AMUSONS-NOUS UN PEU… Bemba, Ubangi, Bangui, Oubangi…

C’est à Gbadolite – ville « emblématique » du Mobutisme alors triomphant puis agonisant – que Jean-Pierre Bemba avait installé son quartier général à l’époque où il était chef rebelle. Il avait alors troqué le costume-cravate contre le treillis.

C’est de Gbadolite qu’il avait répondu positivement à l’appel d’Ange Félix Patasse, président élu de la République centrafricaine en difficulté avec la rébellion dirigée par François Bozize.

Peut-être qu’un jour Pr Isidore Ndaywel – historien scientifique ayant basculé dans la « politique » via le Clc – édifiera un jour l’opinion sur les raisons véritables de l’acceptation de l’invitation.

Retenons seulement que Bangui est en face de Zongo, exactement comme Kinshasa est en face de Brazzaville. Ces deux villes sont séparées par le fleuve Oubangui. D’ailleurs, Gbadolite est au Nord Ubangi. Gemena, ville d’origine de la lignée Bemba, est Sud Ubangi.

En d’autres mots, Bangui la ville, Nord et Sud Ubangi les provinces et Oubangui le fleuve constituent le même espace sociologique, à l’instar du Kongo Central, du Sud du Congo-Brazzaville et du Nord de l’Angola formant l’espace sociologique Kongo, de même que l’Espace Lunda, l’Espace Tchokwe et l’Espace Luba englobant populations congolaises, angolaises et zambiennes.

On peut alors supposer qu’en envoyant sa branche armée à Bangui, Chairman avait volé au secours de ses « compatriotes ».

Seulement voilà : sous la dénomination provocatrice « Banyamulenge », sa branche armée avait tué, violé, pillé certainement les Ubangiens ou Oubangiens de son propre sang ! Ce sang qui criera un jour vengeance.

Même si les Occidentaux ne le disent pas, même si les Congolais pro-Bemba ne le pensent pas, il faut bien admettre que Jean-Pierre Bemba a planté dans son espace sociologique les raisins de la vengeance.

Demain – croisons les doigts pour que cela n’arrive jamais – les velléités bellicistes qui endeuillent actuellement l’Est du pays, après avoir frappé autrefois le Centre dans les années 1960 pour revenir en 2016, pourraient se dupliquer au Nord, un(e) enfant né (e) d’un viol ou orphelin(e) des parents tués étant capable de prendre se venger des humiliations subies.

De quoi faire réfléchir Chairman !

Alors, cette fois-ci, ne nous amusons pas…

NDL

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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