AMUSONS-NOUS UN PEU. Et l’Opposition radicale inspira la machine à voter !

Souvenons-nous-en !

12 février 2015 : le Président de la République promulgue la loi n°15/001 du 12 février 2015 modifiant et complétant la « Loi n°06/006 du 09 mars 2006 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales telle que modifiée par la loi n°11/003 du 25 juin 2011». Le projet de cette loi  avait été boycotté par l’Opposition radicale.

12 février 2015 : le même jour, la Céni publie son calendrier électoral.

27 février 2012 : l’Opposition radicale réagit avec véhémence en qualifiant ce calendrier de «non consensuel», «irréaliste», «hypothétique», «incohérent», «inconstitutionnel», «dangereux», «mensonger et aléatoire».

Du calendrier irréaliste, elle en fait la démonstration suivante :

«…ce calendrier est un véritable défi national dans la mesure où il sera question d’organiser près de 13 scrutins en 2 ans dont 6 scrutins directs (secteurs, chefferies, communaux, provinciaux, législatifs et présidentiel) et 7 scrutins indirects (bourgmestres et bourgmestres adjoints, conseillers urbains, maires et maires adjoints, sénateurs, gouverneurs et vice-gouverneurs).

Il faut mentionner aussi des contraintes administratives. En effet, il faudra compter avec plus ou moins 1500 circonscriptions électorales faites des Entités Territoriales Décentralisées (97 villes dont 20 anciennes), 601 communes dont 266 nouvelles, 487 secteurs et 259 chefferies.

En faisant une multiplication de ces chiffres par rapport à ceux de 2011, nous aurons plus ou moins 220.000 candidats !

Sans compter les difficultés liées aux infrastructures, la CENI semble également minimiser l’impact logistique d’une telle opération quand on pense que les locales proposées seront couplées avec les provinciales !

Or, en 2011 avec 18.865 candidats députés nationaux pour 169 circonscriptions, nous avions réalisé ce qui pourrait être qualifié de scoumoune électorale, une honte nationale d’après la CENCO.

Question : « Combien de listes électorales faudra-t-il pour les élections locales de 2015 ? ».

A titre illustratif, pour un coefficient de 39,4 pourcent obtenu pour 169 circonscriptions en 2011, la CENI avait imprimé 255.460 listes. En 2015 et avec 1435 circonscriptions, on aura, toutes choses restant égales par ailleurs : 39,4×255.460 = 10.065.124 listes à imprimer !

Si en 2011, la CENI avait imprimé 127.770 affichages, les élections prévues en 2015 exigeront 39,4×127.770 = 5.034.138 affichages».

Ces estimations sont, pour rappel, de l’année 2015. Avec des projections pour 2018, on imagine bien la quantité de bulletins à imprimer, outre les listes et les affiches électorales.

Résultat : la machine à voter est une option raisonnable pour réduire le coût des élections !

On peut supposer que la Ceni a juste mis à profit l’argument chiffré soutenu autrefois par l’Opposition radicale…

NDL

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

http://www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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