SPECIAL LETTRE OUVERTE DU 25 JUIN. Deux ans et demi après, le G7 aux abois !

 

  • Des 50 députés nationaux et sénateurs signataires de la lettre ouverte du 25 juin 2018, la majorité appartient aux partis du G7 : Msr/Lumbi, Unadef/Mwando, Unafec/Kyungu, Msdd, Arc/Kamitatu, Pdc/Endundo et Aco/Banza…

 

  • Les faits prouvent que le G7 s’est mis dans la logique de manager l’Opposition radicale en misant sur les puissances occidentales au point d’entreprendre l’isolement diplomatique non seulement de Joseph Kabila et de sa famille politique, mais également et surtout de la RDCongo…

 

  • A analyser son contenu, la lettre ouverte trahit la bleue qui s’empare de ses membrs, «Opposants» de la 25ème heure…

 

De cette correspondance, on retiendra particulièrement des signataires la dénonciation et la condamnation ferme des griefs suivants que sont «la violation de la Constitution, les abus de pouvoir et la privatisation de l’Etat » et de l’obligation faite au Président de la République, «En tant que garant de la Constitution (…) «d’y mettre fin». Ils rappellent au Chef de l’Etat «les procédures judiciaires en cascades et non fondées contre Moïse Katumbi ainsi que les actes discriminatoires dont il est victime de la part du gouvernement», actes qui, à leurs yeux, «sont incompatibles avec les engagements pris par les parties prenantes à l’Accord politique global et inclusif du 31 décembre 2016 afin de conduire le Peuple congolais à des élections libres, inclusives, transparentes et crédibles. Ils ne participent pas à la décrispation politique». Ils lui font observer qu’«Il est difficile de croire à la sincérité de vos déclarations sur la tenue des élections démocratiques dans notre pays à la date du 23 décembre 2018 tant que l ’Accord de la Saint Sylvestre n’est pas appliqué correctement, dans son esprit et dans sa lettre notamment, tant que vous n’avez pas mis fin à toutes les fausses affaires montées contre Moïse Katumbi Chapwe et que vous n’avez pas encore permis son retour en homme libre et en toute sécurité» et ajoutent : «Nous avons de la peine à croire que vous ignorez les violations délibérées de l’Accord de la Saint Sylvestre et le refus du gouvernement de mettre en œuvre les résolutions 2348 et 2409 du Conseil de sécurité de l’ONU ainsi que les recommandations de l’Union Africaine et des organisations sous-régionales de notre continent pour mettre fin à la crise actuelle»…

 

Et de tirer cette déduction : «Nous savons que vous seul avez tous les moyens nécessaires pour sortir le pays de cette crise et lever toutes les entraves sur le chemin des élections crédibles et pacifiques en vue de l’alternance démocratique», considérant dans la foulée qu’«Il est du devoir des institutions de la République et de leurs animateurs actuels dont vous-même de créer les conditions requises pour la participation libre et transparente de tous les Congolais aux prochains scrutins dans la concorde nationale afin que le Peuple souverain se choisisse librement un nouveau leadership».

Ces députés et sénateurs font pourtant semblant d’oublier que depuis juin 2015, le Président Joseph Kabila n’a cessé d’appeler l’ensemble de la classe politique et de la société civile au dialogue, mais qu’en retour, les forces politiques et sociales constituées en Ile de Gorée en décembre de la même année et à Bruxelles-Genval en juin 2016 n’ont eu de cesse, elles, que de le disqualifier. Principalement à partir du 14 septembre 2015, date de publication de la fameuse lettre ouverte de rupture avec la Majorité présidentielle.

Ces parlementaires agissent comme s’ils veulent effacer de la mémoire collective la campagne de déstabilisation des Institutions de la République entreprises avec des schémas anti-constitutionnels comme «Régime spécial» et «Transition sans Kabila» et des appels au soulèvement populaire relayés par des ONGDH, des mouvements pro-démocratie et des thinks tanks.

Ils donnent l’impression de ne pas réaliser tout le mal qu’ils ont fait à celui qui fut tout de même leur autorité morale une dizaine d’années passées.

Interdits de pratiquer l’amnésie, ces parlementaires sont censés détiennent une documentation fournie en déclarations, communiqués, compte-rendu et autres interviews publiés dans des médias nationaux, étrangers et internationaux pour entretenir la crise politique.

Ce serait surprenant – juste un exemple – qu’ils ne se souviennent plus du fait que les parties prenantes se sont engagées «solennellement à respecter les Institutions et les Lois de la République», avant d’évoquer «l’Etat de droit, les Droits de l’Homme, les libertés fondamentales collectives et individuelles, la séparation des pouvoirs garantie par la Constitution et le droit d’existence des partis de l’opposition et d’exercice de leurs activités politiques». C’est au point II.3. du chapitre III relatif au respect de la Constitution.

