REVUE DE PRESSE THEMATIQUE. Conférence de Genève sur l’aide humanitaire

Le Phare, 15 avril 2018

Après Genève, virage à 180 degrés de She Okitundu !

«L’argent n’a pas d’odeur». Ainsi pourrait-on dire du Vice-Premier ministre et ministre congolais des Affaires Etrangères, Léonard She Okitundu, chaud partisan du boycott de la Conférence de Genève sur la situation humanitaire de la RDC, qui vient d’effectuer un virage à 180 degrés dès l’annonce de la mobilisation, par la communauté internationale, d’une enveloppe de 528 millions d’euros en faveur des populations congolaises vulnérables. Elle concerne plus de 16 millions de personnes, dont 4,5 millions de déplacés internes.

Le gouvernement congolais, qui venait de faire une annonce de 100 millions de dollars américains, à étaler sur deux ans, au profit de ses citoyens frappés par les conflits armés, la malnutrition, les maladies, le manque de logements et autres besoins élémentaires, ne s’attendait sans doute pas à un signal fort des donateurs internationaux.

Comme si Kinshasa n’a jamais roulé pour l’échec de la rencontre du vendredi 13 avril 2018 à Genève ni salué l’appel au boycott relayé bruyamment par les Emirats Arabes Unis, le ministre congolais des Affaire Etrangères soutient aujourd’hui que la RDC n’a jamais dit non à la solidarité internationale. A l’en croire, la situation humanitaire aurait été surévaluée, ce qui aurait sérieusement écorné l’image de marque du pays et découragé de nombreux investisseurs.

Curieusement, c’est le même ministre qui exige que le pays soit étroitement associé au processus de décaissement et d’affectation de cette manne financière sur le terrain.

Ce qui étonne de nombreux observateurs, c’est l’entêtement des autorités congolaises à ne pas admettre une triste réalité : la persistance d’une situation humanitaire catastrophique pour plusieurs millions de Congolais, dans des zones de conflit armé comme dans des villes et villages non touchés par l’insécurité.

De nombreux concitoyens sont d’avis que les «amis du Congo» ont vu juste. Car les besoins de l’écrasante majorité des citoyens congolais sont si immenses en termes de nourriture, d’eau potable, de médicaments, de kits scolaires, de logements, de vêtements… qu’il serait hypocrite de ne pas accepter la main tendue de ceux qui disposent de plus de moyens que l’Etat congolais.

L’option de sabotage de la Conférence de Genève a été perçue, par beaucoup, comme une volonté de ne pas porter assistance à des millions d’hommes, de femmes et d’enfants abandonnés à leur triste sort dans les deux Kasaï, au Tanganyika, au Sud-Kivu, au Nord-Kivu, en Ituri, voire au Nord et Sud-Ubangi.

Les bonnes volontés qui ont résolu de porter secours aux Congolais devraient être chaleureusement remerciées car même si la crise humanitaire n’a pas atteint le niveau L3, en tout cas, les populations sinistrées ne sont pas loin de cette cote d’alerte. Le geste de la communauté internationale est d’autant significatif qu’il a été d’une spontanéité touchante. Par ailleurs, les 528 millions de dollars américains ne représentent que le tiers de l’aide globale à mobiliser.

Ce qui veut dire que la situation humanitaire qui prévaut en RDC est prise très au sérieux par les donateurs extérieurs. Ce montant n’est pas négligeable car représentant le 1/10me du budget national.

L’autre fait qui intrigue les observateurs, en sus de l’attitude négativiste du gouvernement congolais à l’égard de la manne humanitaire internationale, c’est l’absence des Etats africains, jusque-là, sur la liste des bienfaiteurs du peuple congolais. On ne va pas jusqu’à affirmer qu’ils se réjouiraient des malheurs du peuple congolais. On peut être porté à croire que le boycott, par les décideurs politiques congolais, de la Conférence de Genève, n’était pas de nature à stimuler les donateurs à mettre la main à la poche.

