REVUE DE PRESSE THEMATIQUE. La liste des partis et regroupements politiques agréés

Forum des As, 15 mai 2018

Liste des partis politiques : le Cnsa fustige les incohérences et contradictions

La publication de la liste des partis et regroupements politiques en vue des élections du 23 décembre 2018 ne trouve pas un écho favorable au Conseil national de suivi de l’Accord (CNSA). Au cours d’une séance plénière extraordinaire, Joseph Olenghankoy, président de cette institution, et ses pairs considèrent tout simplement que la liste déposée par le ministère de l’Intérieur et publiée dans le Journal officiel, contient plusieurs incohérences et contradictions.

 

Le CNSA, qui a pris connaissance de la liste des partis politiques publiée au Journal officiel sous signature du Vice-Premier ministre de l’Intérieur, appelle tout de même les concernés au calme. Il promet aux partis et regroupements politiques de s’engager à rechercher « les corrections nécessaires pour apporter de la lumière » à cette épineuse question.

La liste des formations et regroupements politiques légalement reconnus en RDC a été publiée, le 11 mai, au Journal officiel. Il ressort de cette liste que seulement 599 partis et 77 regroupements politiques enregistrés au ministère de l’Intérieur vont participer aux élections de décembre de l’année en cours. La plupart ont été, pour des raisons d’irrégularités, radiés de la liste.

Selon Olenghankoy, la liste définitive publiée au Journal officiel contient bien des surprises. C’est notamment le cas de l’UDPS. Ce parti politique se présente avec ses quatre courants, tous pris en compte. Il faudrait donc tenir désormais compter de l’UDPS/Tshisekedi, de l’UDPS/Kibassa, de l’UDPS/Tshibala et de l’UDPS/Rénové de Valentin Mubake.

Au ministère de l’Intérieur, on allègue que cette façon de faire était dictée par le souci de ne léser aucun courant de ce grand parti, afin que tout le monde ait droit au chapitre.

Toutefois, il appert que l’UDPS/Tshisekedi et l’UDPS/Tshibala revendiquent tous une même enseigne et une même adresse.

Rachidi MABANDU

 

Le Phare, 15 mai 2018

La Majorité sanctionne l’Opposition radicale

599 partis et 77 regroupements politiques sont autorisés à fonctionner en République Démocratique du Congo. La liste, tenue secrète depuis son dépôt à la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), le 26 mars 2018, par le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Henri Mova Sakanyi, a finalement été rendue publique le samedi 12 mai. Comme on s’y attendait, la Majorité Présidentielle, famille politique de ce membre du gouvernement, a sanctionné l’Opposition radicale. Celle-ci, représentée par Félix Tshisekedi, Moïse Katumbi, Pierre Lumbi, Gabriel Kyungu, Gilbert Kiakwama, Martin Fayulu, Delly Sesanga, Olivier Kamitatu, José Endundo, Christophe Lutundula, Franck Diongo, Jean Claude Muyambo, Eugène Diomi, Yezu Kitenge et autres Mwenze Kongolo… est particulièrement diabolisée pour avoir refusé d’adhérer au schéma de la violation de l’Accord du 31 décembre 2016.

En guise de punition, le ministère de l’Intérieur a «offert» le Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement, à la dissidence conduite par Joseph Olenghankoy, alors que toute l’opinion congolaise et internationale sait que l’aile légale appartient au duo Félix Tshisekedi- Pierre Lumbi, héritiers politiques de feu Etienne Tshisekedi. Quant à la plate-forme «Ensemble pour le Changement», dont le fondateur n’est personne d’autre que Moïse Katumbi, elle est purement et simplement ignorée des fichiers de l’administration de l’Intérieur.

