REVUE DE PRESSE THEMATIQUE. Séjour de Mme Fatou Bensouda, Procureur de la Cpi, en RDCongo

Déclaration du Procureur de la CPI : « La lutte contre l’impunité et la nécessaire prévention des crimes relevant du Statut de Rome de la CPI sont primordiales pour la stabilité sociale »

«Je viens de conclure ma visite en République Démocratique du Congo (« RDC »). J’ai eu des entretiens fructueux avec le Chef de l’Etat, SE Monsieur Joseph Kabila, et les autorités politiques et judiciaires congolaises sur des sujets aussi importants que les violences commises dans le pays, l’état d’avancement des procédures judiciaires nationales, la coopération et les activités de mon Bureau. Je me suis également entretenue avec des représentants de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (la CENCO), de partis politiques, de la société civile, de médias et d’autres partenaires, et avons abordé des questions liées à la situation en RDC et aux activités de mon bureau.

Cette visite s’inscrit dans la continuité de mes déclarations antérieures. J’ai fait part de mes inquiétudes quant à la situation critique et aux épisodes de violence me rapportés en particulier à Kinshasa, à Béni, dans les provinces des Kasaï et dans d’autres parties du territoire. J’ai également fait part de mes préoccupations quant aux actes observés à ces occasions, dont il est allégué qu’ils pourraient constituer des crimes relevant de la compétence de la Cour pénale internationale (« CPI »).

J’ai alors demandé aux autorités congolaises de prendre toutes les mesures nécessaires pour que des enquêtes véritables soient menées afin de faire la lumière sur les violences alléguées et de traduire en justice tous les acteurs impliqués dans leur perpétration. C’est en effet la responsabilité première des autorités nationales de mener des enquêtes véritables pour faire la lumière sur ces allégations, comme cela est prévu dans le Statut de Rome ratifié par la RDC.

La lutte contre l’impunité et la nécessaire prévention de crimes graves relevant du Statut de Rome de la CPI sont primordiales pour la stabilité sociale. Il est essentiel que des procédures nationales effectives soient menées contre les responsables de tels crimes qui ont troublé cette stabilité. Les appels des nombreuses victimes pour que justice leur soit rendue doivent être entendus.

J’ai longuement échangé avec les autorités nationales sur la situation actuelle dans le pays ainsi que sur l’état d’avancement des enquêtes et des poursuites nationales contre les auteurs présumés des actes criminels commis en RDC. Des progrès sont réalisés par les autorités congolaises dans la lutte contre l’impunité. Nous en avons fait le constat y compris dans les échanges que mon Bureau a régulièrement avec les autorités nationales compétentes. Je me félicite donc de ces efforts. J’encourage les autorités à les renforcer de sorte que tous les responsables des crimes atroces allégués de tous bords répondent de leurs actes devant la justice. Mon Bureau va continuer à interagir dans le cadre d’évaluations et de renforcement continus des capacités et des procédures nationales avec les autorités congolaises et d’autres partenaires pertinents, en conformité avec le principe de complémentarité.

La lutte contre l’impunité c’est aussi la prévention, qui est une dimension essentielle de la justice. J’invite tous les acteurs et toutes les parties concernées à continuer à œuvrer pour que, face à des moments difficiles faisant peser des risques importants de commission de crimes graves, des mesures adéquates soient mises en place pour éviter à tout prix leur commission. C’est la responsabilité de tout un chacun, parce que la commission de crimes relevant du Statut de Rome n’est pas une option ; elle ne peut être tolérée, quelle qu’en soit l’origine et quels qu’en soient les auteurs ou leurs fonctions. Le Statut de Rome est clair sur ce point et, en tant que Procureur, il est de mon devoir de le rappeler sans équivoque : toute personne qui commet ou ordonne que soient commis des crimes relevant de la compétence de la CPI ou encore incite, encourage ou contribue à la commission de tels crimes est passible de poursuites.

Ici en terre congolaise, je veux réitérer mon appel lancé aux autorités et au peuple congolais de tout faire pour prévenir et éviter tout comportement de violence criminelle puni par le Statut de Rome, en tout lieu et en tout temps. Il est impératif que toute action, toute activité sur l’étendue du territoire de la RDC, quels qu’en soient l’auteur, la nature et la forme, se fasse avec retenue et sens de responsabilité.

