REVUE DE PRESSE THEMATIQUE. Ouverture de la session extraordinaire à l’Assemblée nationale et au Sénat

Le Phare, 21 juin 2018

Parlement : la session extraordinaire s’ouvre ce matin

Moins d’une semaine après la clôture de la session ordinaire de mars 2018, les Députés et Sénateurs reprennent à nouveau ce matin le chemin de l’Hémicycle de Lingwala. Cette fois-ci, ils vont participer aux travaux de la session extraordinaire de leur institution convoquée en vue d’examiner et adopter certaines matières jugées urgentes et prioritaires pour la vie de la Nation. Le texte le plus cité est celui relatif au statut des anciens présidents de la République, qui doivent absolument être sécurisés juridiquement et financièrement, pour leur ôter la tentation des mandats à vie.

Bien que l’ordre du jour de cette session extraordinaire ne soit pas encore dévoilé par les bureaux de deux chambres parlementaires, on apprend dans les couloirs du Palais du peuple que le Chef de l’Etat pourra saisir l’occasion pour s’adresser aux Congolais en marge de cette session. La date de vendredi 22 juin est même avancée comme celle où Joseph Kabila parlera.

Un discours vivement attendu

En effet, au regard de la situation politique actuelle que traverse le pays et qui reste marquée par un long suspense dû notamment à la problématique d’une éventuelle candidature du président sortant à la présidentielle, l’adresse de Joseph Kabila Kabange est plus que jamais attendue aussi bien par les Congolais que tous ceux qui s’intéressent à la crise congolaise. C’est le cas des organisations régionales et internationales dont la République Démocratique du Congo est membre, et également de ses partenaires traditionnels.

Ce n’est un secret pour personne que tout le monde attend voir le chef de l’Etat se prononcer sur ce sujet qui défraie la chronique à six mois de l’élection présidentielle prévue le 23 décembre 2018 et à un mois du dépôt des candidatures audit scrutin, afin de fixer définitivement l’opinion en levant l’équivoque qui n’a que trop duré.

L’inquiétude suscitée par cette question s’est accentuée avec la tournée à travers le pays, entamée il y a quelques semaines, par le secrétaire permanent du PPRD (Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie), Emmanuel Shadari. Les propos tenus par ce dernier à certains endroits où il est passé, particulièrement dans l’ex-province de l’Equateur aujourd’hui démembrée en cinq nouvelles provinces (Equateur, Mongala, Nord-Ubangi, Sud-Ubangi, et Tshuapa) devant les foules ont levé l’équivoque sur le flou qu’entretenait jusque-là la majorité présidentielle à propos de la probable candidature de son autorité morale à la prochaine présidentielle.

D’après les analystes de la politique congolaise, c’est désormais clair que la majorité présidentielle veut pousser Joseph Kabila à se représenter pour un troisième mandat, bien que la Constitution et l’Accord de la Saint Sylvestre le lui interdisent. On rappelle que le Secrétaire permanent du parti présidentiel avait tenu des propos du genre «Joseph Kabila était là, il est là, et sera là avec vous». Une harangue populaire ayant suscité des commentaires en sens divers, surtout que la famille politique du chef de l’Etat tarde à présenter son dauphin tout en sachant que son autorité morale se trouve actuellement dans l’incapacité juridique et légale de postuler pour la troisième fois à l’élection présidentielle après avoir épuisé ses deux mandats.

Le discours de Joseph Kabila est aussi attendu pour qu’il rassure l’opinion, en sa qualité de garant de la Nation, du financement par le gouvernement du processus électoral pour que le rendez-vous du 23 décembre ne rate point. Car, la Commission Electorale Nationale Indépendante, (CENI), ne cesse de déplorer des retards dans le financement au risque de perturber son calendrier des élections.

De même, le chef de l’Etat devra garantir un climat de paix à tous les acteurs politiques en commençant par rendre effective la décrispation politique, par la libération des prisonniers politiques et d’opinion dits emblématiques, tout comme arrêter des poursuites judiciaires qualifiées de politiques à l’endroit des opposants.

Voilà les raisons qui font que les Congolais et les organisations internationales dont la RDC est membre ainsi que ses partenaires traditionnels, attendent avec impatience le discours de Joseph Kabila de ce vendredi.

