REVUE DE PRESSE THEMATIQUE. Cheffe de la Monusco, Leila Zerrougui se prononce sur le 3ème mandat de Joseph Kabila…

www.7sur7.cd, 31 MAI 2018

«Je n’ai pas entendu que le président Kabila a annoncé son désir de briguer un 3ème mandat», Leila Zerrougui

Depuis sa prise de fonction à la tête de la Monusco en février dernier, la représentante spéciale du secrétaire général des Nations-Unies, Leila Zerrougui, était pour la première fois, ce jeudi 31 mai 2018 devant la presse. La cheffe de la Monusco, a cours de sa conférence de presse, passé en revue plusieurs questions d’actualités entre autres, la situation sécuritaire à Beni, le processus électoral, le redymensionnement des effectifs de la Monusco ou encore l’accord de la Saint-Sylvestre.

Au sujet du processus électoral, Leila Zerrougui a réaffirmé la volonté et la détermination de la Monusco, d’accompagner techniquement et logistiquement la CENI.

«Nous allons assurer le transport du matériel sensible et non sensible de la CENI. Le Conseil de sécurité des Nations-Unies nous a donné mandat d’appuyer les élections crédibles, inclusives et transparentes en RDC. Et nous y travaillons…», a indiqué la patronne de la Monusco.

Concernant une probable candidature à la présidentielle de Joseph Kabila, la cheffe de la Monusco a laissé entendre qu’elle n’est adepte de la spéculation. «J’ai pas entendu que le président Kabila a annoncé le désir de se représenter aux prochaines élections», a déclaré L. Zerrougui. «Je réagirais le jour où j’aurais une information dans ce sens», a-t-elle poursuivi.

À la question relative au redimensionnement des effectifs ou du départ de la Monusco, la représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU a souligné que le plus important est de laisser un pays stable tant sur le plan sécuritaire que politique.

« Entre 2012 et 2018, le budget de la Monusco a connu une baisse de 36%. Et cette année, 1700 casques bleus vont quitter la RDC. Le départ de la Monusco ne me dérange pas du tout. Mais le plus important est de laisser un pays stable ou règne la paix», a précisé Zerrougui.

La situation sécuritaire à Beni inquiète au plus au point la Monusco, selon la numéro un de l’ex Monuc. «A Beni, la situation sécuritaire est très tendue plus qu’ailleurs. Nous travaillons en ce moment sur un possible soutien de la SADC à la Monusco pour stabiliser la situation à Beni. Mais la responsabilité de la protection des civils incombe premièrement au gouvernement congolais», a martelé la diplomate d’origine algérienne.

A propos de l’accord du 31 décembre 2016, tout en affirmant que la Monusco veille sur son application, L. Zerrougui reconnait tout de même que son applicabilité n’est pas effective. « C’est pas un secret. Il y a des mesures de décrispation politique qui nécessitent d’être encore prises. Je continue à faire le plaidoyer pour que toutes les mesures de décrispation mentionnées dans l’accord soient examinées cas par cas », a fait savoir la haute fonctionnaire internationale.

La cheffe de la Monusco a annoncé sauf imprévu, l’arrivée du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres en RDC, en juillet prochain.

Jephté Kitsita

 

www.radiookapi.net, 31 mai 2018

Leïla Zerrougui appelle à des élections inclusives en RDC

La Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU en RDC, Leïla Zerrougui, se dit optimiste et refuse de céder à toute spéculation quant à l’aboutissement du processus politique et électoral ans ce pays. Lors de sa première conférence de presse tenue jeudi 31 mai au quartier général de la MONUSCO à Kinshasa, elle a toutefois insisté sur la nécessité d’avoir des élections inclusives.

Leïla Zerrougui dit poursuivre sa mission de bons offices dans le processus politique en RDC : «On a un calendrier, on a un accord politique. Le gouvernement et la majorité se préparent. L’opposition se prépare. Il y a des divergences. Mon rôle, en tant que bureau de bons offices, j’essaie de les rapprocher, j’essaie de les convaincre que c’est dans l’intérêt de tous que ces élections se tiennent. Et pas seulement qu’elles se tiennent, [mais, il y a ] des préalables : l’inclusivité pour leur donner la crédibilité qu’il faut».