Ce qui choque le plus, sur la liste des partis et regroupements politiques agréés en RDC et partant qualifiés pour participer aux élections présidentielle, législatives nationales et provinciales, sénatoriales, urbaines, communales et locales, c’est la présence de quatre «UDPS», dont le sigle se traduit par Union pour la Démocratie et le Progrès Social. Comble de ridicule, l’UDPS/Tshisekedi et l’UDPS/Tshibala porte le même numéro d’agrément, à savoir O91 – 49, la même date d’agrément, 17 janvier 1991 et la même adresse pour leurs sièges, entendez 2600, Petit Boulevard, quartier Résidentiel, commune de Limete.

Signalons, à titre purement indicatif, que le président délégué de l’UDPS/Tshibala, Dr Thacisse Loseke, a mis ses pieds pour la dernière au siège de son prétendu parti il y a plus d’une année. C’est pareil pour son «Autorité morale», le Premier ministre Bruno Tshibala.

On peut également signaler au passage la présence de deux MNC-L (Mouvement National Congolais-Lumumba), dont l’un a pour responsable feu Christophe Gbenye, et l’autre, François Lumumba, fils du héros national Patrice Lumumba.

Au niveau des regroupements politiques apparaît un certain «Zaïre», un label qui sonne faux après le rejet du nom Zaïre de Mobutu par feu Laurent-Désiré Kabila et le retour du pays à son nom original de Congo.

Ainsi que chacun peut le constater, le ministère de l’Intérieur a violé délibérément la loi portant organisation et fonctionnement des partis et regroupements politiques, laquelle interdit leur dédoublement, l’utilisation de la même dénomination, du même sigle, du même emblème, de la même devise, etc. Ce qui vient de se passer est un mépris avéré de la Majorité à l’égard du CNSA (Conseil National de Suivi de l’Accord du 31 décembre 2018) et de son soi-disant président, Joseph Olenghankoy, dont tout le monde se souvient des décisions portant disqualification des UDPS de Tshibala et Mubake.

Il s’agit également d’un discrédit jeté sur la justice congolaise, et plus précisément aux tribunaux de Paix et de Grande Instance de Matete, auteurs des jugements portant disqualification de Tharcisse Loseke comme représentant légal de l’UDPS.

Tous égaux dans les urnes

Il est à espérer que la légalisation officielle des dédoublements, triplements et quadruplements des partis politiques ainsi que la disqualification d’«Ensemble» n’est pas annonciatrice d’une stratégie d’élimination ou de torpillage, par la Majorité Présidentielle, de tous les partis et regroupements de nature à lui faire ombrage lors des scrutins de fin d’année. Si l’égalité des chances est assurée lors des compétitions électorales, on peut affirmer que ce que vient de se passer au niveau du ministère de l’Intérieur, s’apparente à un coup de pieds dans l’eau. Car, le moment venu, les partis et regroupements politiques ayant une assise politique et sociologique effective sur le terrain, aux quatre coins de la République, sauront tirer leur épingle du jeu.

Au regard de la maturité politique atteinte par le peuple congolais depuis l’éveil des consciences boosté par la Conférence Nationale Souveraine, les électeurs savent de quel côté se trouve le salut de la Nation.

Kimp

 

L’Avenir, 14 mai 2018

Elections du 23 décembre 2018 : 599 partis et 77 regroupements politiques alignés

Le chemin vers l’organisation des élections transparentes et apaisées est en train d’être balisé par les parties prenantes au processus électoral en République démocratique du Congo. Depuis la publication du calendrier électoral le 05 novembre 2017 par la CENI, les institutions concernées ne lésinent pas en moyens afin de réaliser leur part du contrat. Et ce, pour ne pas être responsable de la non-tenue des élections dans le délai imparti.

C’est dans cet objectif que la liste des partis et regroupements politiques autorisés à fonctionner en République démocratique du Congo a été publiée dans le Journal Officiel du 30 Avril 2018. Le Directeur général du journal officiel, Wale Lufungula, en a remis le vendredi 11 mai une copie au Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et Sécurité, Henri Mova Sakanyi.