Dom

 

Forum des As, 21 juin 2018

Le parlement en congrès ce jeudi pour remplacer Félix Vunduawe 

  • Le Sénateur Mongulu toujours en pole position

 

Un seul point prévu à l’ordre du jour ce jeudi 21 juin au Parlement réuni en congrès. C’est la désignation du remplaçant du Professeur Félix Vunduawe Te Pemako, appelé à présider le Conseil d’Etat. C’est l’annonce faite par le président de la chambre basse du parlement lors de la brève cérémonie d’ouverture de la session extraordinaire de mars 2018, hier mercredi 20 juin.

Hormis le congrès de ce jeudi, le programme de la présente session extraordinaire prévoit l’adresse du Chef de l’Etat devant les deux chambres réunies en Congrès, a encore annoncé Aubin Minaku.

D’après le speaker de l’Assemblée nationale, la convocation de cette session extraordinaire, a pour but de permettre à son institution de boucler le processus législatif de certains textes de loi jugés urgents. Il s’agit, notamment, de deux propositions de loi et de deux projets de loi, à savoir, la proposition de loi portant statut des anciens Présidents de la République élus ; le projet de loi portant statut particulier du personnel de l’Enseignement supérieur et universitaire et de la recherche scientifique ; le projet de loi modifiant et complétant l’Ordonnance-loi n°011/2012 du 21 septembre 2012 instituant un nouveau tarif des droits et taxes à l’importation ; et la proposition de loi relative à la protection et à la responsabilité du défenseur des droits humains. «Ce dernier texte est en cours d’examen à la commission mixte paritaire Assemblée nationale – Sénat», a précisé Aubin Minaku, ajoutant que l’Assemblée nationale devra vider certaines questions de son agenda restées en suspens. Tels que les dossiers relatifs au changement de certains membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), ainsi que le rapport annuel de cette institution d’appui à la démocratie.

Minaku invite les politiciens au civisme et à la responsabilité

Abordant le point relatif à la tenue des élections prévues le 23 décembre prochain, le président de l’Assemblée nationale indiqué que la présente session sera la plus courte possible pour ne pas contrarier les agendas politiques en cette période préélectorale. «Bien d’importantes matières en état d’être examinées sont automatiquement reportées comme priorités de la session ordinaire de septembre 2018», fait-il savoir, avant de rappeler que la prochaine campagne électorale n’interviendra qu’en novembre 2018.

Selon lui, la présente session est convoquée à un moment bien singulier de l’histoire du pays en cours d’écriture marquée par tous ces faits d’actualité majeurs ou mineurs entourant le processus électoral. C’est ainsi qu’Aubin Minaku encourage vivement les acteurs politiques congolais à revenir à de meilleurs sentiments, avec civisme et responsabilité, pour que soient menées à bonnes fins les élections qui se pointent à l’horizon.

« Nous sommes en train de traverser l’une des périodes les plus déterminantes de l’histoire de notre nation. A nous de savoir être à la hauteur de la grandeur de la mission qui est la nôtre… l’unité nationale, notre unité, ne doit, en aucun instant, souffrir d’une quelconque remise en question au travers de nos discours et de nos actes« , a-t-il exhorté. Et de conclure : « Nous devons à tout prix veiller à ne pas exposer notre peuple à des divisions provincialistes, tribalistes, voire à des dissensions intestines. Les élections passeront, mais la République démocratique du Congo survivra et vivra toujours « .

Mathy MUSAU

 

L’Avenir, 20 juin 2018

En congrès ce jeudi: Le Parlement désigne le remplaçant de Vunduawe à la Cour constitutionnelle

A travers une Décision conjointe, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat convoquent un congrès pour ce jeudi 20 juin 2018. Aubin Minaku Ndjalandjoko et Léon Kengo wa Dondo ont aussi annoncé la même information lors des séances plénières d’ouverture solennelle de la session extraordinaire de juin 2018, ce mercredi 20 juin 2018. L’ordre du jour comporte un seul point : la désignation d’un membre de la Cour constitutionnelle. Ce, en remplacement du professeur Félix Vunduawe Te Pemako, appelé à d’autres charges d’Etat. Et ce, conformément à l’article 158 alinéa 1 de la constitution et selon lequel, la Cour constitutionnelle comprend neuf membres nommés par le président de la République dont trois sur sa propre initiative, trois désignés par le parlement en congrès et trois désignés par le Conseil supérieur de la magistrature.

