SPECIAL UDPS. EDITORIAL. L’Udps bientôt dans l’Opposition institutionnelle !

Légalement parlant, ce n’est pas parce que l’Udps avait participé aux élections du 28 novembre 2011 qu’elle peut se targuer d’être véritablement un parti d’Opposition. La raison en est simple : n’avoir jamais reconnu les résultats électoraux publiés.

Pour mémoire, son président national, feu Etienne Tshisekedi, s’était auto-proclamé le 10 décembre vainqueur de la présidentielle et auto-investi le 23 décembre 2011 président de la République. Ceci de un.

De deux, du fait de la non-reconnaissance de son mandat en international ni en national, il avait décidé «souverainement» de disqualifier 33 des 41 premiers députés élus de son parti qui avaient osé rejoindre la Chambre basse et y siéger valablement jusqu’à ce jour.

Parmi les rares députés à avoir obtempéré à l’injonction du lider maximo : Félix Antoine Tshilombo !

***

Au fait, faute de participation à une quelconque élection entre 1990 et 2018, soit 28 ans durant, l’Udps n’a jamais fait partie de l’Opposition institutionnelle, ni même de l’Opposition non institutionnelle.

A son article 2, la «Loi n° 07/008 du 04 décembre 2007 portant statut de l’Opposition politique” dispose qu’«Aux termes de la présente loi organique, il faut entendre par Opposition politique le parti politique ou le regroupement des partis politiques qui ne participent pas à l’Exécutif et/ou ne soutiennent pas son programme d’action aux niveaux national, provincial, urbain, municipal ou local», ceci à son premier aliéna et au second «L’opposition politique est parlementaire ou extraparlementaire selon qu’elle exerce au sein ou en dehors d’une assemblée délibérante».

Mais, ce second alinéa n’est d’application qu’en se conformant à l’article 3 selon lequel «Les partis politiques et les regroupements politiques dans les assemblées délibérantes font une déclaration d’appartenance à la Majorité ou à l’Opposition politique, auprès des bureaux respectifs de l’Assemblée nationale, du Sénat, de l’Assemblée provinciale, des conseils de ville, municipal, de secteur ou de chefferie».

L’Udps n’a jamais fait cette déclaration.

Ce n’est pas tout.

S’il avait reconnu les résultats du scrutin de novembre 2011, ce parti aurait pu revendiquer le poste de porte-parole de l’Opposition. L’article 18 dispose : «Sans préjudice des droits dévolus à chaque parti politique ou regroupement politique, l’Opposition politique, au niveau national, est représentée par un porte-parole. Ses missions et ses prérogatives sont déterminées dans le règlement intérieur».

Aux termes de l’article 21, il est dit du porte-parole de l’Opposition politique qu’il «a rang de ministre d’Etat au niveau national et du ministre provincial au niveau provincial. Il jouit des avantages et immunités y afférents».

Ayant tout rejeté systématiquement, Etienne Tshisekedi – qui va du reste continuer à se considérer président de la République – n’acceptera le titre honorifique de «chef de file de l’Opposition politique» qu’à la faveur du conclave de Bruxelles-Genval, en juin 2016. Chef de file et porte-parole, ce n’est pas du pareil au même.

Malheureusement, les forces politiques et sociales réunies en Belgique se sont abstenues, on ne sait trop pourquoi, de formaliser cette reconnaissance en actionnant les articles 18 et 21 de la loi ci-dessus évoquée.

***

Si on s’en tient alors aux textes en vigueur, l’Udps est un parti ni légitime, ni légal pendant qu’il s’amuse à qualifier d’illégitimes et d’illégales les Institutions de la République à mandat électoral.

Mieux, en 28 ans d’existence comme parti ayant pignon sur rue (1990-2018), il est d’un absentéisme étonnant parce que n’étant jamais là où se font les lois du pays, Constitution en tête. Au contraire, il est dans la contestation systématique et systémique de tout le matin, et de la prise en charge tous azimuts de l’inverse le soir tombé.

La démonstration grandeur nature est dans la rubrique «AMUSONS-NOUS UN PEU».

Entre-temps, en se rapprochant du Groupe parlementaire Udps et Alliés – passage obligé pour placer son propre délégué à la Céni en qualité de rapporteur – Fatshi a conscience de la conséquence logique de sa démarche, à savoir donner enfin à l’Udps le statut d’un parti membre de l’Opposition institutionnelle.

Que de temps et d’énergies gaspillés !

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s