AMUSONS-NOUS UN PEU… Genève ou le procès des ONG humanitaires !

Depuis quand les partenaires extérieurs bilatéraux et multilatéraux font-ils passer leur aide humanitaire par les rouages du Gouvernement ?

Pour peu qu’ils soient honnêtes avec eux-mêmes, ces partenaires savent qu’ils contournent généralement le Pouvoir. Ils se sont créé des créneaux par lesquels ils acheminent leur assistance directement aux populations vulnérables.

Pas plus tard que le 10 janvier 2018, la Belgique en a donné la preuve en décidant librement «de mettre fin à une série d’interventions qui devaient être mises en œuvre directement par les autorités congolaises». Elle a précisé que «L’aide humanitaire à la RDC se trouvera de cette manière augmentée à 25 millions d’euros. En parallèle, davantage de coopération avec des organisations non-gouvernementales sera recherchée».

Il suffit d’ailleurs de se rendre à Goma ou à Bukavu pour réaliser le système d’«o-n-géisation» de l’aide humanitaire. Tout, en effet, y est ONG de ceci, ONG de cela, ONG de ceci-cela…

Prenons seulement le cas de l’assistance la plus élémentaire qui soit, en l’occurrence l’aide alimentaire.

Combien sont-ils, les cultivateurs kivutiens qui voient des ONG se procurer leurs pommes de terre, leurs bananes, leurs haricots ou leurs courges, produits vivriers dont les populations vulnérables locales (réfugiés et déplacés internes) sont les principaux consommateurs ?

Au contraire, dans les camps abritant ces derniers, tout est farine importée, maïs importé, riz importé, poisson importé, viande importé, poulet importé, et encore des denrées OGM !

Pourtant, de Bunia à Kalemie en passant par Goma, Bukavu et Uvira – cette longue ligne ou cette file constituée de personnes rendues vulnérables en raison du cycle permanent de conflits armés – ces vivres sont abondamment produits localement avec l’avantage d’être BIO !

Et quand il s’agit d’habillement, tout est friperie importée. Les pagnes Soltexki, par exemple, seraient impropres à la consommation.

Ne parlons même pas de médicaments puisque la production pharmaceutique congolaise est par avance disqualifiée. On peut douter de l’utilisation des médicaments Pharmakina.

A qui alors profite le «crime» d’«o-n-géisation» de l’aide humanitaire ?

La réponse suscite le procès des ONG…

NDL

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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