La MONUSCO a reçu le mandat du Conseil de sécurité de l’ONU pour appuyer les élections crédibles, inclusives et transparentes. «Nous y travaillons, chaque mois nous rendons compte au Conseil de sécurité», a poursuivi la cheffe de la mission onusienne. Selon elle, les élections ne devraient pas être organisées pour laisser place à une catastrophe dans le pays.

Concernant le dossier de dédoublement des partis politiques avec notamment l’existence approuvée par le ministère de l’Intérieur des quatre UDPS, Leïla Zerrougui a indiqué avoir soulevé cette question avec le ministre Henri Mova et obtenu de ce dernier l’engagement de porter des correctifs sur la liste des partis.

 

Le Phare, 1er juin 2018

Leila Zerougui : la machine à voter irréalisable dans un contexte de contestation, faute de consensus national

Mme Leila Zerougui n’a pas mis des gants pour rejeter le projet de la machine à voter présenté par la CENI. Ce projet, a-t-elle indiqué, ne marchera pas car il arrive dans un contexte de contestation et faute de consensus à tous les niveaux, notamment au sein de la société civile, des partis politiques de l’Opposition pacifique et d’une large frange de l’opinion. La représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en RDC s’est exprimé dans ce sens au cours de la conférence de presse tenue hier au siège social de son organisation.

Forte de la résolution 2419 du Conseil de Sécurité, la Monusco se sent renforcée pour les missions lui dévolues par cette résolution, à savoir la protection des populations civiles non armées, la mise en œuvre de l’Accord de Saint Sylvestre et surtout l’appui au processus électoral en cours. La lutte contre l’impunité sous toutes ses formes malgré les difficultés résultant des problèmes des voies de transport et des communications pour relier les différentes localités et villes du pays peuplé aujourd’hui de près de 87 millions des femmes, hommes et enfants de deux sexes trouvent des solutions dans la stratégie de la protection par la projection. Celle-ci permet d’intervenir à tout moment au moyen des forces mobiles, agiles et rapides sous forme des structures de déploiement sur terrain en vue de protéger les populations civiles et non armées. Cette nouvelle stratégie mise en place a pris en compte le fait que cette année la MONUSCO fonctionne avec un budget réduit de l’ordre de 36 % et qui prévoit le départ de 1500 éléments de ses effectifs, a précisé Mme Leila Zerougui. La lutte contre les groupes armés irréguliers a été renforcée, toujours selon la stratégie de la protection par projection.

Au sujet de la position du gouvernement congolais de ne pas prendre part à la Conférence de Genève sur les projets d’assistance humanitaire pour un budget atteignant la somme d’un milliard et demi des dollars Us, la Monusco se range derrière la mise en place des structures d’appui aux ONG de développement à attendant le retour aux bons sentiments du gouvernement de la République.

La machine à voter : absence du consensus national

Des contestations ne cessent de pleuvoir chaque jour qui passe provenant des divers milieux intéressés. Que peut-t-on faire de sérieux à ce stade, extrêmes s’est-elle exclamée ?

Appui au processus électoral

L’une des missions stratégiques assignées à la Monusco demeure l’appui technique et logistique à ce processus qui va permettre à la Nation de se choisir des nouveaux dirigeants et surtout de libérer l’espace politique par l’alternance au pouvoir conformément à la Constitution et à l’Accord de Saint Sylvestre négocié entre les forces sociopolitiques vives du pays sous l’égide de la CENCO. C’est dans ce cadre que la Monusco a été particulièrement chargée du transport du matériel sensible et non sensible. On ne compte plus des missions à caractère militaire et sanitaire que ses éléments effectuent régulièrement à travers les localités les plus reculées au moyen des aéronefs, bateaux et véhicules lourds, notamment en ce moment où l’épidémie de la fièvre Ebola est en train de sévir dans la partie Ouest de la République, a-t-elle signalé.