La session extraordinaire de juin 2018 a été officiellement ouverte ce mercredi 20 juin 2018 à l’Assemblée nationale comme au Sénat. Au niveau de la Chambre basse du Parlement, le président Aubin Minaku Ndjalandjoko a dans son discours solennel, annoncé qu’au cours de cette session extraordinaire de juin 2018, il est prévu que le Président de la République Joseph Kabila Kabange s’adresse à la Nation devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès.

Il sera de même de la séance du congrès qui devra se tenir (ce jeudi 21 juin 2018, tel qu’indiqué par le président du Sénat Léon Kengo wa Dondo) pour la désignation d’un nouveau membre de la Cour constitutionnelle, en remplacement du professeur Félix Vunduawe Te Pemako, appelé à d’autres charges d’Etat, a dit le speaker de la Chambre basse du Parlement.

Il a souligné que la convocation de cette session extraordinaire, c’est essentiellement pour permettre à sa chambre législative de boucler le processus législatif de certains textes de loi jugés urgents, « qui n’ont pas pu être traités à l’issue de la session ordinaire de mars 2018 ». Il s’agit notamment de deux propositions de loi et de deux projets de loi.

Entre autres, la proposition de loi portant statut des anciens Présidents de la République élus ; le projet de loi portant statut particulier du personnel de l’enseignement supérieur et universitaire et de la recherche scientifique ; le projet de loi modifiant et complétant l’Ordonnance-loi n°011/2012 du 21 septembre 2012 instituant un nouveau tarif des droits et taxes à l’importation ; et la proposition de loi relative à la protection et à la responsabilité du défenseur des droits humains. Ce dernier texte est en cours d’examen à la commission mixte paritaire Assemblée nationale – Sénat.

Hormis ces matières, dit le premier des députés nationaux, l’Assemblée nationale se devra de vider certaines questions de son agenda restées en suspens. C’est le cas notamment du dossier relatif au changement de certains membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), du rapport annuel de la CENI.

Minaku exhorte à l’unité nationale pour des bonnes élections

Aubin Minaku a rassuré que cette session extraordinaire sera la plus courte possible pour ne pas contrarier les agendas politiques en cette période préélectorale. Et il a souligné que bien d’importantes matières en état d’être examinées sont automatiquement reportées comme priorités de la session ordinaire de septembre 2018, «encore que la prochaine campagne électorale ne doive intervenir qu’en novembre 2018».

«La présente session extraordinaire est convoquée à un moment bien singulier de notre histoire en cours d’écriture marquée par tous ces faits d’actualité majeurs ou mineurs entourant le processus électoral», a déclaré le président de l’Assemblée nationale dans son discours. Il dit encourager vivement les acteurs politiques congolais de revenir à des meilleurs sentiments, avec civisme et responsabilité, pour que soient menées à bonnes fins les élections qui pointent à l’horizon.

«Nous sommes en train de traverser l’une des périodes les plus déterminantes de l’histoire de notre nation. A nous de savoir être à la hauteur de la grandeur de la mission qui est la nôtre… l’unité nationale, notre unité, ne doit, en aucun instant, souffrir d’une quelconque remise en question au travers de nos discours et de nos actes. Nous devons à tout prix veiller à ne pas exposer notre peuple à des divisions provincialistes, tribalistes, voire même à des dissensions intestines de type claniste. Les élections passeront, mais la République démocratique du Congo survivra et vivra toujours», a enfin exhorté le président de l’Assemblée nationale.

Des matières prévues pour le Sénat

Au Sénat, le président Kengo wa Dondo n’a pas prononcé de discours officiel lors de la séance plénière d’ouverture de la session extraordinaire. Toutefois, le rapporteur du Sénat, M. Flore Musendu, a procédé à la lecture de la Décision du président Léon Kengo wa Dondo convoquant le Sénat à cette session extraordinaire de juin 2018.