S’il y a une leçon à tirer de ce qui vient de se passer en Suisse, c’est le devoir de réserve dont devraient faire montre certains décideurs congolais face à l’immixtion positive des autres dans nos problèmes internes.

Kimp

 

www.radiookapi.net, 15 avril 2018

Aide humanitaire : les fonds mobilisés doivent être «mieux canalisés» pour servir les bénéficiaires (She Okitundu)

Le gouvernement congolais souhaite que les fonds mobilisés à la conférence humanitaire de Genève soient «mieux canalisés» pour servir réellement les bénéficiaires potentiels. Le ministre des Affaires Etrangères, Léonard She Okitundu, l’a affirmé dimanche 15 avril, dans une interview accordée à Radio Okapi.

Pour lui, le gouvernement ne s’est jamais opposé à ce que les ONG travaillent avec l’argent des donateurs pour assister les Congolais. «C’est un malentendu. On ne s’est pas opposé à la mise en contribution des ONG pour venir en assistance à nos compatriotes. Ce n’est pas ça le problème. Mais les ONG locales sont décriées par les Nations unies et les pays donateurs, estimant qu’elles n’ont pas d’expertise en la matière», a expliqué M. Okitundu.

Il dit accepter la solidarité internationale mais veut que la RDC soit associée aux décisions sur la façon dont ses fonds seront affectés. «Nous allons constater que les donateurs vont utiliser leurs propres ONG, les ressortissants de leurs propres pays. Une partie de ces fonds vont être utilisés pour les salaires, les frais de fonctionnement de ces ONG et une moitié seulement sera dévolue aux bénéficiaires», suppute le ministre Okitundu.

L’ONU estime que 13 millions de Congolais dont 4,5 millions de déplacés ont besoin d’assistance humanitaire. Des chiffres que conteste Kinshasa, qui parle de 230 000. A Genève, 528 millions de dollars ont été mobilisés pour faire face à la situation humanitaire en RDC, pendant un an. Les Nations unies espéraient récolter 1,7 milliard de dollars.

Après avoir boycotté cette conférence, le gouvernement congolais dit prendre acte de l’aide humanitaire promis par les pays donateurs.

 

Afp, 14 avril 2018

Crise humanitaire en RDC : l’ONU et l’UE persistent face à Kinshasa

Au total 528 millions de dollars d’aide humanitaire ont été promis vendredi à Genève pour l’aide humanitaire en République démocratique du Congo lors d’une conférence des donateurs boycottée par Kinshasa, ont annoncé les trois organisateurs. Le montant est bien inférieur aux attentes des organisateurs (Nations unies, Union européenne, Pays-Bas), qui espéraient entre 1,7 et 2,2 milliards de dollars pour aider 13 millions de Congolais dont 4,5 millions de déplacés, selon les Nations unies (230.000 selon Kinshasa).

L’ONU et les ONG font aussi état de «7,7 millions de personnes touchées par l’insécurité alimentaire et plus de deux millions d’enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère».

«Nous sommes déçus que trop peu de pays envoient un vrai message d’espoir aux millions de Congolais qui ont désespérément besoin d’aide», a réagi le secrétaire général d’une ONG présente en RDC, Jan Egeland (Conseil norvégien pour les réfugiés).

Le patron de la branche humanitaire des Nations unies, Marck Lowcock, s’est cependant déclaré «content» du résultat de cette conférence à laquelle ont participé 54 pays.

La communauté internationale a maintenu que «la République démocratique du Congo expérimente l’une des plus graves crises humanitaires» au monde, selon les mots du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, dans un message vidéo envoyé à Genève.

« Prendre au sérieux la crise humanitaire »

Le ministre belge de la Coopération, Alexander De Croo, a lancé un appel aux «leaders congolais pour qu’ils prennent au sérieux la crise humanitaire qui sévit dans leur pays et s’attaquent aux causes intrinsèques de celle-ci». Une injonction qui risque de tendre un peu plus les relations entre Bruxelles et son ancienne colonie, voire ses «partenaires extérieurs» en général.