Les élections ne sont pas une fin en soi, mais un moyen pour placer le pays au diapason des autres nations modernes et démocratiques. A condition qu’elles soient crédibles, démocratiques, inclusives et transparentes conformément aux vœux des dizaines des millions des congolais, des partenaires extérieurs et surtout de la communauté internationale. Car l’éclatement du Congo aurait des répercussions inédites aux conséquences incroyables autant sur les 9 Etats voisins que sur le continent africain. L’écrivain et sociologue

Franz Fanon ne disait-il pas que l’Afrique a la forme d’un revolver dont la gâchette est placée au Congo.

Au niveau de la Monusco, l’on ne spécule pas sur ce dossier, étant donné qu’il existe un accord politique négocié et signé par toutes les forces vives de la Nations sous l’égide de la CENCO et de la Communauté internationale. La mission onusienne concentre tous ses efforts à encourager et à convaincre les acteurs sociopolitiques à aller de l’avant.

Tripartite Macon, Kagame et Joao Lourenço

A ce sujet, Mme Leila Zerougui a indiqué qu’elle respecte les positions arrêtées par les trois chefs d’Etat et qui vont dans le sens de l’Accord de saint Sylvestre et les autres résolutions de l’ONU. Dont entre autres la toute dernière qui renforce les missions de la Mission onusienne au Congo. « Un autre élément de satisfaction, a-t-elle ajouté, n’est autre que jusque-là Joseph Kabila n’a jamais déclaré qu’il va se représenter à l’élection présidentielle».

C’est pour cela qu’elle continue à multiplier les contacts avec tous les milieux intéressés.

Accord de la CENCO

Une chose est de noter quelques avancées, une autre est de signaler que certains points essentiels et sensibles de cet accord n’ont toujours pas été résolus, c’est notamment le chapitre de la décrispation politique avec la remise en liberté des prisonniers politiques, le retour des exilés dont des personnalités emblématiques tel l’ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, l’ouverture des médias d’Etat à tous les courants sociopolitiques.

La problématique des 4 UDPS

Tout en admettant que l’apprentissage à la démocratie est rude, Mme Leila Zerougui ne s’explique pas les raisons qui ont poussé l’autorité politique à violer ouvertement la loi sur les partis politiques et certains principes de l’Accord de Saint Sylvestre en ce qui concerne la question déjà résolue du dédoublement des formations politiques.

F.M.

 

Rfi, 1er juin 2018

RDC: les machines à voter font peur, la Monusco veut rassurer

Les premières machines ne sont pas encore arrivées au Congo mais, depuis plusieurs mois maintenant, celle-ci alimente la polémique en RDC : la machine à voter est ce système de vote par écran tactile que souhaite utiliser la Commission électorale, pour, dit-elle, faire des économies. Méfiante, l’opposition qualifie cet outil de machine à «voler».

Interpellée à ce propos hier au cours d’une conférence de presse la cheffe de la Monusco, Leila Zerrougui, a souhaité que la Céni puisse rassurer la classe politique congolaise. Par ailleurs, elle en appelle également au strict respect de l’accord politique de décembre 2016.

Le problème de la machine, c’est qu’elle est arrivée dans un contexte de suspicion.

A propos du fichier électoral dans lequel l’OIF a notamment détecté plus de 16% d’électeurs enrôlés sans empreinte digitale, Leïla Zerrougui dit attendre de voir quels correctifs pourraient y apporter la Céni avant de se prononcer, «le moment opportun».

Par ailleurs, la Monusco, n’a toujours pas reçu de réponse à sa proposition d’appui logistique au processus, mais assure qu’elle continue à se préparer. La RDC dit vouloir organiser les élections elles-mêmes, en toute souveraineté. Si c’est le cas, «je n’ai pas d’objections» a expliqué la cheffe de la mission, «et nous continuerons à faire notre travail», appui technique et monitoring du respect des droits de l’homme, notamment.

Kabila va-t-il tenir son engagement ?