Le travail de mon Bureau continue en RDC. Avec une extrême vigilance, nous allons continuer à suivre de près la situation sur le terrain et à échanger avec tous les acteurs pertinents, y compris les populations civiles, les autorités congolaises, toutes les parties prenantes et la société civile. Nous sommes plus que jamais déterminés à soutenir et à renforcer les efforts et les capacités pour prévenir la violence criminelle et n’hésiterons pas à poursuivre les responsables d’atrocités commises en RDC dans le cadre de la complémentarité et de la coopération prévues par le Statut de Rome.

Depuis toujours la RDC a apporté un soutien et une coopération remarquables au travail de mon bureau. Je voudrais exprimer ma gratitude aux autorités congolaises pour ce soutien et pour leur adhésion aux principes et aux valeurs du Statut de Rome qu’elles ont ratifié. Je suis confiante de pouvoir toujours continuer à compter sur la coopération des autorités congolaises dans nos activités en RDC.

Je voudrais, pour conclure, exprimer toute ma gratitude aux autorités et au peuple congolais pour l’accueil chaleureux qui nous a été réservé, et rappeler la détermination de mon Bureau à poursuivre résolument ses activités en RDC afin de combattre l’impunité et de concentrer nos efforts aux fins de rendre justice aux victimes.

Le Bureau du Procureur de la CPI mène des examens préliminaires, des enquêtes et des poursuites à propos du crime de génocide, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, en toute impartialité et en toute indépendance. Depuis 2003, le Bureau enquête sur plusieurs situations relevant de la compétence de la CPI, notamment au Burundi, en Côte d’Ivoire, au Darfour (Soudan), en Géorgie, au Kenya, en Libye, au Mali, en Ouganda, en République centrafricaine (deux situations distinctes) et en République démocratique du Congo. La Chambre préliminaire II de la Cour est saisie de la demande d’autorisation d’ouvrir une enquête sur la situation en République islamique d’Afghanistan déposée par le Procureur. Le Bureau conduit également des examens préliminaires à propos des situations en Colombie, en Guinée, en Iraq/Royaume-Uni, au Nigeria, en Palestine, aux Philippines, en République gabonaise, en Ukraine et au Venezuela».

Source : Bureau du Procureur

 

Forum des As, 4 mai 2018

Au terme d’un séjour de travail de 72 heures à Kinshasa

Fatou Bensouda : vivement la lumière sur les violences alléguées

Mener des enquêtes sérieuses aux fins de faire toute la lumière sur les violences survenues en RDC et portées au bureau local de la CPI, relève de la responsabilité première des autorités nationales. C’est ce que déclare Mme Fatou Bensouda, procureure de la CPI, au terme d’une mission de 72 heures de travail, clôturée hier jeudi 3 mai en RDC.  » La lutte contre l’impunité et la nécessaire prévention de crimes graves relevant du Statut de Rome de la CPI, sont primordiales pour la stabilité sociale, a déclaré Fatou bensouda, lors d’une conférence de presse de clôture de son séjour hier à Kinshasa. La procureure près la CPI précise par ailleurs, qu’il est essentiel que des procédures nationales effectives soient menées contre les responsables de tels crimes qui ont troublé cette stabilité », rappelant qu’elle a eu des entretiens fructueux avec le chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila.

 

A l’entendre, la lutte contre l’impunité et la nécessaire prévention des crimes relevant du Statut de Rome de la CPI sont primordiales pour la stabilité sociale. La cheffe de cette institution internationale a souligné que c’est la responsabilité première des autorités nationales de mener des enquêtes véritables pour faire la lumière sur ces allégations, comme cela est prévu dans le Statut de Rome ratifié par la RDC. Elle a estimé qu’il est essentiel que ces procédures nationales effectives soient menées contre les responsables de tels crimes qui ont troublé cette stabilité. Fatou Bensouda est d’avis que les appels des nombreuses victimes pour que justifie leur soit rendue doivent été entendus.

La Procureure de la CPI a indiqué que sa visite au pays de Joseph kabila s’inscrivait dans le cadre de la continuité de ses déclarations antérieures. « J’ai fait part de mes inquiétudes quant à la situation critique et aux épisodes de violence me rapportés en particulier à Kinshasa, Béni, dans les provinces des Kasaï et dans d’autres parties du territoire de la RDC». Aussi, a-t-elle poursuivi : « Je fais part de mes préoccupations quant aux actes observés à ces occasions, dont il est allégué qu’ils pourraient constituer des crimes relevant de la compétence de la CPI« .