En cette année électorale, le gouvernement congolais du président Joseph Kabila, supposé quitter le pouvoir dans moins d’un an, accuse la communauté internationale d’exagérer la crise humanitaire et de faire fuir les investisseurs. Kinshasa a très mal supporté que les Nations unies déclenchent en octobre pour six mois le niveau d’alerte humanitaire 3 dans trois régions du pays (Kasaï, Sud-Kivu, Tanganyika).

Pour Kinshasa, cette classification assimile la RDC à des pays en guerre sous le feu de bombardements quotidiens comme la Syrie et le Yémen.

Le gouvernement congolais a récemment promis 100 millions de dollars pour aider sa population en détresse.

Arme de la faim

«L’ONU travaille en étroite collaboration avec le gouvernement de la RDC et des discussions sont en cours quant à l’organisation d’un événement de suivi de la conférence», assurent les organisateurs dans leur communiqué final.

En RDC, le boycott du gouvernement congolais, qui entend aussi refuser toute aide extérieure pour financer le processus électoral, aiguise les tensions. «Cette attitude est irresponsable et criminelle. Elle relève d’un cynisme absolu (…) Kabila utilise l’arme de la faim pour maintenir son peuple sous la dictature», a accusé dans un communiqué jeudi l’opposant en exil Moïse Katumbi, candidat à l’élection présidentielle du 23 décembre. Autre candidat de l’opposition, Félix Tshisekedi avait encouragé «les donateurs potentiels à libérer un maximum de ressources». Le puissant épiscopat congolais a demandé vendredi que «le soulagement de la souffrance du peuple congolais soit mis au-dessus des revendications politiques».

Outre les quelques 1,7 milliard de dollars attendus par les organisateurs, le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) avait aussi demandé 504 millions pour les réfugiés congolais dans les pays voisins (800.000 d’ici la fin de l’année selon le HCR).

La RDC accueille aussi plusieurs centaines de milliers de réfugiés (Centrafrique, Sud-Soudan, Burundi…) en raison des déplacements croisés de population fuyant les conflits.

«Moins de 50 centimes par jour»

Ces sommes représentent «moins de 50 centimes par jour pour chacune des personnes dont nous essayons de protéger et sauver la vie», selon le responsable onusien Marck Lowcock.

L’immense RDC (2,3 millions de km2, neuf frontières) subit en certains points de son territoire des conflits nourris par les milices et les groupes armés, que l’armée régulière ni la mission onusienne la plus importante du monde (Monusco) ne parviennent pas à enrayer.

Dans les deux Kivus (est), des groupes armés congolais ou étrangers tuent, enlèvent et pillent. Au Tanganyika (sud-est), un conflit entre milices bantous et pygmées en 2016-2017 a fait des centaines de milliers de déplacés.

Au Kasaï (centre), la région se relève avec peine des violences entre forces de sécurité et milices politico-religieuses Kamuina Nsapu (au moins 3.400 morts et 1,4 millions de déplacés). Des tueries ont repris en Ituri.

Cette insécurité aggrave la situation des Congolais qui vivent en grande majorité dans la pauvreté, dans ce pays débordant d’énergie où la richesse des sous-sols fait la fortune de quelques-uns.

 

www.radiookapi.net, 13 avril 2018

À Genève, l’ONU demande 2,2 milliards de dollars pour répondre à la crise humanitaire en RDC

Les Nations Unies, l’Union européenne et les Pays-Bas ont organisé ce vendredi à Genève une conférence des donateurs pour la République démocratique du Congo (RDC) où au moins 13 millions de personnes, dont un tiers de déplacés internes, ont besoin d’une assistance humanitaire d’urgence cette année.

«La République démocratique du Congo fait face à l’une des plus grandes crises humanitaires au monde», a rappelé le secrétaire général des Nations Unies António Guterres, dans un message vidéo diffusé à l’ouverture de la conférence.