Or, dès qu’ils ont pris leurs libertés mi-septembre 2015, ils se sont lancés en interne comme en externe dans la déstabilisation systématique de toutes Institutions de la République, même celles dont ils sont non seulement membres, mais aussi architectes. Cas de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Passe encore qu’ils se soient focalisés sur la personne physique Joseph Kabila, animateur de l’Institution «Président de la République» et sur le Gouvernement. Mais qu’ils se soient attaqués à leurs propres chambres, tout comme aux Cours et Tribunaux qu’ils qualifient d’instrumentalisés, cela dépasse l’entendement.

Promoteurs de la thèse de l’illégalité et de l’illégitimité des Institutions à mandat électif (Président de la République, Assemblée nationale et Sénat), ils se sont abstenus au cours de ces deux ans et demi d’évoquer une seule fois dans les médias, s’agissant de l’ordre institutionnel, la notion de continuité de l’Etat garantie notamment par les alinéas 2 des articles 70, 103 et 105 et de l’alinéa 6 de l’article 197 s’appliquant respectivement au Président de la République, au Député national, au Sénateur et au Député provincial.

Ils ont fait preuve de malhonnêteté intellectuelle en ne révélant ni à la communauté nationale ni à la communauté internationale la lucidité du constituant congolais ayant consisté à exclure par ces dispositions prorogatives toute possibilité de survenance du vide juridique dans le fonctionnement de l’ordre institutionnel.

Au contraire, ils ont mis leurs savoir et avoirs au service du blocage de toutes les initiatives allant dans le sens d’une gestion responsable de l’enjeu électoral.

Bien plus, ils ont réussi à éloigner l’Opposition véritable de tout schéma de rapprochement avec la Majorité, notamment en ce qui concerne les pourparlers Udps/Mp devant déboucher sur le Dialogue consacré au processus électoral.

Bref, ils ont créé et entretenu sciemment un environnement susceptible à l’accentuation de la crise.

S’inspirer de l’enfant prodigue

Que ces députés et sénateurs en viennent aujourd’hui à reconnaître en la personne du Président de la République hors mandat, illégal et illégitime la qualité de «Garant de la Constitution» et d’affirmer qu’il est le seul à détenir «tous les moyens nécessaires pour sortir le pays de cette crise et lever toutes les entraves sur le chemin des élections crédibles et pacifiques en vue de l’alternance démocratique», voilà de quoi surprendre l’opinion avertie.

Et qu’en plus, ils soutiennent qu’«Il est du devoir des institutions de la République et de leurs animateurs actuels dont vous-même de créer les conditions requises pour la participation libre et transparente de tous les Congolais aux prochains scrutins dans la concorde nationale afin que le Peuple souverain se choisisse librement un nouveau leadership», voilà de quoi se demander s’il faut en rire ou en pleurer !

Au fait, le comportement des Opposants de la 25ème heure est caractéristique du mode de fonctionnement des Institutions congolaises depuis un certain 30 juin 1960 avec des Brutus.

Si la 1ère République entre 1960 et 1965 avait mal démarré à l’accession du pays à la souveraineté nationale, c’est parce que Brutus s’était révélé en la personne de Mobutu auprès de César Lumumba.

Si la 2ème République et la 1ère phase de la Transition entre 1965 et 1997 avaient  sombré, c’est parce que Brutus s’était révélé en la personne de Tshisekedi auprès de César Mobutu.

Si la Révolution-Pardon s’est fourvoyée entre 1997 et 2001, c’est parce que Brutus s’est révélé en la personne de Bizima auprès de César L-D. Kabila.

Aujourd’hui, si les acquis du compromis de Sun City sont mis à mal, c’est parce que Brutus se révèle en la personne de Moïse Katumbi auprès de César Joseph Kabila.

Curieusement, tous ces Brutus ont en commun le même parrainage occidental via Bruxelles.

Au moment où le schéma Bruxelles-Genval vit ses dernières heures (Katumbi ne bénéficie pas de la solidarité de l’Opposition parlementaire dans ses difficultés avec l’appareil judiciaire), la lettre ouverte du 25 juin 2018 au Président de la République traduit un aveu d’impuissance du G7 face à la reconfiguration en cours de l’espace politique. Elle exprime la colère, à l’égard de son père, d’un enfant réalisant ses propres égarements et résolu à susciter un suicide collectif si on ne le récupère pas.

Dire qu’il devrait simplement s’inspirer de l’enfant prodigue !

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s