A peine publiée, la liste a suscité pas mal de commentaires chez les Congolais qui veulent savoir si c’est la même que celle mise à la disposition de la CENI par le Gouvernement de la République ? Une simple comparaison renseigne que cette liste n’a rien à avoir avec celle détenue par la CENI. Ce qui s’explique par plusieurs raisons et autant de leçons à tirer:

Première leçon : encore du pain sur la planche de la Ceni

La première leçon, c’est le fait de constater qu’en Rdc, on reconnait désormais quatre UDPS (Tharcisse Loseke, Tshisekedi, Kibassa et Mubake/Rénové), mais deux d’entre eux, notamment l’UDPS Tharcisse Loseke et Tshisekedi sont logés à la même adresse, soit sur Petit Boulevard, Q/Résidentiel, commune de Limete. En plus, les deux ont un seul numéro (n°91-049 du 17/01/1981).

Le fait que la Rdc reconnaisse deux partis logés à la même adresse, n’est rien d’autre qu’une confusion inutilement entretenue, tant et si bien que le Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA), n’a reconnu que l’UDPS/Tshisekedi et celle de Kibassa, et a clairement demandé à Tharcisse Loseke de créer un autre parti politique.

Si déjà au niveau de l’adresse et du numéro, on entretient la confusion, nous pouvons être sûrs que la question de symboles ou logos sèmera davantage le trouble. Pourtant, l’article 19 de la loi électorale est claire là-dessus: «Un parti politique ou un regroupement politique ne peut utiliser un symbole ou un logo déjà choisi par un autre parti politique ou regroupement politique. En cas de contestation, la Commission électorale nationale indépendante statue, en accordant le droit d’usage du symbole ou du logo au parti politique ou regroupement politique en référence à la liste lui transmise par le ministère ayant les affaires intérieures dans ses attributions ou à toute décision judiciaire irrévocable. Une liste des candidats dont le symbole ou le logo a été refusé dispose d’un délai de cinq jours pour soumettre à la Commission électorale nationale indépendante de nouvelles propositions».

A l’allure où vont les choses, il est clair que la CENI, qui va convoquer l’électorat le 23 juin 2018, aura fort à faire. Mieux, elle doit se préparer à arbitrer, surtout pour les partis politiques qui se présenteront avec les mêmes logos,

… Et pourtant, il revenait au ministère de l’Intérieur de trancher cette question, avant la publication de la liste dans le Journal officiel.

Deuxième leçon : la machine de Katumbi étonnamment oubliée

Une autre leçon qu’il faut tirer, c’est la méconnaissance de «Ensemble pour le changement», plate-forme créée par l’ex-gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi et qui porte sa candidature, sa vision et son programme. Cet oubli est manifestement indigeste, même si, dans le même temps, trois autres plateformes de soutien à sa candidature, ont été retenues pour participer aux prochaines élections, à savoir: l’Alliance des Mouvements Kongo (AMK), dirigée par Claudel-André Lubaya, l’Alternance pour la République (AR), dirigée par Delly Sesanga, et le G7, qui, du reste, a été littéralement atrophié. Déjà amputé de l’ACO de Dany Banza, le G7 a vu le MSR de Lumbi disparaitre de la liste du Journal officiel.

Dans le même élan confusionniste, il convient de relever que le «Centre», plate-forme propre à Germain Kambinga et le pasteur Ngoy Mulunda, n’est pas reconnu.