Dans la ville suisse, l’ONU a demandé 2,2 milliards de dollars aux donateurs pour répondre à la crise humanitaire en RDC. Un montant qui comprend 1,7 milliards de dollars pour financer le Plan d’intervention humanitaire à l’intérieur de la RDC ainsi que plus de 504 millions de dollars pour soutenir les 807.000 congolais réfugiés dans les pays voisins et subvenir aux besoins des plus de 540.000 réfugiés d’autres pays actuellement sur le territoire congolais.

«C’est beaucoup d’argent. Mais cela représente moins de 50 centimes par jour pour chacune des personnes dont nous essayons de sauver et de protéger la vie», a déclaré Mark Lowcock, le chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) lors de la conférence organisée au Palais des Nations.

En RDC, «les besoins humanitaires augmentent», a mis en garde Mark Lowcock rappelant que la crise actuelle a ses racines dans les conflits ethniques, politiques et économiques. Selon le Chef d’OCHA, les violences ethniques se sont aggravées dans l’est de la RDC alors que certaines parties du pays jusqu’ici épargnées par les conflits armés et les catastrophes, ont connu des niveaux élevés de violence au cours de l’année écoulée.

«La transition politique crée des tensions», a ajouté le chef de l’humanitaire de l’ONU, tout en indiquant que des chocs externes ont fragilisé l’économie congolaise, «avec une baisse vertigineuse du prix des matières premières affectant la devise et alimentant une spirale inflationniste et les pressions sur les dépenses publiques, qui sont autant de difficultés pour les populations dans tout le pays».

En l’espace d’un an, le nombre de personnes ayant besoin d’assistance en RDC a presque doublé, passant de 7,3 millions à 13,1 millions. Quelque 7,7 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire. Au total, la malnutrition aiguë sévère menace la vie de 2,2 millions d’enfants et plus de 4,6 millions d’enfants souffrent de malnutrition aiguë. Le chef d’OCHA a rappelé que dans les Kasaï, des milliers d’agriculteurs ont raté trois saisons agricoles successives, entraînant une baisse de la production agricole.

«Au moment où je vous parle, la résurgence d’un conflit interethnique en Ituri en février tue de nombreuses personnes et conduit de plus en plus à des déplacements internes et transfrontaliers», a fait remarquer Mark Lowcock, ajoutant que la RDC est également confrontée à des épidémies, y compris la pire crise de choléra en 15 ans. «Malheureusement, il y a aussi une épidémie de violence sexuelle, la plupart non déclarée et non traitée, et une grande partie contre les enfants», a-t-il déclaré.

«C’est l’insécurité qui doit être réglé pour que les gens puissent rentrer chez eux»

De retour d’une visite en RDC, le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a mis l’accent sur l’interdépendance des crises dont souffre la région des Grands Lacs depuis plus d’un quart de siècle. Une façon pour le chef du HCR de souligner la nécessité d’une volonté renouvelée de recherche de solutions durables. «On va parler beaucoup d’humanitaire. C’est bien, c’est urgent et c’est nécessaire, mais tout cela est lié à la résolution des conflits politiques», a fait remarquer M. Grandi.

Pour le Haut-Commissaire, il faut travailler plus et mieux vers des solutions à ces situations du déplacement, notamment pour les réfugiés et les déplacés internes. «C’est une question que j’ai soulevée lors des rencontres que j’ai eues la semaine dernière avec les chefs d’Etat de la RDC, du Rwanda et du Burundi», a dit M. Grandi. «Aux Présidents Kabila, Nkurunziza et Kagamé, je leur ai dit ce que me disent tous les réfugiés et les déplacés à l’unanimité, c’est l’insécurité qui doit être réglé pour que les gens puissent rentrer chez eux».

L’autre axe exploré par l’agence onusienne consiste à augmenter les ressources allouées à la réintégration des personnes dans leurs communautés quand ces dernières décident de rentrer chez elles. «Et troisièmement, il faut que les Etats de la région travaillent plus et mieux ensemble pour trouver une solution à ces phénomènes », a souligné le chef du HCR.

