AMUSONS-NOUS UN PEU. Institutions, lois, peuple et pays illégitimes et illégaux ?

A force de jouer avec des termes hypersensibles comme «illégitimité» et «illégalité», on ne prend pas souvent la mesure de la gravité des conséquences qui en résultent.

Prenons le cas des «Institutions dites à mandat électif». Un esprit se croyant supérieur avait lancé cette expression vers la fin de l’année électorale 2016.  Et des gens en avaient fait un régal, surtout côté «Rassemblement».

On connaît la suite : cet esprit continue de siéger dans l’Assemblée nationale pourtant illégitime et illégale. La même assemblée de laquelle on réclame des lois électorales organiques essentielles impliquant le Sénat illégitime et illégal, lois promulguées par un Président de la République illégitime et illégal se référant, lui, à la Constitution ne pouvant devenir par effet d’entraînement qu’illégitime et illégale !

Dès lors que la loi fondamentale et les lois de référence sont appliquées par des Institutions illégitimes et illégales, pourquoi le Gouvernement illégitime et illégal ainsi que les Cours et tribunaux devenus également par la force des choses illégitimes et illégaux doivent-ils se sentir concernés ?

Et puisque cela relève du non-sens même, on ne voit pas comment la Céni, le Csac, la Cndh, de même que l’Administration publique constituée de la Fonction publique, de la Territoriale, de la Diplomatie, de la Justice, de l’Armée, de la Police, des Renseignements et du Portefeuille fonctionneraient-ils sans tomber dans eux aussi dans l’illégitimité et l’illégalité !

Le fin du fin se situe au niveau du peuple et du pays.

Puisque toutes les institutions sont illégitimes et illégales, en toute logique le peuple qui en entend les solutions à ses problème fait siennes l’illégitimité et illégalité.

Mais, mais surtout, le pays dont il se dit propriétaire devient illégitime et illégal.

En d’autres termes, RDCongo est à la fois un pays et un Etat illégitimes et illégaux !

Voilà comment, tout simplement, le Congo se confirme aux yeux de la communauté internationale comme «un danger permanent pour la sous-région des Grands Lacs».

Voilà surtout comment, mine de rien, des Congolais – de surcroît élus du peuple souverain en qualité de députés nationaux – favorisent eux-mêmes le fameux Plan autrefois dit Pentagone, révélé en 1996 dans un document intitulé «Zaïre No Etat» et  préconisant le démembrement du pays avec le rattachement de certaines régions d’alors (devenues provinces) à quelques Etats voisins, particulièrement celles de l’Est.

C’est à ces Congolais-là que le peuple illégitime et illégal risque de confier en décembre 2018 le sort même du pays au nom d’une alternance politique charriant l’illégitimité et illégalité

NDL

@omernsong

E-mail : omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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