Y-a-t-il pour tous ces oubliés possibilité d’introduire un recours, et auprès de qui ? Pour sa part, le Regroupement Politique, dénommé “Groupe des Partis Indépendants”, en sigle ” GPI” et qui figurait bel et bien sur la liste actualisée des Regroupements politiques reconnus en Rdc et déposée par le Ministère de l’Intérieur auprès de la CENI le 26 mars dernier a été reconnu. Notons également que l’ARC d’Olivier Kamitatu coexiste avec l’ARC originelle d’Elysée Munembwe. Pour quelles fins ? Pire encore, la fameuse liste qui reconnait l’existence du regroupement politique « Zaïre », né de la fusion entre le MPR et l’UDEMO, parti ayant soutenu la candidature de Nzanga Mobutu aux élections de 2006 et 2011, a eu la maladresse de mentionner, contre toute attente, un autre MPR qui n’est pas du regroupement Zaïre.

Décidément, la CENI aura du pain sur la planche si jamais les choses restaient en l’état.

 

La Libre et AFP, 14 mai 2018

RDC: des surprises dans la liste des partis admis à participer aux élections, dont quatre UDPS

La liste des partis politiques qui seront autorisés à participer aux élections générales prévues le 23 décembre prochain en République démocratique du Congo (RDC) réserve quelques surprises, avec notamment quatre formations autorisées à concourir sous l’appellation d’Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS), le parti historique d’opposition, et l’absence de la plateforme Ensemble de l’opposant Moïse Katumbi Chapwe, relève la presse kinoise. Cette liste des partis et regroupements politiques appelés à participer aux élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales a été publiée jeudi au journal officiel.

Quatre partis portant le nom d’UDPS ont été retenus: l’UDPS/Tshisekedi dirigée par Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi, le fils du fondateur de ce parti parfois qualifié de «fille aînée de l’opposition», Etienne Tshisekedi wa Mulumba, décédé le 1er février 2017 à Bruxelles, l’UDPS/Tshibala (du nom du courant fidèle au dissident de l’UDPS originale portant le nom du Premier ministre Bruno Tshibala et dirigé par Tharcisse Loseke, rentré en RDC après des années d’exil en Belgique), l’UDPS/Renove dirigée par Valentin Mubake, un ex-conseiller de Tshisekedi père, et l’UDPS/Kibassa dirigée par Augustin Kibassa Maliba, l’un des fondateurs du parti en 1982.

Toutes ces ailes de l’UDPS se revendiquent de l’opposition, explique le site d’information Actualité.cd.

La plateforme Ensemble de M. Katumbi – un ex-allié du président Joseph Kabila passé à l’opposition en 2015 et vivant en exil en Belgique – ne figure par contre pas sur la liste des regroupements politiques en RDC. Ex-gouverneur du Katanga minier, M. Katumbi a été condamné dans une affaire immobilière dont il conteste tout fondement. Il risque d’aller en prison s’il revient en RDC. Il est également poursuivi pour recrutement présumé de mercenaires et les autorités l’accusent aussi d’avoir eu la nationalité italienne alors que la nationalité congolaise est exclusive.

 

http://www.7sur7.cd, 14 mai 2018

Absence de Ensemble sur liste des regroupements : «il ne s’agit pas d’un oubli. Ensemble est comme la MP», C. Lutundula

Au cours d’une matinée politique de son parti Alliance des Démocrates pour le Progrès « ADP », samedi 12 mai, Christophe Lutundula est revenu sur l’absence de Ensemble sur la liste des partis et regroupements politiques légalement reconnus en RDC et publiée au Journal Officiel.

Pour le Secrétaire permanent du bureau politique de Ensemble, il ne s’agit pas d’un oubli ou d’une mise à l’écart de leur plateforme. «Ensemble est une plateforme politique. C’est exactement comme la majorité présidentielle. Depuis qu’on a des élections dans le pays, il n’y a jamais eu des listes majorité présidentielle. Et dans leur dernière rencontre avec leur autorité morale à Kingakati, vous avez remarqué qu’il y a une quinzaine des plateformes électorales. Et toute identité gardée, nous aussi, avons le G7, l’AR, l’AMK et d’autres plateformes qui sont avec nous au sein de Ensemble…»,  a précisé Christophe Lutundula.