En effet, Fatou Bensouda a eu des échanges fructueux avec le chef de l’Etat, et les autorités politiques et judiciaires congolaises sur des sujets importants tels que les violences commises dans le pays, l’état d’avancement des procédures judiciaires nationales, la coopération et les activités de son bureau en RDC. Le numéro 1 de la CPI s’est entretenu également avec les représentants de la CENCO, de partis politiques, de la société civile, de médias et autres partenaires. Ensemble, ils ont abordés des questions liées à la situation en RDC et aux activités du bureau de la CPI.

QUELQUES PROGRES REALISES EN RDC

La procureure de la CPI a salué les progrès réalisés par les autorités congolaises dans la lutte contre l’impunité. « Je me félicite de ces efforts. J’encourage les autorités à les renforcer de sorte que tous les responsables des crimes atroces allégués de tous bords répondent de leurs actes devant la justice« , a-t-elle mentionné. Selon elle, son bureau va continuer à interagir dans le cadre d’évaluations et de renforcement continus des capacités et des procédures nationales avec les autorités congolaises et d’autres partenaires pertinents, en conformité avec le principe de complémentarité.

Madame Bensouda a martelé sur le fait que la lutte contre l’impunité c’est aussi la prévention, qui est une dimension essentielle de la justice. Ainsi, elle a invité tous les acteurs et toutes les parties concernées à continuer à œuvrer pour que, face à des moments difficiles faisant peser des risques importants de commission de crimes graves, des mesures adéquates soient mises en place pour éviter à tout prix leur commission.

C’est la responsabilité de tout un chacun, parce que la commission de crimes relevant du Statut de Rome n’est pas une option, a-t-elle fait remarquer avant d’ajouter, elle ne peut être tolérée, quelle qu’en soit l’origine et quels qu’en soient les auteurs ou leurs fonctions.

Fatou Bensouda a réitéré son appel lancé aux autorités et au peuple congolais de tout faire pour prévenir et éviter tout comportement de violence criminelle puni par le statut de Rome, en tout lieu et en tout temps.

Mathy MUSAU

 

www.digitalcongo.net, 3 mai 2018

Crimes présumés à Kinshasa, Beni et Kasaï : Fatou Bensouda apprécie des avancées dans les enquêtes de la justice congolaise

La Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a également salué le soutien et l’adhésion des autorités congolaises aux valeurs du Statut de Rome. La Procureur de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, a bouclé ce jeudi 3 mai une visite de trois jours à Kinshasa. La Gambienne a rencontré le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange ainsi que certaines forces vives de la Nation.

Avec ses interlocuteurs, elle a également échangé autour des violations commises dans le pays, notamment à Kinshasa, Beni et Kasaï, de l’état d’avancement des procédures judiciaires nationales, de la coopération et des activités de son Bureau au pays.

En conférence de presse ce jeudi au siège de la représentation de la CPI à Kinshasa, Fatou Bensouda a apprécié des « avancées » dans les enquêtes nationales sur des présumés crimes évoqués, tout en précisant que son Bureau poursuit également son travail.

«J’ai fait part de mes inquiétudes quant à la situation critique et aux épisodes de violence me rapportés en particulier à Kinshasa, à Beni, dans les provinces des Kasaï, et dans d’autres parties du territoire. J’ai également fait part de mes préoccupations quant aux actes observés à ces occasions, dont il est allégué qu’ils pourraient constituer des crimes relevant de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) », a-telle rapporté devant la presse nationale et internationale.

La Procureur a demandé aux autorités congolaises de prendre toutes les «mesures nécessaires pour que des enquêtes véritables soient menées afin de faire la lumière sur les violences alléguées et de traduire en justice tous les acteurs impliqués dans leur perpétuation».

Elle n’a cessé de rappeler, selon le Statut de Rome, la responsabilité première des autorités nationales de mener des enquêtes véritables pour faire la lumière sur des allégations des crimes à Kinshasa, Beni et les Kasaï. La CPI, a-t-elle souligné, n’agit que dans le cadre du principe de la complémentarité.

Par ricochet, elle a également salué le soutien et l’adhésion des autorités congolaises aux valeurs du Statut de Rome.