Mais aussi, à la lecture de la Décision conjointe d’Aubin Minaku et de Léon Kengo wa Dondo, convoquant l’Assemblée nationale et le Sénat en congrès, ce jeudi 21 juin 2018. L’ordre du jour dudit congrès, vous le savez, comporte un seul point, à savoir, la désignation d’un membre de la Cour constitutionnelle.

Pour rappel, les deux Chambres du Parlement ont été convoquées en session extraordinaire du mercredi 20 juin au jeudi 19 juillet 2018. Comme à l’Assemblée nationale, l’ordre du jour du Sénat comporte également six principaux points.

Notamment, l’examen et adoption de la proposition de loi portant statut des anciens Présidents de la République élus ; de la proposition de loi relative à la protection et à la responsabilité des défenseurs des droits humains ; du projet de loi modifiant et complétant l’Ordonnance-loi n°011/2012  instituant un nouveau tarif des droits et des taxes à l’importation ; du projet de loi portant statut particulier du personnel des établissements publics de l’enseignement national ; de la proposition de loi portant modification du Décret du 30 janvier 1940 portant Code pénal, tel que modifié à ce jour ; du projet de loi relatif à l’activité et au contrôle des établissements de crédit, etc.

Lepetit Baende

 

La Prospérité, 20 juin 2018

Ouverture de la session extraordinaire. AN: Minaku appelle à l’unité nationale pour les élections !

 

Il a déclaré ouverte la session extraordinaire depuis hier à la Chambre Basse du Parlement. Aubin Minaku Ndjalandjoko, c’est de lui qu’il s’agit, a prononcé son discours solennel devant la représentation nationale en exhortant toutes les classes sociales et politiques à l’unité pour des bonnes élections prévues en décembre 2018. Avant tout, il a rappelé  à l’Auguste Assemblée la nécessité de la tenue de ladite session. «C’est essentiellement pour permettre à notre Chambre législative de boucler le processus législatif de certains textes de lois jugés urgents qui n’ont pu être traités à l’issue de la session ordinaire que nous venions de clôturer il y a à peine 4 jours», a-t-il annoncé. La convocation d’un Congrès consacré à la désignation d’un nouveau membre de la cour constitutionnelle en remplacement du professeur Félix Vunduawe Te Pemako, a fait l’objet de son propos. Il a, par ailleurs, informé à l’opinion publique qu’au cours de la Session qui s’ouvre, il est prévu un oral du Président Joseph Kabila devant le Congrès. A lire ses propos, ce speech devrait avoir lieu d’ici le 20 juillet 2018. Ci-dessous, retrouvez l’intégralité de son discours.

 

Honorables Députés et Chers collègues,

Tout en vous souhaitant la bienvenue, il me revient de vous informer, et à travers vous, d’informer l’ensemble de notre peuple qu’en application des dispositions des articles 116 de la Constitution et 56 de notre règlement intérieur et à la demande de son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, j’ai été appelé, après concertation avec mon collègue du Sénat, à convoquer l’Assemblée nationale en session extraordinaire.

C’est essentiellement pour permettre à notre Chambre législative de boucler le processus législatif de certains textes de lois jugés urgents, qui n’ont pu être traités à l’issue de la Session ordinaire que nous venions de clôturer il y a à peine 4 jours.

Il s’agit des matières ci-après :

-La proposition de loi portant statut des anciens Présidents de la République élus, dont le processus est quasiment clôturé au Sénat en première lecture sur pied des options politiques déjà levées par les deux bureaux ;

-Le projet de loi portant statut particulier du personnel de l’enseignement supérieur et universitaire et de la recherche scientifique, texte important pour l’avenir des universités et instituts supérieurs dans notre pays, déjà adopté en première lecture au sénat et dont le rapport au niveau de la commission est en voie d’être adopté ;

-Le projet de loi modifiant et complétant l’Ordonnance-loi n°011/2012 du 21 septembre 2012 instituant un nouveau tarif des droits et taxes à l’importation, texte qui nous a été déposé par le Gouvernement en procédure d’urgence depuis la session ordinaire passée ;

-La proposition de loi relative à la protection et à la responsabilité du défenseur des droits humains, en cours d’examen à la Commission mixte paritaire Assemblée nationale-Sénat.

