi la Mission des Nations Unies  à aider à préparer ces élections.

Premier constat : le texte a donc été voté à l’unanimité des 15 membres du Conseil de sécurité des Nations Unies. Même la Chine a donc voté en faveur de ce texte.

Deuxième constat : le texte était présenté par la France.

Troisième constat : le texte va crisper encore un peu plus le pouvoir en place en RDC. En effet, Kinshasa plaidait pour un désengagement onusien et, surtout, pour que ces « onusiens » ne mettent pas leur nez dans les scrutins présidentiel, législatifs et provinciaux qui doivent se tenir le 23 décembre prochain. Le président hors mandat Joseph Kabila n’a eu de cesse de marteler ces derniers temps qu’il n’avait pas besoin du support international pour organiser « son » scrutin.

La mission de la Monusco, plus importante force de l’ONU au monde, est prolongée au moins jusqu’au mois de mars 2019. Le texte insiste par ailleurs sur la nécessité de protéger les civils d’ici les élections de décembre afin d’organiser le départ du président Joseph Kabila.

La résolution «souligne la nécessité de faire tout ce qui est possible afin d’assurer que les élections du 23 décembre 2018 sont organisées avec les conditions requises de transparence, de crédibilité, d’ouverture et de sécurité»… dans la droite ligne de ce qu’avaient couché sur papier les évêques de la Cenco dans l’Accord de la Saint-Sylvestre

L’autre calendrier électoral

Outre le renouvellement de la mission, le Conseil de sécurité enjoint le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, de mettre au point des plans qui prévoient «toutes les options» en cas de nécessité, dont l’envoi de renforts venus d’autres missions de l’ONU.

  1. Guterres devra faire le point sur ces plans devant le Conseil dans 90 jours !

Les 16.000 membres de la Monusco seront chargés de soutenir le processus électorale, notamment l’inscription des électeurs, le scrutin et la transition au sommet du pouvoir attendue le 12 janvier.

La mission fournira une assistance technique et logistique pour soutenir le processus électoral. Elle formera en outre la police congolaise pour qu’elle assure la sécurité le jour du vote.

La Monusco relèvera toute atteinte aux droits de l’homme et les signalera au Conseil de sécurité. Message clairement destiné aux autorités locales.

Eviter les erreurs du passé

En mars 2017, le Conseil de sécurité avait déjà voté une précédente résolution dans la perspective de la présidentielle alors prévue en décembre 2017. Un calendrier remisé aux oubliettes suite, officiellement et notamment, aux violences dans le Kasaï. Les Nations Unies ne veulent plus revivre un tel scénario. Le nouveau texte démontre l’engagement de la communauté internationale derrière le processus électoral et insiste sur le bon déroulement de ce scrutin. Les observateurs seront sur place et seront nombreux, explique en substance la nouvelle résolution.

Plus question d’autoriser un quelconque report et pas question de laisser planer un doute sur le bon déroulement de ce scrutin.

Hubert Leclercq

 

Deutsche Welle-27 mars 2018

Le mandat de la Monusco renouvelé par le Conseil de Sécurité de l’Onu

Le Conseil de Sécurité réuni à New York a adopté à l’unanimité une résolution prolongeant le mandat de la force onusienne déployée en République démocratique du Congo jusqu’en mars 2019.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité une résolution qui renouvelle le mandat de ses Casques bleus en République démocratique du Congo et les charge d’aider à la préparation des élections.

Présenté par la France, ce texte prolonge le mandat de la Monusco, la plus importante force de l’Onu au monde, jusqu’en mars 2019 et souligne la nécessité de protéger les civils d’ici les élections historiques prévues le 23 décembre pour organiser le départ du président Joseph Kabila.

Il s’agit de « faire tout ce qui est possible afin d’assurer que les élections du 23 décembre 2018 soient organisées avec les conditions requises de transparence, de crédibilité, d’ouverture et de sécurité« .