«Depuis toujours, la RDC a apporté un soutien et une coopération remarquables au travail de mon Bureau. Je voudrais exprimer ma gratitude aux autorités congolaises pour ce soutien et pour leur adhésion aux principes et aux valeurs du Statut de Rome qu’elles ont ratifié. Je suis confiante de pouvoir toujours à compter sur la coopération des autorités congolaises dans nos activités en RDC», a-t-elle souligné.

Il est donc clair pour Fatou Bensouda : la CPI ne remplace les institutions judicaires nationales congolaises dont elle apprécie déjà le travail.

Socrate Nsimba/MMC

 

L’Avenir, 3 mai 2018

Situation en Rdc: Bensouda menace les auteurs d’atrocités

La Procureure de la Cour pénale internationale (CPI) a séjourné pendant trois jours en République démocratique du Congo. Elle a rencontré tour à tour le Président de la République Joseph Kabila Kabange, les autorités politiques et judiciaires, comme la classe politique congolaise, toutes tendances confondues, la Société civile, les confessions religieuses, etc. Même si elle suit de près la situation en Rdc, sa visite revêt un caractère spécial, d’autant plus qu’elle doit rappeler aux auteurs de crimes que tôt ou tard, ils répondront de leurs actes. De même, à ceux-là qui sont tentés de s’adonner à cette sale besogne, qu’ils comprennent qu’ils sont sous le viseur de la justice internationale et rien ne restera impuni.

Pour conclure cette deuxième visite de carrière en Rdc, Mme Fatou Bensouda était ce jeudi 03 mai 2018 face à la presse congolaise et internationale. Cette séance d’échange avec les médias a duré 30 minutes avec deux temps forts : d’abord la déclaration de Mme la Procureure, puis ses réponses aux questions des journalistes.

Dans son adresse, elle a affirmé avoir discuté avec les autorités politiques et judiciaires de la Rdc autour des violences commises dans le pays, l’état d’avancement des procédures judiciaires nationales, la coopération et les activités de son bureau. « Je me suis également entretenue avec des représentants de la Conférence épiscopale nationale indépendante (CENCO), de partis politiques, de la Société civile, des médias et d’autres partenaires. Nous avons abordé des questions liées à la situation en Rdc et aux activités de mon bureau », a-t-elle affirmé.

Pour Fatou Bensouda, sa visite en Rdc s’inscrit dans la continuité de ses déclarations antérieures. «J’ai fait part de mes inquiétudes quant à la situation critique et aux épisodes de violence à Kinshasa, à Beni, dans les provinces des Kasaï et dans d’autres parties du pays. J’ai également fait part de mes préoccupations quant aux actes observés à ces occasions, lesquels pourraient constituer des crimes relevant de la compétence de la CPI».

Pour la Procureure de la CPI, la lutte contre l’impunité et la prévention de crimes graves relevant du Statut de Rome de la CPI sont primordiales pour la stabilité sociale. Elle affirme avoir « longuement » échangé avec les autorités congolaises sur la situation actuelle dans le pays ainsi que sur l’état d’avancement des enquêtes et des poursuites nationales contre les auteurs présumés des actes criminels commis en Rdc. «Des progrès sont réalisés par les autorités congolaises dans la lutte contre l’impunité. Je me félicite donc de ces efforts», a-t-elle dit.

Elle a indiqué que son bureau va continuer à interagir dans le cadre d’évaluations et de renforcement continus des capacités et des procédures nationales avec les autorités congolaises et d’autres partenaires pertinents, en conformité avec le principe de complémentarité. «Le travail de mon bureau continue en Rdc. avec une extrême vigilance, nous allons continuer à suivre de près la situation sur le terrain et à échanger avec tous les acteurs pertinents, y compris les populations civiles, les autorités congolaises, toutes les parties prenantes et la Société civile», a déclaré  Bensouda à la presse.

Elle a promis de poursuivre les responsables d’atrocités commises en Rdc dans le cadre de la complémentarité et de la coopération prévues par le Statut de Rome. Et elle a rappelé la détermination de son bureau à poursuivre résolument ses activités en Rdc «afin de combattre l’impunité et de concentrer nos efforts aux fins de rendre justice aux victimes».

Après sa déclaration, la procureure de la CPI a répondu aux diverses questions lui posées par les hommes et femmes des médias œuvrant en Rdc. Dans ses réponses, elle a insisté sur le fait que la CPI ne remplace pas les juridictions nationales. Elle travaille en collaboration avec ces juridictions au nom du principe de la complémentarité. Elle a fixé les journalistes sur différentes situations qui concernent la Rdc à la CPI. Pour elle, les procédures pour toutes les affaires se poursuivent normalement.

