AMUSONS-NOUS UN PEU. Et si l’Opposition gagnait par la machine à voter !

S’il faut suivre l’Opposition dans sa logique de rejet systématique de la machine à voter, la suite se devine : Katumbi ou Fatshi, Kamerhe ou Fayulu, Matungulu ou Tshiani – comme suggestionné dans l’article intitulé «Enfin, la bataille des programmes électoraux» –  réagira par la contestation de sa propre victoire !

Autant dire une première mondiale.

Trêve d’illusion : il arguera d’une victoire de l’Opposition sur une Mp prise plutôt à son propre jeu. La chansonnette sera vite composée et, via les réseaux sociaux, diffusée largement.

Si, par contre, c’est la Mp qui l’emporte, il est évident que l’Opposition y verra la preuve de la fraude planifiée par Kabila avec la complicité de Nangaa, fraudée qu’elle aura dénoncée dès l’annonce de l’utilisation de cet outil. «Je vous avais prévenus», lancera-t-elle à la cantonade aux combattants et néocombattants.

A dire vrai, le problème n’est pas la machine. C’est plutôt la détermination de l’Opposition de gagner à tout prix, tant qu’elle est convaincue de l’échec patent de la Majorité dont le bilan est qualifié de négatif non seulement par les opposants d’Avant Rassop, mais aussi des opposants Après Rassop, cas du G7 !

Pas plus tard que le 27 avril 2018, rapporte www.tshukudunews.com, Pierre Lumbi a lancé à la Mp la pique de présenter, en plus de son candidat à la présidentielle, son bilan.

C’est à croire que le G7 – qui a basculé dans l’Opposition fin 2015, soit à une année seulement du second mandat du Président Joseph Kabila en décembre 2016 – ne se sent pas concerné par ce bilan.

Bien entendu, il croit s’adresser à un peuple immature. Un peuple pourtant mature, capable de sanctionner négativement le G7 et tous ses alliés, partant du fait qu’un parent qui n’assume pas la responsabilité de son bilan n’a droit à aucune considération ni compassion.

Pour revenir à la machine à voter, le grand défi pour l’Opposition est la réalisation d’une alternance politique à son propre profit. C’est tout à fait légitime de sa part.

Mais, ce qui est tout aussi légitime en démocratie, c’est le fait que l’alternance peut se produire également  en faveur du parti ou de la coalition au pouvoir. Cas de l’Afrique du Sud avec l’Anc, de la Tanzanie avec le Ccm, de l’Angola avec le Mpla et même de la France avec les Gaullistes entre 1959 et 1981 sous Charles de Gaulle, Georges Pompidou et Giscard d’Estaing, et après l’avènement des Socialistes sous François Mitterrand, encore les Gaullistes sous Jacques Chirac et Nicolais Sarkozy.

Moralité : la machine à voter n’est qu’un prétexte pour contester la défaite plausible de l’Opposition, les griefs portés contre cet outil par NEC (Commission électorale coréenne) et GEC (Groupe d’Etude Congo) étant battus en brèche (lire l’article intitulé «Machine à voter : NEC et GEC ont menti !»).

Au fait, il est temps pour les forces politiques et sociales congolaises et étrangères réellement acquises à la tenue des élections démocratiques et apaisées de commencer à préparer l’opinion sur l’enjeu appelé «alternance politique».

NDL

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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