SPECIAL UDPS. AMUSONS-NOUS UN PEU ! Udps : 28 ans, zéro loi initiée ni adoptée !

«…en 28 ans d’existence comme parti ayant pignon sur rue (1990-2018), il est d’un absentéisme étonnant parce que n’étant jamais là où se font les lois du pays, Constitution en tête». Il, on s’en doute, est le parti dénommé «Union pour la démocratie et le progrès social», «Udps» en sigle.

Au moment où il croit terminer son «parcours du combattant» pour devenir un parti de gouvernement (son dernier congrès a plébiscité pour la présidentielle de décembre 2018 Félix Antoine Tshilombo), l’occasion est indiquée de l’interpeller sur les dégâts de sa politique de la chaise ayant tout de la politique de l’autruche.

Contestataire de la Constitution du 16 février 2006 avant de s’en autoproclamer défenseur acharné sans dire quoi que ce soit au «Peuple d’Abord», l’Udps ne sait s’identifier à une seule loi à caractère politique, économique ou social en application dans ce pays. A moins de se reconnaître dans le Groupe parlementaire Udps et Alliés constitué essentiellement de députés chassés par Etienne Tshisekedi en février-mars 2012 avec l’approbation de Fatshi.

Pour rappel, au sortir du Dialogue intercongolais en 2003, l’Udps n’avait pas voulu du «1+4». Contrairement à la thèse d’exclusion développée par ses caciques, l’un des siens – en la personne du conseiller politique Valentin Mubake – avait rétabli la vérité dans une déclaration publiée par le journal «Le Potentiel», édition n°3193 du 29 août 2004, selon laquelle «…quand nous sommes arrivés à Sun City, nous nous sommes battus non pour avoir des postes, mais pour l’avènement de ce cadre juridico-politique. (…) Nous avons même été plus loin : les différents postes réservés à l’Udps au gouvernement, à l’Assemblée nationale et au Sénat, nous les avons cédés à ceux qui en voulaient. Nous, ce n’est pas le poste ».

C’est sous la Transition «1+4 » que furent écrite, adoptée et promulguée la Constitution aujourd’hui en vigueur. Toutes les forces politiques et sociales pro-Tshisekedi sont au courant du boycott du référendum constitutionnel ordonné par l’Udps en 2005. En 2005 comme en 2011, ce parti va également contester les deux lois électorales produites pour les élections de 2006 et de 2011. De même que celles de 2015 et de 2017 en prévision des élections de 2016 reportées en 2017 et maintenant en 2018.

On peut citer en plus les lois portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale.

Ne parlons même pas de la loi portant organisation et fonctionnement des partis politiques et de la loi portant organisation des manifestations publiques.

C’est à se demander comment peut-on être un parti chantre de la Démocratie, de l’Etat de droit et du Respect des textes sans participer à l’initiation, à la conception ou à l’adoption d’une seule loi y afférente !

Conséquence vraiment mélodramatique : 28 ans d’existence comme parti présidé par le «père de la Démocratie», entendez Etienne Tshisekedi wa Mulumba,  pour zéro loi politique, zéro loi économique, zéro loi sociale et prétendre être «Union pour la démocratie et le progrès social», «c’est juste un slogan pour racolage», dirait l’autre…

NDL

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

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