Pour François Delattre, ambassadeur de la France à l’Onu, « la première condition, c’est la confiance dans le processus technique d’organisation des élections et le respect du calendrier électoral. Le Conseil appelle les responsables congolais en charge de l’organisation, et notamment la Céni, à tout faire pour assurer la transparence. Cela suppose la mise en place de l’équipe d’experts électoraux internationaux recommandée par l’Onu« , explique-t-il.

La résolution souligne également l’importance d’un « climat ouvert et apaisé où tous les candidats puissent se déclarer et faire campagne sans crainte de représailles« .

Le Conseil de Sécurité appelle en outre au respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales et demande la levée de l’interdiction de manifester, tout en saluant la mise en place d’une commission d’enquête mixte sur les violences commises lors des derniers rassemblements.

La nouvelle résolution de l’Onu survient dans un contexte de tensions entre l’Onu et le président Joseph Kabila, sur fond de crise politique, sécuritaire et humanitaire.

Ignace Gata Mavinga, ambassadeur de la République démocratique du Congo à l’Onu, n’a pas caché son agacement lors de son intervention au Conseil de sécurité.  « Il n’est pas inutile de relever ici que la Monusco est en RDC sur demande expresse du gouvernement congolais« , a-t-il déclaré. « Elle y opère depuis une vingtaine d’années. Au cours de cette période, le Conseil de Sécurité a plusieurs fois renouvelé le mandat de cette mission sans que ceux-ci n’aient été exécutés à la satisfaction des Congolais, au point que beaucoup de pays amis se demandent ce que cette mission des Nations unies fait en République démocratique du Congo durant toutes ces années. »

La RDC critique principalement les « deux priorités » définies dans le nouveau mandat : la protection des civils et l’appui à la préparation des élections et à la mise en œuvre de l’Accord du 31 décembre 2016.

« S’agissant du choix des priorités, celles-ci auraient pu être organisées de manière à lutter contre les groupes armés et la protection des civils« , explique Ignace Gata Mavinga. « Dans l’est, les civils souffrent des exactions des groupes armés. La résolution aurait pu indiquer un chronogramme pour leur éradication. »

La précédente résolution, votée en mars 2017, avait déjà fixé comme priorité l’organisation d’une élection présidentielle en décembre 2017, un scrutin finalement reporté d’un an par les autorités congolaises, officiellement pour cause de violences dans le Kasaï (centre).

 

Libération avec Afp, 27 mars 2018

RDC : le Conseil de sécurité renforce le rôle de ses Casques bleus en vue des élections

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité mardi une résolution qui renouvelle le mandat de ses Casques bleus en République démocratique du Congo et les chargent d’aider à la préparation des élections.

Présenté par la France, ce texte prolonge le mandat de la Monusco, la plus importante force de l’ONU au monde, jusqu’en mars 2019 et souligne la nécessité de protéger les civils d’ici les élections historiques prévues en décembre pour organiser le départ du président Joseph Kabila.

La résolution «souligne la nécessité de faire tout ce qui est possible afin d’assurer que les élections du 23 décembre 2018 sont organisées avec les conditions requises de transparence, de crédibilité, d’ouverture et de sécurité».

Le Conseil appelle le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à préparer des plans incluant «toutes les options» en cas de besoin, dont l’envoi de renforts venus d’autres missions de l’ONU.

  1. Guterres devra faire le point sur ces plans de contingence devant le Conseil dans 90 jours.

Le plus grand pays d’Afrique sub-saharienne (2,3 millions de km2) n’a jamais connu de transition pacifique depuis son accession à l’indépendance en 1960.

D’après la résolution, les plus de 16.000 militaires de la Monusco seront chargés de soutenir le processus électoral, notamment l’inscription des électeurs, le scrutin et la transition au sommet du pouvoir attendue le 12 janvier.

La mission fournira une assistance technique et logistique pour soutenir le processus électoral. Elle formera en outre la police congolaise pour qu’elle assure la sécurité le jour du vote.

La Monusco relèvera toute atteinte aux droits de l’homme et les signalera au Conseil de sécurité.

Cette nouvelle résolution intervient dans un contexte de tensions entre l’ONU et le président Kabila, sur fond de crise politique, sécuritaire et humanitaire.

