SPECIAL CPI. Culpabilisée à tort, La RDCongo devra libérer et sauver la Cpi !

 * S’employant à dénaturer les Droits de l’homme depuis une trentaine d’années (1990-2018), l’Opposition radicale et la Société civile alliée sont dans la logique de discréditation systématique de la Cour pénale internationale. Tout dans leur discours de rue n’est que Cpi, Cpi, Cpi…

 

Procureur (e) de la Cour pénale internationale, Mme Fatou Bensouda a rencontré à deux reprises le  Président Joseph Kabila en l’espace de sept mois. D’abord à New York le 22 septembre 2017, en marge de la 72ème assemblée générale ordinaire des Nations Unies. Ensuite, à Kinshasa, le 2 mai 2018. Aux Etats-Unis comme en RDCongo, ses propos ont été du même cru : remercier et féliciter les autorités congolaises du sens de coopération dont elles font preuve à l’égard de son institution, non sans les exhorter à exercer leurs responsabilités dans la lutte contre l’impunité à l’égard des auteurs des infractions relevant du Droit pénal international, en l’occurrence les crimes de génocide, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. «Ici en terre congolaise, je veux réitérer mon appel lancé aux autorités et au peuple congolais de tout faire pour prévenir et éviter tout comportement de violence criminelle puni par le Statut de Rome, en tout lieu et en tout temps. Il est impératif que toute action, toute activité sur l’étendue du territoire de la RDC, quels qu’en soient l’auteur, la nature et la forme, se fasse avec retenue et sens de responsabilité», a-t-elle souligné dans la déclaration finale de son séjour à Kinshasa du 1er au 3 mai 2018, relevant au passage que le travail de son bureau en RDCongo continue et qu’«Avec une extrême vigilance», la Cpi va «continuer à suivre de près la situation sur le terrain et à échanger avec tous les acteurs pertinents, y compris les populations civiles, les autorités congolaises, toutes les parties prenantes et la société civile». Elle a marqué de ce fait sa détermination «à soutenir et à renforcer les efforts et les capacités pour prévenir la violence criminelle et n’hésiterons pas à poursuivre les responsables d’atrocités commises en RDC dans le cadre de la complémentarité et de la coopération prévues par le Statut de Rome»…

 

En exprimant ses inquiétudes sur ce qu’elle qualifie d’«épisodes de violence me rapportés en particulier à Kinshasa, à Béni, dans les provinces des Kasaï et dans d’autres parties du territoire», Mme Fatou Bensouda a conscience de mettre l’accent sur les questions sécuritaires que certaines forces politiques et sociales et certaines chancelleries lient expressément au processus électoral via les libertés fondamentales, appelées aussi Droits de l’homme, en violation délibérée par le Pouvoir selon elles.

Tout observateur objectif admettra que depuis quasiment le soulèvement burkinabé en octobre 2014, l’Opposition politique et sa Société civile fonctionnent jusqu’à ce jour en mode de duplication de cette formule, pourtant bannie par la Constitution congolaise. Le site www.congo30juin.com a abondamment écrit sur l’implication des réseaux Soros.

Les choses ont commencé véritablement à se corser à partir de septembre 2015 avec la dissidence survenue au sein de la Mp lorsque le G7 a basculé dans l’Opposition avec, à sa tête, Moïse Katumbi. Viendront dans la foulée des événements la rencontre d’Ile de Gorée au Sénégal en décembre de la même année et la création de «Rassemblement» en juin 2016 à Bruxelles.

Il a fallu attendre février 2017, avec le décès d’Etienne Tshisekedi, pour découvrir l’origine de la fronde. Contrairement à la thèse soutenue par le G7 d’une fronde justifiée par le respect de la Constitution, un confident du lider maximo a révélé le contact que voulait établir en août Raphaël Katebe Katoto, par ses soins bien entendu, avec le président de l’Udps. Frère aîné de Moïse Katumbi, Katebe venait d’être reçu au Département d’Etat américain et l’action envisagée était de faire partir à tout prix Joseph Kabila.

L’histoire retiendra que le 10 décembre 2015, la rencontre de Paris entre Moïse Katumbi et Félix Antoine Tshilombo sonnera le glas des pourparlers Mp-Udps à Venise, à Ibiza, à Paris et à Bruxelles entamés quelques mois plus tôt en vue d’une gestion consensuelle d’une «Transition» devenue inéluctable.