Le président Kabila tiendra-t-il son engagement d’organiser la présidentielle en décembre et de ne pas se représenter ? La Céni affirme tout faire pour que le calendrier soit tenu. Le gouvernement, lui, que la Constitution sera respectée, mais la méfiance demeure en RDC. Et des voix s’élèvent pour redouter soit un nouveau glissement soit une nouvelle candidature du président, dont le deuxième et dernier mandat constitutionnel s’est achevé il y a près d’un an et demi. En début de semaine, la France et l’Angola se sont prononcés contre cette éventualité. Leïla Zerrougui refuse, dit-elle, «de spéculer», et en appelle simplement au strict respect de l’accord politique de décembre 2016 qui prévoit le départ de Joseph Kabila.

Les élections sont un moyen, pas une fin en soi.

 

Forum des As, 1er juin 2018

Evaluant l’accord de la Saint Sylvestre

Leila Zerrougui : «quelques pas franchis, mais encore des défis à relever»

Pour sa première sortie médiatique, la cheffe de la MONUSCO et représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Uunies en RDC dresse le bilan de ces 100 jours à la tête de cette grande mission onusienne. Les priorités de la Résolution 2904 du Conseil de sécurité, à savoir la protection des civils, la lutte contre les groupes armés ainsi que l’appui au processus électoral l’essentiel de son message à la presse hier jeudi 31 mai au quartier général de cette institution à Kinshasa.

Au cours de ce face-à-face avec la presse, Leila Zerrougui a abordé aussi les questions liées à la stabilisation, la lutte contre l’impunité, la maladie à virus Ebola ainsi qu’au renforcement des capacités des services de la justice. Evoquant la maladie à virus Ebola, elle a précisé que la MONUSCO est mobilisée pour la riposte de ce virus qui rentre dans le cadre de la protection des civils. Pour la première fois, s’est-elle réjouie, il y a un vaccin. Cela change la dynamique avant de noter que plusieurs partenaires travaillent pour appuyer le Gouvernement.

Abordant la question sur leur appui au processus électoral, la cheffe de la MONUSCO a fait savoir que celui-ci est d’ordre logistique et matériel et commence à partir du 26 juillet prochain. « Nous avons préparé un plan de déploiement dont la première phase est déjà prête« , a-t-elle souligné.

Toutefois, Leila Zerrougui a reconnu que la MONUSCO ne pourra pas amener les matériels électoraux partout à travers la RDC suite au manque d’infrastructures. La RDC est un pays vaste, la mission couvrira seulement 129 centres sur les 232 qui existent. Concernant la machine à voter, elle a indiqué que cette machine est arrivée dans un contexte tendu et de suspicion. Et d’ajouter, elle sera toujours au centre de la controverse. Il faudra, a-t-elle estimé, convaincre les partis politiques que cette méthode a été choisie pour réduire le coût et faciliter le comptage des voix.

Répondant à une question sur le non-respect du calendrier électoral, la patronne de la mission onusienne en RDC ne veut pas spéculer. « Nous avons un calendrier et un Accord à respecter. Tout le monde se prépare pour les élections malgré les divergences qui existent« , a-t-elle laissé entendre. « Dans mon rôle de bons offices, j’essaye de rapprocher les uns et les autres pour les mettre d’accord« , a souligné la représentante d’Antonio Guterres en RDC.

A l’entendre, «les élections sont un moyen pour organiser le transfert de pouvoir, il ne faudra pas que les gens puissent s’entretuer pour ça.  » Nous avons un mandat à respecter celui d’appuyer la CENI pour que le pays puisse avoir des élections crédibles, apaisées et transparentes d’ici la fin de l’année« , a-t-elle confié.