Il y va sans dire qu’hormis ces matières, l’Assemblée nationale se devra de mettre à profit ce retour à l’hémicycle pour vider certaines questions de son agenda restées en suspens.

C’est le cas notamment du dossier relatif au changement de certains membres de la commission Electorale Nationale Indépendante, sans omettre la  poursuite de l’exercice normal de notre mission de contrôle, conformément au règlement intérieur.

Honorables Députés et chers Collègues,

Votre  Bureau a bien noté, par ailleurs, les avis et observations de plusieurs d’entre vous qui ont exprimé leur crainte de voir la session extraordinaire contrarier les agendas respectifs des mouvements et regroupements électoraux en cette période préélectorale.

Aussi, en concertation une nouvelle fois avec la Chambre sœur, des dispositions ont-elles été prises pour faire de cette session ordinaire de septembre 2018, encore que la prochaine campagne électorale ne doive intervenir qu’en novembre 2018.

Honorables Députés et chers Collègues,

Il est aisé de le constater, la présente session  extraordinaire est convoquée à un moment bien singulier de notre histoire en cours d’écriture marquée, comme vous le voyez, par tous ces faits d’actualité majeurs ou mineurs entourant le processus électoral.

A mesure que les jours avancent -et, ils avancent très vite-, chacun de nous prend en sa manière la mesure des enjeux et défis notables attachés à la retraite dudit processus électoral.

Si pour certains les Partis politiques et les regroupements électoraux l’on s’essaie déjà, dans les états-majors, de s’organiser, pour d’autres, par contre, il ne se passe pas un seul jour sans que l’agitation due souvent à l’impréparation gagne du terrain au point, hélas, de conduire quelques-uns à vouloir céder aux appels à l’anarchie que d’aucuns ourdiraient déjà, non sans le concours à peine voilé d’affairistes politiques de tous bords.

Tout en priant instamment ces derniers à revenir à des meilleurs sentiments, j’encourage vivement ceux de tous nos acteurs politiques d’où qu’ils soient idéologiquement situés d’œuvrer, avec civisme et responsabilité pour que soient menées à bonnes fins les élections qui pointent à l’horizon.

Qu’il en soit de même de tous les compatriotes, y compris ceux de la diaspora, qui croient fermement en notre capacité partagée à pouvoir nous assumer ensemble comme « maîtres » de notre destin en tant que nation et en tant que peuple.

Mon souhait est donc de voir chacun de nos acteurs politiques, voire de la société civile, apporter sa pierre à l’édification d’un processus électoral véritablement démocratique et apaisé.

J’annonce aussi qu’au cours de la Session qui s’ouvre, il est prévu que le Président de la République, chef de l’Etat, son excellence Joseph KABILA KABANGE s’adresse à la Nation, conformément à la disposition de l’article 119 de la constitution.

Aussi les deux chambres du Parlement s’attendront-elles, à être convoquées en congrès, suivant le règlement intérieur de ce dernier.

Il en sera de même de la séance du congrès qui devra se tenir pour la désignation d’un nouveau membre de la cour constitutionnelle, en remplacement du professeur Félix VUNDUAWE TE PEMAKO, appelé à d’autres charges d’Etat, plus précisément comme Premier Président du Conseil d’Etat.

Honorables Députés et chers Collègues,

Ainsi que je l’ai dit tantôt, nous sommes, sans nul doute, en train de traverser l’une des périodes les plus déterminantes de l’histoire de notre nation.

A nous de savoir être à la hauteur de la grandeur de la mission qui est la nôtre.

S’il est vrai que les élections sous-entendent une émulation idéologique à même de « fractionner », en quelque sorte, les citoyens, il n’en demeure pas moins que l’unité nationale, notre unité, ne doit, en aucun instant, souffrir d’une quelconque remise en question au travers de nos discours et de nos actes.

Nous devons à tout prix veiller à ne pas exposer  notre peuple à des divisions provincialistes, tribalistes, voire même à des dissensions intestines de type « claniste ».

Les élections passeront, mais la République démocratique du Congo survivra et vivra toujours.

A chacune et à chacun je souhaite une bonne session.

J’ai dit.

Sur ce, je déclare ouverte la session extraordinaire de juin 2018.

 

Une sélection de www.congo30juin.com

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