Elue et réélue pour son leadership, Francine Muyumba, la voix de la jeunesse africaine

Elle vient de terminer un mandat et d’en débuter un deuxième. Pourtant, l’égérie de la Jeunesse africaine a tout l’air de s’être éternisée au gouvernail, tant son bâton de pèlerin semble la rendre infatigable dans la défense de toutes les causes longtemps considérées comme perdues d’avance, mais semblent dorénavant à la portée des jeunes africains réconciliés avec le berceau de l’humanité. Tout le monde a l’impression que ce mandat a duré plus d’une décennie d’autant plus que la présidente de l’Union Panafricaine de la Jeunesse (UJP) a été sur tous les fronts et rencontré – avec son plan sous le manteau – tous ceux qui étaient susceptibles d’apporter des solutions aux problèmes des jeunes du continent. Enseignement, Emploi pour jeunes, Conditions de travail pour jeunes : rien n’a échappé à l’agenda de Francine Muyumba, à la tête d’une organisation qui joue le rôle d’Agence Consultative de l’Union Africaine en matière de la Jeunesse. La compatriote congolaise a opportunément profité de tous les fora organisés sur le continent ou ailleurs pour porter la voix de la Jeunesse africaine. Conséquence : c’est tout le monde qui vient comme par enchantement de découvrir les dessous démiurgiques de l’UJP, presqu’aussi vieille que l’Union Africaine elle-même. Chacun y aperçoit à son compte une mine d’opportunités dans tous les domaines. D’où les appétits gloutons qui se sont exceptionnellement faits voraces lors de sa réélection et, surtout, le lynchage diplomatique déloyal qui s’en est suivi…

 

Des adversaires improvisés de cette nouvelle figure panafricaine ont tenté fébrilement de faire accréditer la thèse selon laquelle l’Afrique serait un continent décidément réfractaire à toute forme d’élection transparente. Aussi, ont-ils contesté la réélection, pourtant démocratique, et en plus face aux caméras de tout le continent, de Francine Muyumba, appelée à rempiler grâce à son bilan flatteur.

À partir de ce moment, il fallait s’attendre à des combats d’arrière-garde qui auraient pour seul objectif de plomber le nouveau mandat de la présidente de l’UPJ et d’entamer son aura.

Ironie du sort, certains organes de la Commission de l’Union Africaine seront même menés en bateau pour donner du crédit à la supercherie des opposants de circonstance, cela, toute honte bue, avant de battre en retraite.

Tout s’était passé comme si cet organe de l’Ua venait de voir le jour au point d’intéresser tous les pays du continent.

Au niveau national, d’aucuns ne se sont pas empêchés de penser à une action de sape, enclenchée par des compatriotes tellement obnubilés par leur quête du top job qu’ils n’entendent pas voir émerger à avant les élections un quelconque leadership qu’ils soupçonnent confusément de leur faire ombrage. Une assertion qui ne tardera pas à se confirmer lorsque sortira au beau milieu de nulle part une rocambolesque affaire du traitement mensuel de la présidence de l’Union Panafricaine, tendancieusement mise sur la place publique par des lanceurs d’alerte occasionnels recrutés au Ministère des Affaires Étrangères, comme si quelqu’un avait quelque chose à cacher.

Pourtant, si c’est pour la première fois que la présidente est vue en action, si c’est pour la première fois que cette organisation panafricaine de la jeunesse est visible, Francine Muyumba n’en est pas pour autant la première présidente. Elle doit être la quatrième si pas la cinquième depuis la création de l’UPJ.

Le bureau mis en place par les jeunes africains au terme des élections qui se sont déroulées au siège de l’Ua, à  Addis-Abeba, est pris en charge par le pays du président élu. C’est la raison pour laquelle le gouvernement congolais, répondant aux exigences de l’Union africaine, pourvoie aux besoins matériels et financiers nécessaires à son fonctionnement. C’est le devoir de la RDCongo, en tant que pays membre de l’organisation continentale de participer à la recherche des solutions en faveur de la jeunesse congolaise.

D’ailleurs, le Congo-Kinshasa n’est pas que donateur. Elle a également reçu des comités précédents, quels que soient les résultats que l’on peut légitimement considérer comme insignifiants des prédécesseurs de Francine Muyumba.

En ce qui concerne les retombées de son mandat, la Rdc n’est pas perdante. Bien au contraire, surtout lorsqu’on mesure l’implication de son plaidoyer dans le financement du projet de rajeunissement de la Fonction publique. Il y a des années, la Fonction publique était considérée non seulement comme un repère des «retraitables», mais aussi comme une entité fermée à la jeunesse.

Avec le projet managé par le Bureau Francine Muyumba, la Fonction publique est redevenue une vraie opportunité pour de nombreux jeunes diplômés congolais.

Relations de partenariat sincères

Il est intéressant de relever le fait que l’Union Panafricaine de la Jeunesse est issue du Mouvement Panafricain de la Jeunesse. Du site web http://pyu.org, il ressort que l’UPJ «est le résultat d’un profond processus de renouveau du MPJ en vue de son adaptation aux transformations survenues sur la scène politique du continent et du monde, tout en tenant compte des défis présents et à venir» et que, «Entrant dans ce millénaire avec le désir ardent de mieux faire que par le passé, l’Afrique a, sans doute, besoin d’une nouvelle dynamique d’organisation et de sa jeunesse, cette force motrice qui s’est constamment dévouée pour mener à bon terme tout projet d’émancipation et de développement de nos sociétés».

Les réformateurs du MPJ ont résolu de laisser la jeunesse trouver elle-même «les voies et moyens de réaliser, en son sein, les mutations qui s’imposent en apportant des réponses aux différentes questions d’ordre politique, organisationnel et fonctionnel, conformément aux dispositions de la Charte Africaine de la Jeunesse».

Se voulant alors «creuset de la jeunesse d’une Afrique unie », l’UPJ est considérée comme «la réponse d’une Afrique unie, constitue la réponse à cette recherche. Elle s’enorgueillit de l’histoire du mouvement associatif juvénile du continent pour le rôle joué, à travers le Mouvement Panafricain de la Jeunesse, dans la mobilisation de l’opinion internationale pour l’indépendance du continent africain et pour la défense des valeurs africaines de la société humaine». Elle doit être «donc le résultat des transformations profondes survenues au niveau des différents Etats membres au sein du mouvement associatif de la jeunesse, transformations pour lesquelles l’Union Panafricaine de la Jeunesse s’engage à oeuvrer en vue de leur approfondissement, avec pour objectif un rapprochement des différents modèles d’organisation de la jeunesse en Afrique.

Faut-il en plus noter que les «Chefs des Etats africains doivent inscrire les politiques de jeunesse au premier rang des priorités de leurs mandats. L’objectif assigné à cette priorité est clair : faire en sorte que les jeunes vivent mieux tous les jours Cela suppose une mise en mouvement de l’ensemble des politiques publiques, dans tous les secteurs, pour améliorer le sort fait aux jeunes et placer ces derniers en situation de partenaires et d’acteurs des politiques qui les concernent».

Ses domaines de prédilection sont dont la politique de l’éducation, la politique de l’emploi, la politique culturelle et la politique de la santé, chaque conseil national de la Jeunesse de chaque Etat étant « l’outil de cette mobilisation générale en faveur de leur jeunesse ».

Il va de soi qu’avec le mandat de Francine Muyumba à la tête de l’UPJ,  la RDCongo a tout à gagner des relations de partenariat sincères entre l’organisation panafricaine et l’organisation nationale.

Emilo Nkoy

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