Bilan de l’Accord de la Saint Sylvestre

Evaluant l’Accord de la saint Sylvestre, Leila Zerrougui a fait savoir que quelques pas ont été franchis mais il y a encore des défis à relever. Elle a abordé le non examen des mesures de décrispation jusqu’à ce jour. « Nous avons fait le plaidoyer sur le dédoublement des partis politiques, même s’il y a encore des tensions, nous y travaillons. Nous travaillons aussi avec l’autorité urbaine pour qu’il y ait des manifestations publiques des acteurs de l’opposition. La preuve, la dernière manifestation publique de l’UDPS a eu lieu sans perte de vie ou casse. Le gouverneur m’a promis que la manifestation des membres de la plate-forme Ensemble aura bel et bien lieu« . Elle a poursuivi : « nous travaillons pour que les droits de l’homme soient respectés, que les journalistes travaillent sans qu’ils soient inquiétés« . L’organisation des élections est une bataille pacifique des idées et des projets de société, a souligné le numéro 1 de la MONUSCO.

Sécurité à Beni

« J’ai eu le temps de circuler dans tous les coins chauds de la république pour voir de mes propres yeux. Je constatais que la situation est très tendue« , a révélé Leila Zerrougui. Selon la population, tout le monde est complice dans ces violences, politiques, société civile, MONUSCO. Il faut comprendre ce qui se passe, identifier les vraies causes et les responsables de ces tueries. « Notre rôle est d’appuyer le Gouvernement qui a la responsabilité première de sécuriser et de protéger la population. Nous avons nos insuffisances car nous ne pouvons pas être partout au même moment, mais nous travaillons ensemble pour relever les défis« , a-t-elle souligné.

Enfin, elle a mentionné que les discussions se poursuivent avec le Gouvernement concernant la réduction des troupes onusiennes. Mais « nous devons quitter la RDC en laissant un pays stable où l’autorité de l’Etat est établie partout et où règne la paix et bonne gouvernance« , a-t-elle déclaré. Déjà, a-t-elle indiqué : « le budget global de la mission a perdu 36%« . « Nous travaillons sur le maintien de la sécurité en RDC« , a conclu Leila Zerrougui.

Mathy MUSAU

 

La Libre, 31 mai 2018

RDC: Guterres se rendra au Congo en juillet

Une visite du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres en République démocratique du Congo est prévue en juillet, a indiqué jeudi sa représentante spéciale à Kinshasa Leïla Zerrougui, très prudente sur les polémiques qui entourent le processus électoral «On est en train de travailler pour qu’au mois de juillet, le secrétaire général vienne en RDC et je crois qu’il n’y a pas de problème pour ça», a déclaré la cheffe de la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) au cours de sa première conférence de presse depuis sa prise de fonction en février.

Le Conseil de sécurité a renouvelé en mars pour un an le mandat de la Monusco avec pour priorité la protection des civils et l’appui aux élections prévues le 23 décembre. Ces élections doivent organiser la succession du président Joseph Kabila dont le deuxième et dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016. Une partie de l’opposition l’accuse de vouloir briguer un troisième mandat. «Je ne spécule pas. Je réagirai le jour où il y aura une information» en ce sens, a déclaré Mme Zerrougui interrogée sur la question.

L’opposition et la société civile qualifient de «machines à tricher» les imprimantes des bulletins de vote (« machine à voter ») que la commission électorale veut utiliser pour les trois scrutins du 23 décembre.

« Je n’ai pas encore vu de machine à voter», assure la cheffe de la Monusco. «Le problème de la machine, c’est qu’elle est arrivée dans un contexte tendu de suspicions. (…) Donc dans la mesure où l’on n’arrive pas à ramener un consensus, elle sera toujours au coeur de la controverse, cette machine», a-t-elle estimé.

Mme Zerrougui a déclaré qu’elle se prononcerait «en temps opportun» sur le fichier électoral, qui comprend un peu plus de 40 millions d’électeurs, dont 16,6% sans empreintes digitales d’après un récent rapport de l’Organisation internationale de la Francophonie.

Kinshasa a récemment souhaité que la Monusco quitte d’ici 2020 la RDC où les Nations unies sont présentes depuis 1999. «Le plus tôt sera le mieux mais dans des circonstances où l’on laisse un pays stable», a commenté Mme Zerrougui.

Une sélection de www.congo30juin.com

Le 1er juin 2018

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