«Ce n’est pas un problème, et ce n’est pas aussi qu’on a déposé le dossier et qu’ils ont refusé», a conclu le président national de l’Alliance des Démocrates pour le Progrès.

L’absence de «Ensemble», plateforme chère à Moïse Katumbi de la liste des partis et regroupements politiques publiée au Journal Officiel a suscité beaucoup de réactions au sein de la classe politique et sociale.

JK

 

La Prospérité, 14 mai 2018

Polémique sur la Liste de partis et Regroupements Politiques. RDC : le CNSA appelle au calme et promet des corrections !

*Ainsi, toutes les structures visées par des omissions, erreurs, contradictions ou  incohérences, sont-elles invitées au calme. Dans un Communiqué, le CNSA, sous la bannière de Joseph Olenghankoy se dit  conscient de ses responsabilités. Il  s’engage à rechercher des voies et moyens pour y apporter toutes les corrections nécessaires.

Même si, dans le cas d’espèce, il n’indique pas en combien de temps, ces corrections-là seront introduites, il n’en demeure pas  moins utile de rappeler qu’à quelques jours de l’appel à candidatures,  tout retard compromettrait les chances de réussite, pour les partis et regroupements politiques qui en  auront eu, par le fait même, subi un préjudice.

Il y va donc de l’intérêt des pouvoirs publics, plus précisément, de tous les organes attitrés, de s’y pencher rapidement, pour décanter cette  situation confuse. Car, en tout état de cause, toute exclusion, quelle que soit sa forme, contribuerait à crisper davantage le climat politique. Ce qui, logiquement, serait contraire à l’esprit et à la lettre de l’Accord de la Saint Sylvestre, conclu sous les auspices des Evêques, au Centre Interdiocésain.

Déjà, depuis ce week-end, le microcosme politique est en ébullition. La température est montée à 90°. Si bien que tous les risques d’un chamboulement du processus électoral seront réunis tant que les esprits demeureront surchauffés.  A l’Ensemble pour le changement, au Centre ainsi que dans toutes les autres plateformes omises ou, simplement, écartées, les gens sur le qui-vive.

Voilà pourquoi, l’implication du CNSA et la conjonction des efforts du Ministère de l’Intérieur et de ses services, sont d’une importance telle que la tenue du processus électoral apaisé, conformément au calendrier du 5 novembre 2017,  en dépend étroitement. Il y a également, faut-il le souligner, cette affaire de machine à voter, du fichier électoral ou, alors, de la décrispation politique qui conditionnent  énormément la réalisation, dans des conditions optimales, de ces élections déterminantes du 23 décembre 2018. Lisez, ci-dessous, le communiqué dans lequel le  CNSA  confirme, si besoin en était encore,  avoir constaté des contradictions et des incohérences sur la liste ainsi publiée au Journal Officiel.

 

http://www.actualité.cd, 14 mai 2018

RDC : ACAJ dénonce la violation de l’Accord après la publication des partis autorisés à fonctionner

L’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) accuse le gouvernement d’avoir violé les prescrits de l’accord de la Saint-Sylvestre après la publication de la liste des partis et regroupements politiques autorisés à fonctionner en République démocratique du Congo (RDC).

«L’ACAJ condamne la violation par le gouvernement de l’article 7 de la Loi n° 04/002 du 15 mars 2004 portant organisation et fonctionnement des partis politiques, qui dispose qu’aucun parti politique ne peut adopter la dénomination, le sigle, les symboles et autres signes distinctifs d’un autre parti politique déjà enregistré. Il a aussi violé l’accord politique global du 31 décembre 2016 qui a exigé la fin de dédoublement des partis politiques de l’opposition», explique l’ONG des droits de l’homme dans une déclaration ce lundi 14 mai 2018.

La déclaration de l’ACAJ est une réaction à la position du gouvernement ayant autorisé le fonctionnement des partis ou formations politiques avec leurs différentes dissidences en même temps.