Joseph Kabila échange avec la procureure  Fatou Bensouda

Les questions relatives à la collaboration entre la République Démocratique du Congo et la Cour pénale internationale (CPI), la situation sécuritaire et l’évolution du processus politique en cours en RDC ont été au centre de l’entretien d’environ une heure que le Président Joseph Kabila a eu,  mercredi dans la soirée, en son cabinet de travail de la Gombe, avec la Procureure Mme Fatou Bensouda.

La Procureure de la CPI a déclaré à la presse à l’issue de l’audience auprès du Chef de l’Etat, que sa mission en RDC était de rencontrer les autorités congolaises, les membres de la société civile, les confessions religieuses et l’opposition politique. Elle a dit avoir également évoqué avec le Président de la République les préoccupations en rapport avec les violences en cours dans  différents coins du pays, précisant toutefois que cela ne veut pas dire qu’elle veut interférer sous un quelconque aspect politique. « Cela n’est pas ma mission », a-t-elle dit, ajoutant que sa mission est plutôt d’intervenir pour la prévention des crimes qui rentreraient dans la compétence de la CPI. Elle a  estimé que cela constitue aussi une partie de la justice.

Mme Bensouda a fait savoir, en outre, qu’elle souhaite que la RDC continue à collaborer étroitement avec la CPI, car la situation qui s’est déroulée au Kasaï en 2016 et 2017 et tout ce qui se passe dans certaines parties de la RDC préoccupe au premier chef ses bureaux, raison pour laquelle elle a envoyé à plusieurs reprises des missions en RDC et tenu des réunions avec les autorités congolaises.

La procureure de la CPI s’est dit «satisfaite et respectueuse des propos du Président Joseph Kabila en ce qui concerne la collaboration entre la RDC et cet organe judiciaire international», avant de saluer les efforts des autorités congolaises dans la recherche des voies et moyens de résoudre les problèmes qui se posent au pays.

(Lepetit Baende)

 

www.radiookapi.net, le 4 mai 2018

RDC : ce que la classe politique attend de la CPI

Apres le passage à Kinshasa de Fatou Bensouda, procureure de la Cour pénale internationale, l’opposition affirme attendre les résultats des enquêtes que mène la Cour pénale internationale (CPI) en RDC depuis 2004, estimant que les crimes contre l’humanité commis dans ce pays ne devraient pas rester impunis. De son côté, le pouvoir en place souhaite qu’on puisse «responsabiliser d’abord les Etats» en cette matière des crimes internationaux.

Il est inadmissible que les crimes contre l’humanité commis en RDC restent impunis, ont signifié les partis politiques de l’opposition à la Procureure de la CPI, jeudi 3 mai ici à Kinshasa. Parmi ces partis figurent l’UDPS/Tshisekedi, l’UNC et alliés et les partis membres de la dynamique de l’opposition.

Ces partis ont insisté pour la nécessité de poursuivre les auteurs de ces crimes imprescriptibles, comme l’affirme Martin Fayulu, président de l’Engagement citoyen pour le développement (Ecidé).

De son côté, la représentante personnelle du chef de l’état en matière de lutte contre les violences sexuelles et le recrutement d’enfants, Jeannine Mabunda, estime que la demande de Mme Bensouda de condamner les crimes internationaux commis en RDC ne fait qu’enfoncer une porte déjà ouverte.

«La RDC n’est pas une mauvaise élève en ce qui concerne la lutte contre les violences sexuelles et le recrutement d’enfants. Elle a déjà jugé et condamné plusieurs hommes en uniforme y compris un général et un député national», fait-elle valoir.

 

www.radiookapi.net, 3 mai 2018

Fatouma Bensouda : «Nous n’hésiterons pas à poursuivre les responsables d’atrocités commises en RDC»

La Procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatouma Bensouda, a réaffirmé jeudi 3 mai la détermination de son bureau à poursuivre ses activités en RDC afin de combattre l’impunité et rendre justice aux victimes. Elle a fait cette déclaration au terme de son séjour dans la capitale congolaise.

«Nous sommes déterminés à soutenir et à renforcer les efforts et les capacités pour prévenir la violence criminelle et n’hésiterons pas à poursuivre les responsables d’atrocités commises en RDC dans le cadre de la complémentarité et la coopération prévues par le Statut de Rome», a annoncé Fatouma Bensouda devant les journalistes à Kinshasa.

