SPECIAL DONALD TRUMP. EDITORIAL. La rançon du maternage via trio «Katshika» !

Georges Kapiamba, selon MCN Team/mediacongo.net dans sa livraison du 21 juin 2018, «dit partager les ‘frustrations’ des États-Unis suite à leur retrait du Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies». Le média en ligne ajoute : «Pour Me Georges Kapiamba, la République démocratique du Congo (RDC) ne peut faire partie de cette structure, car elle ne respecte pas les droits de l’homme dans son propre pays. ‘Il fallait s’attendre à une telle décision’, renchérit Me Kapiamba qui rappelle que les États-Unis étaient un partenaire très important au sein du CDH de l’ONU».

Le contraire aurait étonné.

Et pour cause !

Déjà, en réaction à l’élection de son pays au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en octobre 2017, il n’avait pas caché son irritation. Il avait estimé que «cette élection n’était qu’une ‘catastrophe qui met en mal l’image de toute l’ONU’ déjà critiquée pour sa complaisance ‘légendaire’ dans la crise congolaise. Il était d’avis que «L’ONU devait par contre placer la RDC sous ‘haute surveillance’ et «l’éjecter de son Conseil des droits de l’homme’ à Genève», trouvant comme prétexte l’obstacle «au travail des experts de l’ONU».

Il n’est pas le seul dans la fronde puisqu’il fait le coaching d’une centaine et demie d’ONGDH au nombre desquelles l’Irdh présidée par Hubert Tshiswaka. «La RDC n’est pas un bon exemple, c’est un pays qui est en train de réprimer les droits de l’homme« , avait-il déclaré ce dernier en réaction à l’élection de la RDC.

«C’est une mauvaise nouvelle. Mais, une nouvelle qui ne va pas nous décourager dans notre détermination de démontrer à l’opinion nationale et internationale que la République démocratique du Congo n’est pas bon élève en matière de protection et de promotion des droits de l’homme», s’était écrié dans la foulée Jean-Claude Katende, président de l’Asadho.

***

Petite curiosité : Kapiamba, Tshiswaka et Katende – qui sont devenus le porte-étendard du concept «droits-l’-hommisme» en République Démocratique du Congo – ont en commun non pas que l’appartenance à l’ex-province du Katanga, mais en plus le rapprochement avec Moïse Katumbi et la fronde à l’endroit de Joseph Kabila, si bien qu’il est aisé de trouver dans leur engagement une affaire plutôt katango-katangaise que congolo-congolaise.

Lorsque, d’ailleurs, on analyse froidement leurs déclarations relatives à la question minière, on sent qu’elles sont à l’unisson, en chœur.

Et hop, on se retrouve pleinement dans la «guerre minière» avec ses «belligérants» que sont, d’un côté, les Occidentaux (avec en pole-position les Etats-Unis via la Belgique) et les Orientaux (avec en pole-position la Chine).

Que l’argument avancé par Washington pour son retrait soit la présence notamment de la RDCongo et de la Chine n’est pas le fait du hasard.

Il y a là comme un message subliminal pour initiés.

Un non initié a diffusé sur les réseaux sociaux une vidéo présentant Nikki Halley argumentant la décision de l’Administration par la participation de la seule RDC au Cdh. Exit les 3 autres Etats.

***

Il reste maintenant à se rendre à l’évidence : les Etats-Unis se retirent du Conseil des droits de l’homme pour les Nations Unies sans indiquer pour combien de temps.

Il reste surtout à réaliser qu’à la place de l’éjection des pays «violateurs» des Droits de l’homme limités aux 4 pays indexés, c’est plutôt la Toute puissante Amérique de Donald Trump qui fait le choix de s’éjecter.

Personne ne va pousser la naïveté au point de croire que la RDC a réussi à pousser les Etats-Unis vers la porte de sortie, et que cela pourrait durer jusqu’en 2020, terme de leur propre mandat au Conseil.

Après tout, si réellement les Usa tiennent à la tenue des élections en décembre 2018 et que l’alternance se produise en janvier 2019, et encore en faveur d’un Opposant, pourquoi, oui pourquoi quitter le Conseil à six mois de l’échéance électorale congolaise !

On en viendrait à supposer que Washington ne veut pas d’une alternance qui puisse profiter à la Mp.

D’où l’accentuation de la pression actuelle avec cette histoire de corruption (sans désigner les corrompus et les corrupteurs) et de violations des droits de l’homme (sans désigner les coupables et les victimes).

***

Visiblement, les Etats-Unis ont résolu d’entretenir délibérément le flou parce que conscients de cette réalité choquante : ils ont découvert le vrai filon de l’une des principales «ressources naturelles congolaises» : le maternage.

Nous en payons la rançon par l’affairisme du trio «Katshika» !

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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