EDITORIAL. La Cenco connaît ses laïcs détenteurs de la double nationalité !

 

«La CENCO s’inquiète de l’enlisement politique en RDC» (Vatican News, 14 avril 2018).

«Double nationalité : la CENCO appelle à ce que la justice soit appliquée ‘de manière impartiale’» (POLITICO.CD, 13 avril 2018).

«RDC : ‘Ne pas mettre en pratique les mesures de décrispation, c’est compromettre le processus électoral» (Radio Okapi, 13 avril 2018).

«Double nationalité : ‘préoccupée’, la CENCO redoute ‘la montée des tensions identitaires’»

(CAS-INFO, 13 avril 2018).

«Double nationalité : la CENCO redoute un règlement de comptes politiques». (Rachel Kisita, 13 avril 2018).

«RDC : Décrispation» (Forum des As, 15 avril 2018).

«DOUBLE NATIONALITE DE MOISE KATUMBI : Anarchisme à la CENCO» (Le Maximum, 17 avril 2018).

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La Cenco – qui s’exprime ces temps derniers de plus en plus par la voix de son secrétaire général, abbé Donatien Nshole, donc de moins en moins par celle de son président, Mgr Marcel Utembi – a publié le 13 avril dernier un communiqué à l’issue de l’«Assemblée générale ordinaire de l’institution financière et des Oeuvres de Développement».

En attendant de savoir pourquoi ce qui a tout d’une distance prise par l’archevêque de Kisangani par rapport à la Hiérarchie de l’Eglise catholique romaine du Congo depuis pratiquement l’apparition du Clc, constatons simplement que la Cenco se déclare «très préoccupée du fait que la mise en œuvre des préalables exigés par l’accord de la Saint-Sylvestre pour l’organisation des élections libres, transparentes et apaisées se fait encore attendre» et précise qu’«Il s’agit principalement du parachèvement des mesures de décrispation». Elle considère que «Ne pas les mettre en pratique c’est compromettre le processus électoral et hypothéquer des élections, unique voie de sortie de la crise actuelle».

Selon Radio Okapi, «Les prélats catholiques ont aussi évoqué le débat engagé sur la problématique de la double nationalité en rapport avec les élections. La CENCO redoute la montée des tensions identitaires et l’instrumentalisation de la Justice pour des règlements des comptes politiques. Elle rappelle que ‘personne n’est au-dessus de la loi qui doit être appliquée de même impartiale’».

Dans sa dépêche, POLITICO.CD rapporte que «La CENCO s’est prononcée sur cette question de double nationalité dans son dernier message. Il faut l’application impartiale de la loi. Donc si on doit voir les choses dans le sens du moratoire, cela doit être fait pour tout le monde. Si on va dans le sens d’appliquer strictement la loi, on doit le faire pour tout le monde qui est au gouvernement, au Sénat…’, affirme l’Abbé Donatien Nshole».

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Notons d’emblée que la Hiérarchie catholique – qui réclame au travers des manifestations publiques organisées par le Clc, l’application intégrale et stricte de l’Accord de la Saint Sylvestre dans son volet «Décrispation politique» – viole elle-même cet acte du fait de ne pas prendre son siège au Cnsa. Pourtant, elle est le seul représentant de la Société civile cité nommément comme membre d’office.

Justement en mettant en exergue ce volet, la Cenco sait que la question de double nationalité ne concerne pas les cas emblématiques que sont Moïse Katumbi, Jean-Claude Muyambo et Eugène Diomi Ndongala.

Sa médiation en faveur de Moïse Katumbi porte que sur l’affaire des mercenaires et la spoliation de l’immeuble Stoupis. Elle n’a absolument rien à voir avec la double nationalité.

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C’est ici que la réaction des Evêques signataires du communiqué du 13 avril 2018 surprend les observateurs avertis.

Il est en effet établi que l’affaire «nationalité italienne» n’a pas été révélée ni provoquée par la Majorité présidentielle, encore moins par les Institutions de la République, dont l’Appareil judiciaire.

C’est lui-même, Moïse Katumbi, qui en est à la base. Il connaît la personne physique ou morale qui l’a conseillé de s’adresser aux autorités italiennes pour renoncer en 2017 à sa nationalité étrangère acquise en 2000. Il sait ce que signifie la détention, 17 ans durant, de cette nationalité pendant tout le temps qu’il a exercé les fonctions de gouverneur de province. Il s’est «tué» lui-même.

Dès lors qu’elle estime que justice doit être faite pour tout le monde, la Cenco se met en devoir de fournir les preuves de la double, triple ou quadruple nationalité détenue par les acteurs politiques qu’elle connaît, ceux de son propre laïcat en priorité.

Son «bras armé», entendez le Clc, est bien placé pour l’assister…

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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