Une précédente résolution, en mars 2017, envisageait déjà une élection présidentielle en décembre 2017, un scrutin finalement reporté d’un an par les autorités congolaises, officiellement pour cause de violences dans le Kasaï (centre).

Le président Joseph Kabila restera au pouvoir au moins jusqu’à début 2019, plus de deux ans après la fin de son second mandat, le 20 décembre 2016 d’après la Constitution.

 

Rtbf, 27 mars 2018

La mission de l’ONU en RDC reconduite pour un an : mais à quoi sert-elle ?

Le mandat de la Monusco, la Mission des Nations-Unies en République démocratique du Congo, la plus  grande et la plus coûteuse au monde, est reconduit d’un an. Le Conseil de sécurité des Nations-Unies a adopté à l’unanimité une résolution qui était proposée par la France.

Le texte met l’accent sur deux priorités, la bonne tenue des élections (à la fois présidentielle, législatives et régionales), prévues le 23 décembre prochain, et la protection des civils.

Le rôle des Casques bleus va être renforcé. Ils devront apporter un soutien logistique et une assistance technique à l’organisation des différents scrutins Et ce, jusqu’au transfert de pouvoir. Théoriquement, le 12 janvier 2019.

Quant à l’effectif, il reste inchangé à un peu plus de 16 000 casques bleus.

En réalité, cette résolution dit à peu près la même chose que le texte de l’an dernier. Les élections devaient avoir lieu en décembre 2017, mais elles ont été reportées par les autorités congolaises, officiellement en raison des violences dans le Kasaï.

Or, aujourd’hui, on constate un regain de violences, à la fois dans le Kivu, dans l’Ituri, où régulièrement, des civils sont massacrés. Comment expliquer l’impuissance de la Monusco à établir la paix, après 19 ans de présence dans le pays ?

La mission de la Monusco n’est pas de résoudre les conflits. C’est le rôle du chef de l’Etat et des diplomates. Les casques bleus doivent empêcher, autant que possible, l’agression des milices armées, à l’encontre des civils. « Et cette mission est difficile pour plusieurs raisons« , explique Michel Liegeois, professeur des relations internationales à l’UCL,  » des raisons liées aux terrains qui ne se prêtent pas à des activités militaires de grande ampleur. Le relief, la couverture végétale, les mauvaises conditions de transport… Tout ça rend difficile l’intervention rapide, d’un endroit à l’autre. Et on ne peut pas placer un contingent de soldat dans chaque village. Deuxième problème, le mandat a tardé à s’adapter, à disposer de forces robustes, de moyens de transports comme des hélicoptères… Progressivement ces moyens ont été donnés mais pendant longtemps, ils ont fait défaut. Et puis il y a la réticence politique de certains fournisseurs de contingents à faire prendre des risques à leurs soldats. La combinaison de tous ces éléments fait que les résultats atteints sont en dessous des espérances « .

Le Président Joseph Kabila se montre très critique à l’égard de la Monusco. Il veut réduire le nombre de casques bleu, en vue de leur départ. Est-ce pour ces raisons d’efficacité limitées ou par intérêt personnel ? Il y a deux raisons à cela, selon Michel Liegeois. « Il y a d’abord une posture d’opportunité. En critiquant cette force et en souhaitant son départ, le chef de l’État surf sur l’opinion publique. Ensuite, il y a la posture conjoncturelle. La présence des casques bleus et des Nations-Unies dans le pays, sont autant de témoins et de possibilités de rendre compte des dérives du régime, en matière des droits humains, des répressions de l’opposition, etc. « .

Le pays a plus intérêt à maintenir la présence de la Monusco. Sans elle, la situation serait bien plus grave.

Mais de fait, en raison de l’efficacité limitée de la Monusco, le nombre de casques bleus est constamment débattu par les bailleurs de fonds. La France, par exemple, se montre favorable à une augmentation des effectifs, tandis que les États-Unis et la Grande-Bretagne veulent au contraire les réduire.

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