Malgré la détérioration de la situation humanitaire, l’ONU reconnaît toutefois que des progrès sont possibles en RDC. Au cours des 15 dernières années, sous la direction du gouvernement, les infrastructures dans de nombreuses grandes villes du pays se sont améliorées, l’accès à l’éducation a été amélioré, le taux de mortalité infantile a baissé et les taux de vaccination ont augmenté.

«Le gouvernement de la République démocratique du Congo assure le leadership sur cette crise», a souligné Mark Lowcock qui a également salué l’engagement de Kinshasa à fournir sur ses propres ressources près de 100 millions de dollars. Au cours des deux prochaines années, ces fonds permettront de faciliter la réintégration des réfugiés congolais, des rapatriés et des personnes déplacées internes.

«Nous continuerons à travailler en étroite collaboration avec le gouvernement. Nous discutons avec eux du suivi de la conférence d’aujourd’hui et cette discussion aura lieu à un moment donné et à un endroit convenant au gouvernement», a conclu le chef de l’humanitaire de l’ONU.

Avec ONU Info.

 

LE MONDE, 13 avril 2018

L’ONU échoue à mobiliser des fonds pour la crise humanitaire en RDC

  • Un tiers seulement du 1,7 milliard de dollars demandé a été réuni lors de la conférence organisée à Genève et boycottée par le gouvernement congolais.

Le gouvernement congolais parlera-t-il de victoire quand la vie de millions de personnes est en jeu ? La conférence de Genève qu’il avait appelé à boycotter n’est parvenue à recueillir que 528 millions de dollars (430 millions d’euros) de promesses de dons, vendredi 13 avril, alors que les Nations unies estiment à 1,7 milliard de dollars les besoins pour faire face à une situation humanitaire qui s’est fortement dégradée depuis un an.

Environ 200 millions de dollars avaient déjà été annoncés à la suite du Plan de réponse humanitaire 2018 présenté en janvier. Pour faire bonne figure, le sous-secrétaire général aux affaires humanitaires, Mark Lowcok s’est dit satisfait : «Je ne pensais pas qu’on y arriverait», a-t-il déclaré en remerciant la vingtaine de pays à avoir répondu présents et, pour certains d’entre eux, comme l’Union européenne et les Etats-Unis, à avoir augmenté leurs contributions.

L’un de ses prédécesseurs, Jan Egeland, aujourd’hui à la tête du Conseil norvégien pour les réfugiés s’est montré moins diplomate. «Nous sommes déçus que si peu de pays aient envoyé un message d’espoir aux millions d’enfants, de femmes et d’hommes qui attendent de l’aide. Sans argent, nous ne pourrons tout simplement pas les secourir», a-t-il prévenu.

 

Conciliation

 

Les Nations unies, qui avaient organisé cette conférence des donateurs pour susciter un sursaut et sortir de l’oubli une crise qui touche plus de 13 millions de personnes, ont raté le rendez-vous. Le retrait du gouvernement congolais – en désaccord sur les chiffres avancés par l’ONU et refusant un siège de simple invité – a évidemment pesé. Comment aider un pays contre son gré ?

A l’instar de l’Union européenne, plusieurs bailleurs ont cependant affirmé leur volonté de placer au-dessus de tout les souffrances de la population congolaise et de ses millions de déplacés victimes des conflits au Kasaï, au Tanganyika, dans les régions du Kivu et dernièrement en Ituri. «Il ne s’agit pas de fausses informations mais de réalités vécues sur le terrain», a martelé le commissaire européen aux affaires humanitaires, Christos Stylianides.

Dans une nouvelle tentative de conciliation, les Nations unies ont proposé au gouvernement congolais de reprendre les discussions sur l’assistance humanitaire «quand et où» il le désirerait.

De son côté, l’Union africaine a annoncé son intention de créer une agence humanitaire qui garantira aux Etats du continent «un rôle central» dans la réponse qui est apportée aux crises. Son représentant, Ajay Kumar Bramdeo, n’a pas indiqué comment elle serait financée.

Laurence Caramel

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