«Quatre partis politiques portent la même dénomination « Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) dont deux avec le même siège social et arrêté ministériel d’agrément n° 91-049 du 17 janvier 1991 (UDPS/Tshibala et UDPS/Tshisekedi) et un autre sans numéro d’arrêté d’agrément ni siège (UDPS/Rénové de M. Valentin Mubake)», s’alarme l’ONG dans sa déclaration.

Pour l’ACAJ, cette confusion «viserait à semer le germe de la violence entre les membres de différentes fractions de partis politiques dédoublés». L’ONG invite le gouvernement à remédier à cette situation.

Will Cleas Nlemvo

 

www.radiookapi.net, 14 mai 2018

RDC : 4 partis politiques UDPS autorisés à fonctionner

Au total, 599 partis et 77 regroupements politiques sont autorisés à fonctionner en RD Congo. La liste, publiée le week end dernier au journal officiel, consacre l’existence de quatre partis appelés « UDPS » (Union pour la démocratie et le progrès social).

Cette liste reconnait désormais quatre UDPS : celle de Tharcisse Loseke, de Tshisekedi, de Kibassa et celle de Mubake/Rénové. Mais deux d’entre ces quatre – l’UDPS Tharcisse Loseke et Tshisekedi – sont logées à la même adresse, dans la commune de Limete. En plus, les deux ont un seul numéro, notamment le °91-049 du 17/01/1981.

Pourtant, le Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral CNSA n’avait reconnu que l’UDPS/Tshisekedi et celle de Kibassa, et a clairement demandé à Tharcisse Loseke, proche du Premier ministre Bruno Tshibala, de créer un autre parti politique.

Ce document officiel consacre aussi la coexistence de l’ARC d’Olivier Kamitatu et de l’ARC originelle d’Elysée Munembwe.

Cette disposition est par ailleurs contraire à la loi électorale, qui stipule à l’article 19 : «Un parti politique ou un regroupement politique ne peut utiliser un symbole ou un logo déjà choisi par un autre parti politique ou regroupement politique».

Un autre fait à relever, c’est la méconnaissance d’«Ensemble pour le changement», plate-forme créée par l’ex-gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi.

En même temps, trois autres plateformes de soutien à sa candidature ont été retenues pour participer aux prochaines élections ; à savoir : l’Alliance des Mouvements Kongo dirigée par Claudel-André Lubaya, l’Alternance pour la République dirigée par Delly Sessanga, et le G7. Cette dernière plateforme a été, du reste, littéralement atrophiée. Déjà amputé de l’ACO de Dany Banza, le G7 a vu le MSR de Pierre Lumbi disparaitre de la liste publiée au Journal officiel.

Le « Centre », plate-forme pilotée par Germain Kambinga, n’est pas aussi reconnu.

La liste, qui reconnait l’existence du regroupement politique «Zaïre», né de la fusion entre le MPR et l’UDEMO, agrée en même temps un autre MPR, qui n’est pas du ce regroupement.

 

http://www.7sur7.cd, 13 mai 2018

Liste des partis et Regroupements politiques : «Ensemble» oubliée et UDPS multipliée par 4

Officiellement, la liste des partis et regroupements politiques légalement reconnus en RDC a été publiée au Journal Officiel. Wale Lufungula, directeur général du Journal Officiel, a à cette occasion remis une copie vendredi dernier au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Henri Mova Sakanyi.

Le contenu de cette liste a réservée bien plus de surprises désagréables pour les uns et agréables pour les autres. Parmi les grandes surprises, il y a avant tout le dossier UDPS. Désormais, il faudra compter avec quatre courants de ce parti : UDPS/Tshisekedi, UDPS/Kibasa, UDPS de Tshibala et UDPS/Rénové de Valentin Mubake.