Selon elle, la CPI va continuer à suivre de près la situation sur le terrain et à échanger avec tous les acteurs pertinents, y compris les populations civiles, les autorités congolaises, toutes les parties prenantes et la société civile.

Avant de tenir sa conférence de presse, la Procureure de la CPI s’était entretenue avec les évêques catholiques, les dirigeants de partis politiques et d’autres responsables de la société civile.

Mme Bensouda est arrivée en RDC pour s’enquérir de la situation des droits de l’homme. D’après elle, les autorités congolaises ont la responsabilité première d’engager des procédures judiciaires à l’encontre des auteurs des violations des droits de l’homme commises dans ce pays dans l’objectif de mettre fin à l’impunité et rétablir la justice et la paix dans le pays.

Dans sa ligne des mires, des cas des violations des droits de l’homme dont des atrocités et autres assassinats qui se commettent au quotidien dans les territoires de Beni et Butembo au Nord Kivu, mais aussi des cas des violations des droits humains enregistrés lors des marches pacifiques du 31 décembre 2017, des 21 janvier et 25 février de l’année en cours, ont renseigné à Radio Okapi des sources proches de la CPI.

Pour sa part, le procureur général de la République, Flory Kabange Numbi, a assuré à la Procureure de la CPI la détermination des autorités de Kinshasa d’enquêter sur les cas de violations des droits de l’homme signalés et d’engager des poursuites judiciaires contre leurs présumés auteurs.

 

La Prospérité, 3 mai 2018

La CPI confirme : ‘‘la RDC est dans le viseur’’

Nous sommes déterminés à soutenir et à renforcer les efforts et  capacités pour prévenir la violence criminelle et n’hésiterons pas à poursuivre les responsables d’atrocités commises en RDC dans le cadre de la complémentarité et la coopération prévues par le Statut de Rome’’, a dit Fatou Bensouda hier, jeudi 3 mai 2018.

La Procureure de la Cour Pénale Internationale arrivée en début de semaine après moult entretiens a, en effet, eu à délier sa langue face à la presse nationale et internationale. ‘’J’ai fait part de mes inquiétudes quant à la situation critique et aux épisodes de violence me rapportés, en particulier à Kinshasa, à Beni, dans les provinces des Kasaï, et dans d’autres parties du territoire. J’ai également fait part de mes préoccupations quant aux actes observés à ces occasions, dont il est allégué qu’ils pourraient constituer des crimes relevant de la compétence de la Cour pénale internationale‘’, a confirmé Fatou Bensouda qui a eu à rencontrer aussi des autorités officielles de Kinshasa, mercredi, et, par après, des grandes figures de l’Opposition.

Lors des entretiens, la Procureur a demandé aux autorités congolaises de prendre toutes les ‘’mesures nécessaires pour que des enquêtes véritables soient menées afin de faire la lumière sur les violences alléguées et de traduire en justice tous les acteurs impliqués dans leur perpétuation’’.

Loin de se lancer simplement dans une inquisition contre le Pouvoir, la CPI qui, avec l’affaire Bemba puis l’extradition des Thomas Lubanga, Fidèle Babala et consorts a su prendre la température de la coopération de Kinshasa avec la Haye, et a tout de même jeté des fleurs aux autorités congolaises. «Depuis toujours, la RDC a apporté un soutien et une coopération remarquables au travail de mon Bureau. Je voudrais exprimer ma gratitude aux autorités congolaises pour ce soutien et pour leur adhésion aux principes et aux valeurs du Statut de Rome qu’elles ont ratifié. Je suis confiante de pouvoir toujours compter sur la coopération des autorités congolaises dans nos activités en RDC», a-t-elle dit.

Focus sur Kinshasa, Kasaï et Beni

Fatou Bensouda a fait part de ses inquiétudes quant aux violences qui secouent plusieurs coins de la RDC notamment, la Ville-Province de Kinshasa, l’espace Kasaïen et, aussi, la Ville de Beni. Elle a, pour plus de précision, confirmé que les actes des violences commis à Beni, dans la région du Kasaï et dans d’autres zones du pays pourraient être bel et bien de la compétence de la CPI.

C’est par cette sortie de presse que la Procureure de la CPI a mis fin à sa mission.

