SPECIAL DONALD TRUMP. Enième auto-exclusion des Etats-Unis. Droits de l’homme selon « saint Trump »…

 

  • En moins d’une année, le Président américain a déjà retiré son pays de l’Unesco, de l’Accord de Paris sur le climat, de l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien, du Partenariat transpacifique, de l’Aléna et de l’Aide internationale aux femmes en n’avançant que des prétextes pour culpabiliser les autres…

 

Des faiseurs d’opinion anti-Kabila – « professionnels comme amateurs tous domaines et toutes tendances confondus » – se passent naturellement le mot pour justifier et surtout saluer la décision de l’Administration Trump de retirer son pays du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (Cdh). Plusieurs acteurs de l’Opposition radicale et activistes de la Société civile alliée se répandent dans les médias pour promouvoir cette décision annoncée le 19 juin 2018. Sont cités comme États à la base de la décision américaine la RDCongo bien-sûr, mais aussi la Chine, Cuba et le Venezuela. Sur WatshApp, un congolais a eu le réflexe de suggestionner que c’est à cause aussi  de la RDCongo que Donald Trump a retiré son pays de l’Unesco et de la Cop 21, de même qu’il a occasionné les incidents graves survenus le 14 mai 2018 lors du transfert de l’ambassade des Etats-Unis de Tel Aviv à Jérusalem avec 55 morts et 2.400 blessés pour ne pas relever le scandale de la rétention des enfants mexicains à la frontière commune. Il a terminé son suggestionnement par inviter Trump à aller jusqu’au bout de la logique : le retrait des Usa de l’Onu avec pour conséquence la perte de son siège au Conseil de sécurité…

 

Au fait, la décision du Président des États-Unis n’a aucun fondement à tous les plans en ce que le Conseil comprend 47 «États Membres élus directement au scrutin secret, à la majorité des membres de l’Assemblée générale des Nations Unies» et «L’Assemblée générale tient compte de la contribution des États candidats à la promotion et à la protection des droits de l’homme, ainsi que des  engagements qu’ils ont pris volontairement à cet égard», lit-on sur son site.

Ce site renseigne que la composition du Conseil «respecte le principe d’une répartition géographique équitable» et les sièges sont répartis de la manière suivante :

– États africains : 13 sièges.

– États d’Asie-Pacifique : 13 sièges.

– États d’Amérique latine et des Caraïbes : 8 sièges.

– États d’Europe occidentale et autres : 7 sièges.

– États d’Europe de l’Est : 6 sièges.

Il précise qu’«Élus pour un mandat de trois ans, les membres du Conseil ne sont pas immédiatement rééligibles après deux mandats consécutifs».

Il est indiqué de le rappeler d’emblée : le 16 octobre 2017, lors de sa 72ème session, précisément de sa 31° séance plénière, l’Assemblée générale a élu 15 nouveaux Etats pour rejoindre les 32 autres déjà membres. Il s’agit du Sénégal, de l’Angola, du Nigeria, de la RDCongo pour la région Afrique ; du Népal, du Qatar, du Pakistan et de l’Afghanistan pour la région Asie-Pacifique ; du Pérou, du Mexique et du Chili pour la région Amérique latine et Caraïbes ; de la Slovaquie et de l’Ukraine pour la région Europe orientale ainsi que de l’Espagne et de l’Australie pour le Groupe des États d’Europe occidentale et autres États.

Les Etats membres rejoints par les nouveaux sont l’Afrique du Sud, l’Allemagne, l’Arabie saoudite, la Belgique, le Brésil, le Burundi, la Chine, la Côte d’Ivoire, la Croatie, Cuba, l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Équateur, les États-Unis, l’Éthiopie, la Géorgie, la Hongrie, l’Iraq, le Japon, le Kenya, le Kirghizistan, la Mongolie, Panama, les Philippines, la République de Corée du Sud, le Royaume-Uni, le Rwanda, la Slovénie, la Suisse, le Togo, la Tunisie et le Venezuela.

Information importante : le site du Conseil relève que «Les candidats, qui doivent obtenir la majorité absolue des voix, soit 97». On sait que la RDCongo a été élue avec 151 voix, le Qatar 155, le Pakistan 151 et l’Afghanistan 130.

En adhérant au Conseil, les Etats-Unis connaissaient les règles du jeu. En ne les respectant pas, ils les violent et envoient un très mauvais signal aux autres membres, libres eux aussi de violer les mêmes règles.

En vérité, les vraies raisons sont ailleurs

En justifiant alors son retrait par la présence, au Conseil, de la RDCongo, de la Chine, de Cuba et du Venezuela, les Américains se mettent dans la logique de la remise en cause des principes établis. Mais, surtout, ils pratiquent la discrimination négative étant donné qu’ils ont par le passé, et encore un passé récent, accepté de côtoyer au sein même de cet organisme des Etats épinglés dans des rapports notamment des ONGDH anglo-saxonnes comme Human Rights Watch (Hrw) et Amnisty International (Ai).

D’ailleurs, si réellement elle ne voulait pas de la présence de la RDCongo, de la Chine, de Cuba et du Venezuela, l’Administration Trump n’allait pas attendre juin 2018. Dès l’élection du Congo Kinshasa le 16 octobre 2017, elle devait se retirer du Conseil.

En vérité, les vraies raisons sont ailleurs.

En lisant l’article de France Inter intitulé «Les six organisations et accords internationaux que Trump a reniés en moins d’un an» et le rapport d’Amnesty international 2017-2018 que nous avons intitulé «Amnesty International dénonce les violations des Droits de l’homme sous Donald Trump» (rubrique «LA VOIX DES AUTRES»), on réalise simplement que la RDCongo, la Chine, Cuba et le Venezuela sont juste un prétexte pour Washington de liquider le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.

Dans son article, France Inter relève que «Tous les grands traités multilatéraux ont aujourd’hui le pistolet américain sur la tempe, ce qui n’est pas totalement nouveau sous administration républicaine : du retrait de la Société des Nations au début XXe siècle à l’introduction du droit de veto à l’ONU, la crainte du multilatéral et la défense du nationalisme ont toujours été une obsession outre-Atlantique».

En vérité, le concept «Droits de l’homme» selon «saint Trump» n’obéit pas au concept universel.

N’en déplaise au trio «Katshika»…

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

Facebook : Omer Nsongo

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