Autre surprise, c’est la plateforme «Ensemble» de Moïse Katumbi, qui ne figure pas sur la liste des regroupements politiques en RDC. Sur Actualité.CD, Sesanga a reconnu qu’ils ont fait exprès de ne pas enrôler leur plateforme. Néanmoins, les plateformes qui composent «Ensemble» sont reprises dans cette liste à l’instar du G7, de L’Alternance pour la République (AR) ou encore de l’Alliance des Mouvements Kongo (AMK).

Parmi les autres absents, figure «Le Centre», la plateforme que Coordonne le député national et ancien ministre de l’industrie Germain Kambinga. «Le Centre composé de 20 partis politiques repris dans le Journal Officiel, n’est pas repris comme regroupement dans ce même Journal Officiel malgré les démarches légales entreprises à temps. Si les documents en circulation ne sont pas fake, le ministre devra corriger l’erreur», a déclaré Germain Kambinga sur son compte Tweeter.

Rappelons par ailleurs que pour les prochaines échéances électorales, 599 partis et 77 regroupements politiques devront y prendre part.

JK

 

Top Congo FM, 13 mai 2018,

Liste des partis politiques: 4 UDPS et pas d’Ensemble !

Après l’annonce par le Vice-premier Ministre, Ministre de l’intérieur, de la transmission de la liste des partis et regroupements politiques au journal officiel, TOP CONGO FM a parcouru son numéro spécial daté du 30 Avril 2018, reprenant tous les partis et regroupements politiques autorisés à fonctionner en RDC

 

La présence de 4 UDPS

 

La principale particularité de la liste est la présence de 4 UDPS dont 2 (UDPS Tshisekedi et UDPS Tshibala), possédant le même siège et la même adresse : 2600, Petit Boulevard, Q. Résidentiel, Commune de Limete; à la date de création identiques : le 17 janvier 1991; et au même numéro d’enregistrement : 91-049. Celui de Bruno Tshibala s’appelle UDPS alors que celui de Félix Tshisekedi, se prénomme UDPS/Tshisekedi. Les UDPS/Rénové de Valentin Mubake et UDPS/Kibassa d’Augustin Kibassa Maliba, sont les 2 autres partis à la même dénomination.

 

Ensemble de Moïse Katumbi absent de la liste

 

Crée en Mars dernier en Afrique du Sud, le regroupement politique «Ensemble pour le changement» qui porte la candidature de Moise Katumbi à la présidentielle ne figure pas sur la liste officielle des regroupements politiques autorisés à fonctionner en RDC.

 

Tout comme le Centre de Germain Kambinga.

 

Par contre, le G7 et l’alternance pour la République, deux autres plateformes qui soutiennent Moise Katumbi sont repris sur cette liste.

À noter que l’ARC d’Olivier Kamitatu coexiste avec l’ARC Originel.

 

Le Rassemblement à Olenghankoy

 

Le Rassemblement des Forces Politiques et Sociales acquises au changement, regroupement politique revendiqué par deux tendances de l’opposition, revient au seul Joseph Olenghankoy avec son siège dans la commune de Kasavubu.

Le Rassemblement dit de Limete, dont le président est Félix Tshisekedi et le président du conseil des sages est Pierre Lumbi, ne figure pas sur la liste.

 

Le mouvement Zaïre

 

Au total 599 partis politiques et 77 regroupements politiques sont repris dans le journal officiel, dont le Zaïre. Né de la fusion entre le MPR fait privé, héritage du MPR parti-état, après le 24 avril 1990 et l’UDEMO, parti ayant soutenu la candidature de Mobutu Nzanga aux élections de 2006 et 2011, «le mouvement reprend l’ancien nom du pays avec une liste commune et un programme commun», a dit à TOP CONGO FM, un cadre de cette plate-forme. Figure aussi sur la liste, un MPR, qui n’est pas du mouvement Zaïre. Aucune information supplémentaire n’était disponible samedi soir…

 

Sélection www.congo30juin.com

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