Danny Ngubaa

 

 Times.cd, le 4 mai 2018

Fatou Bensouda : ce qu’il faut retenir de son passage à Kinshasa

La procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI), Fatou Bensouda, a bouclé depuis jeudi 03 mai 2018 sa mission officielle en République Démocratique du Congo où elle a échangé avec différentes couches de la scène politique du pays.

À en croire une dépêche de l’Agence congolaise de presse, les questions relatives à la collaboration entre la RDC et la CPI, la situation sécuritaire et l’évolution du processus politique en cours dans notre pays ont été au centre de son entretien d’environ une heure avec le président Joseph Kabila en son cabinet de travail de la Gombe.

La procureure de la CPI a déclaré à la presse, à l’issue de l’audience auprès du Chef de l’Etat, que sa mission en RDC était de rencontrer les autorités congolaises, les membres de la Société civile, les confessions religieuses et l’opposition politique.

Elle a dit avoir également évoqué avec le président de la République les préoccupations en rapport avec les violences en cours dans différents coins du pays, précisant toutefois que cela ne veut pas dire qu’elle veut interférer sous un quelconque aspect politique.

Le ministre d’Etat, ministre de la Justice et garde des sceaux, Alexis Thambwe Mwamba, a pour sa part assuré la procureure de la Cour pénale Internationale (CPI), Fatou Bensouda, qu’il a reçue au Palais de justice, la garantie de la RDC d’accueillir les condamnés congolais de cette juridiction pour purger leurs peines au pays.

La procureure à la CPI a échangé avec le ministre d’Etat congolais en charge de la Justice de la collaboration entre les deux parties, notamment dans le domaine des recherches, enquêtes et répressions des infractions relevant de CPI commises en RDC.

Le vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères et intégration régionale, Léonard She Okitundu, et Fatou Bensouda, procureure générale de la CPI, ont échangé sur les dossiers liés à la collaboration entre cette structure supranationale et la RDC.

La procureure de la CPI a indiqué, à l’issue des échanges, être venue exprimer, d’une part, sa gratitude pour l’excellente collaboration que son institution a toujours eue avec la RDC et, d’autre part, ses préoccupations, malheureusement, pour les violences qui se passent dans certains coins du pays.

Elle a rappelé avoir fait deux déclarations en 2016 et en 2017 sur la situation en RDC et avoir également envoyé une mission de travail dans ce pays. Il fallait cependant qu’elle descende elle-même ici pour recueillir des informations sur le processus électoral national.

Toujours à l’occasion de son séjour à Kinshasa, la prévention de la violence et le processus électoral en République Démocratique du Congo étaient à l’ordre du jour des discussions entre la ministre des Droits Humains, Marie Ange Mushobekwa, et la procureure de la CPI.

«J’ai décidé de venir, cela ne veut pas dire que je ne travaille pas avec les autorités du pays. J’envoie toujours mes équipes pour recueillir des informations et là j’ai décidé de venir moi-même. Nous allons continuer à travailler. Nous continuons à surveiller la situation…», a-t-elle fait savoir à l’issue des échanges. Et d’affirmer: «Je suis ici pour faire le suivi. Je suis là pour avoir plus d’informations sur les procédures nationales en cours et aussi rencontrer les autorités concernées. C’est aussi pour exprimer ma préoccupation au sujet des violences qui se déroulent dans différents endroits du pays».

Fatou Bensouda a félicité Marie-Ange Mushobekwa pour les efforts et les progrès qu’elle fournit pour améliorer la situation des droits de l’Homme en RDC.

Par ailleurs, la patronne de la CPI a eu à échanger aussi avec les acteurs de la société civile et de l’opposition pour écouter aussi leurs avis sur la situation des violences en République démocratique du Congo.

La procureure générale de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, appelle au calme et à la retenue durant la période préélectorale en République démocratique du Congo, après sa rencontre avec la commission Justice Paix de la Conférence épiscopale du Congo (CENCO),

Signalons qu’elle a bouclé son séjour avec une conférence de presse tenue en son siège à Kinshasa/Gombe, ou elle a demandé aux autorités congolaises de prendre toutes les mesures nécessaires pour que des enquêtes véritables soient menées afin de faire la lumière sur les violences alléguées et traduire en justice tous les acteurs impliqués dans leur perpétration.

«C’est en effet, la responsabilité première des autorités nationales de mener des enquêtes véritables pour faire la lumière sur les allégations, comme cela est prévu dans le statut de Rome ratifié par la RDC» a-t-elle soutenu.

 

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