La nouvelle Opposition (Udps-G7) s’installera dans la logique de rejet de tout Dialogue avec la MP, même celui préconisé par le Conseil de sécurité de l’Onu et managé, à son initiative, par l’Union africaine (médiation Edem Kodjo). Il a encore fallu attendre la médiation Cenco, de laquelle sera issu l’Accord du 31 décembre 2016, pour renouer le contact entre la Mp et «Rassemblement».

Tous ces événements, depuis octobre 2014, ont eu pour corollaire la répression des manifestations publiques conçues non pas en moyen de conquête du Pouvoir conformément à la Constitution mais plutôt  en stratagème de renversement des Institutions établies. D’où, d’ailleurs, le fameux article 64 dont plus personne ne parle depuis la récupération de la lutte politique par le Clc via l’archevêché de Kinshasa.

Conséquence : avec le «printemps burkinabé», un esprit mauvais a décidé quelque part, dans une officine certainement occidentale, de créer pour la RDCongo un environnement propice à des affrontements de rue entre la Majorité et l’Opposition, affrontements fortement médiatisés au détriment de la première, c’est-à-dire au profit de la seconde. De gros moyens humains, financiers et matériels – via des médias et des ONGDH – ont été mis à contribution pour diaboliser la Majorité et sanctifier l’Opposition, si bien que tout a été réduit à des considérations électorales. Ainsi :

– le conflit coutumier du Kasaï autour du Kamwina Nsapu a vite été transformé en montage du Pouvoir pour retarder les élections ;

– les massacres perpétués à l’Est, principalement à Beni, même par des terroristes ont été présentés en montage du Pouvoir pour retarder les élections ;

– les difficultés apparues dans l’application de l’Accord du 31 décembre 2016, notamment la crise de leadership surgie au sein de la plateforme «Rassemblement» au lendemain du décès du Sphinx de Limete en raison d’absence de statuts et de règlement intérieur ont été présentées en montage du Pouvoir pour retarder les élections ;

– même les difficultés d’ordre techniques apparues dans la confection du fichier électoral et dans la confection du calendrier électoral par la Céni sont présentées en montage du Pouvoir pour retarder les élections.

Et cette officine a réalisé l’exploit de faire distribuer par des puissances occidentales des sanctions à l’endroit des officiels civils et militaires congolais, accusés à tort ou à raison de répression «disproportionnée» des manifestations dites pacifiques alors que celles-ci ont continuellement eu un potentiel de dérapage avéré.

La Cpi est réduite à leur servir de caution

En accourant le 3 mai 2018 auprès de la Procure de la Cpi pour dérouler chacune son monitoring des violations culpabilisant l’Appareil politique et sécuritaire de leur pays, l’Opposition radicale et sa Société civile font exactement ce que les Kinois d’une certaine génération qualifiaient «CF», lisez «Confiance forcée». Elles veulent s’attirer la sympathie de la communauté internationale en usant de la tactique de victimisation. Comportement propre aux enfants en maternage continu, toujours prompts à provoquer l’autre, mais également prompts à se ruer sur la jupe de maman pour s’abriter du retour de la manivelle.

Ces «enfants» – qui n’ont rien de leaders capables de poser des actes d’Etat et de les assumer pleinement – sont une calamité programmée pour ne jamais faire avancer le Congo dans le concert des Nations. Car si tel n’était pas le cas, s’ils avaient réellement le sens de prospective – gouverner, c’est prévoir, dit-on – ils auraient vite fait de réaliser combien ils sont constamment rattrapés par les événements, et cela après tant de morts, tant de blessés, tant d’arrestations et tant de pillage, bref tant de dégâts dont le pays se serait fait l’économie pour peu que ses leaders, les vrais, aient eu le courage de dialoguer sans interférences extérieures.

Comme relevé du reste dans l’Editorial intitulé «Bensouda, Fayulu et cas ‘emblématique Mukendi’», «Quelque part, on doit bien se demander s’il est concevable qu’un Pouvoir, issu des élections ou d’un coup d’Etat ou qui soit hors-mandat, n’ait pour politique de gouverner que la bastonnade, l’incarcération et l’assassinat de ses Opposants actifs dans les partis sinon tapis dans les ONG, les médias, voire les églises !».

Cela ne l’étant pas, on doit admettre que dans leur stratagème de victimisation, ces Opposants font simplement commerce avec les Droits de l’homme. Et réduisent la Cpi à leur servir de caution.

Culpabilisée alors à tort, la RDCongo est de droit d’entreprendre des actions politiques et diplomatiques de nature à libérer et à sauver la Cour pénale internationale de l’instrumentalisation planifiée par les puissances ayant fait de l’Opposition radicale congolaise et sa Société civile leur bras séculier…

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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