EDITORIAL. Rapports sur les Droits de l’Homme : le doute s’installe…

«Vendredi 13» est symboliquement parlant une drôle date. «Ce jour a pour particularité d’être associé à une superstition, présente dans certaines cultures, qui en fait un jour de malheur pour certains ou de chance pour d’autres», renseigne Wikipédia.

Penchons plutôt pour la seconde éventualité en ce qui concerne la conférence sur l’aide humanitaire qui s’ouvre à Genève ce 13 avril 2018.

Jusqu’au moment où se boucle cet éditorial, le Gouvernement congolais – premier et principal concerné – maintient sa position de ne pas y prendre part au motif de n’avoir pas été associé aux préparatifs.

Les organisateurs ont préféré l’inviter au même titre que les autres.

On ne peut prétendre détenir le monopole du cœur pour dicter à un Etat indépendant une soupe concoctée ailleurs parce qu’étant faible ou, pour paraphraser un certain Sindika Dokolo, parce qu’ayant des institutions politiques hors mandat !

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Sur ces entrefaites, il est aisé de constater que les Nations Unies – remises à leur place par le Gouvernement congolais – ont décidé de désactiver «la désignation L3 plus tard ce mois-ci», plus précisément le 20 avril 2018, soit une semaine après l’ouverture de la conférence.

En attendant de savoir pourquoi après et non avant, l’élément fondamental est la remise en cause du rapport sur la situation humanitaire dressé tout de même par des experts internationaux avec, sans doute à la manœuvre, des experts nationaux.

Aussi, ce qui est valable pour les Droits de l’homme, s’agissant des aspects économiques et sociaux, ne peut que l’être pour les Droits de l’homme, s’agissant des aspects politiques, juridiques et judiciaires, comme relevé dans la manchette intitulée «Incroyable mais vrai ! La RDCongo à genou pour l’aide humanitaire !».

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Il est de notoriété publique que soit pour le monitoring des Droits de l’homme tels que conçus dans ce pays depuis les années 1990, soit pour le monitoring des élections, le travail se fait en sous-traitance. C’est généralement aux Zaïrois hier, Congolais aujourd’hui, que les «majors» occidentaux de la promotion des Droits de l’homme comme Hrw, Amnesty international et autres Rsf confient la besogne de chercher et de rechercher des informations devant nourrir leurs rapports.

Il se raconte dans certains milieux qu’il arrive aux sous-traitants de créer eux-mêmes des «incidents», parfois mineurs, autour desquels ils organisent un gros battage médiatique avec pour finalité de «soutirer des fonds» aux bailleurs sur fond de la fameuse «opération retour».

Résultat : ayant fait des Droits de l’homme une source d’enrichissement rapide, les «sous-traitants» se sont spécialisés, mieux professionnalisés dans la diabolisation du Pouvoir, entendez dans la sanctification de l’Opposition. D’où Mobutu dictateur pire que Hitler, Laurent-Désiré Kabila dictateur pire que Mobutu et Hitler réunis, et Joseph Kabila dictateur pire que Mobutu-Hitler-Laurent-Désiré Kabila confondus !

Peu importe pour l’image du pays.

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Dans cette optique, Félix Antoine Tshilombo (appelé aussi Tshisekedi) ou Moïse Katumbi devenu Président de la République, les sous-traitants qui ne trouveront pas leur compte dans la sanctification vont commencer à utiliser la technologie de «télédétection» pour explorer et exploiter des nouveaux filons dans les violations des Droits de l’homme, le Congolais étant l’un des rares citoyens du monde à se délecter de la diabolisation de son pays.

Secret de polichinelle : l’objectif est d’affaiblir le Pouvoir pour le contraindre à négocier au rabais des contrats d’investissements. Car le Congo, constamment remis en jachères chaque fois qu’il se relève, doit vivre du maternage continu jusqu’au jour où les «maîtres du monde» décideront de son sort.

Toute chose ayant un début et une fin, la manipulation des rapports sur la RDCongo telle que constatée en ce qui concerne l’action purement humanitaire jette aujourd’hui le doute sur tous les autres rapports noircissant l’image du pays, peu importe qu’ils soient du système des Nations Unies ou du système de l’Union européenne, peu importe qu’ils soient des Américains ou des Européens !

Evidemment, le Pouvoir doit savoir réagir à temps tout en améliorant la gouvernance institutionnelle, tant il est vrai que certaines informations contenues dans certains rapports sont fondées…

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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