AMUSONS NOUS UN PEU… «Seigneurs de guerre» interdits d’élections…

L’idée est de Jean-Claude Katende, président à vie de l’Asadho.

Dans un communiqué du 27 juin 2018, il annonce pour septembre prochain une campagne intitulée «Pas de vote pour les seigneurs de guerre». «Nous pouvons choisir les meilleurs d’entre eux pour qu’ils soient au parlement, à la présidence de la République, au gouvernement. Pas de seigneur de guerre dans les prochaines institutions du pays», tranche-t-il, les actions à mener étant, «entre autres, l’explication de son bien-fondé aux proches ; la circulation des noms des personnes qui étaient impliquées dans les différentes rébellions en RDC qui sont candidats à la présidence ou à la députation ; la demande aux proches de ne pas les voter». Dans son entendement, «C’est aussi une façon de renouveler la classe politique», affirme-t-il.

Reste maintenant à identifier les seigneurs de guerre privés d’éligibilité.

Dès lors que Joseph Kabila est «interdit» d’être candidat à un troisième mandat (Jean-Cyrus Mirindi le qualifie de second mandat), les exclus par avance sont Jean-Pierre Bemba, Antipas Mbusa, Azarias Ruberwa, Roger Lumbala, Mwenze Kongolo, Olivier Kamitatu, José Endundo, Alexis Thambwe Mwamba, Fidèle Babala, etc.

Seulement voilà : que dit-il des accompagnateurs des chefs de guerre que sont Moïse Katumbi, Adolphe Muzito, Pierre Lumbi, Freddy Matungulu, Gabriel Kyungu, Christian Mwando, Christophe Lutundula etc. qui, à un moment ou à autre de l’histoire de ce pays, ont évolué dans les Institutions de la République animées directement ou indirectement par ces seigneurs ?

La logique les rendant complices actifs ou passifs de ces derniers, ils doivent eux aussi «dégager».

A partir de cet instant, la question intéressante est savoir pour qui roule Jean-Claude Katende.

Il est de notoriété publique qu’il roule pour son frère ethno-tribal Félix Antoine Tshilombo, même si aux côtés de ses frérots Hubert Tshisuaka et Georges Kapiamba il met en exergue Moïse Katumbi.

Le rigolo est qu’il ôte aux Occidentaux – qui le soutiennent financièrement et moralement – l’argument de la participation inclusive des Congolais au processus électoral. Ils donnent ainsi raison aux institutions congolaises qui, à l’en croire, veulent exclure certains cas emblématiques du processus électoral.

Déduction normale : quand les seigneurs de guerre et leurs accompagnateurs d’hier et d’aujourd’hui sont neutralisés, qui va devoir occuper le terrain ?

Naturellement Fatshi !

«A malin, malin et demi», dit-on.

NDL

@omernsongo

E-mail : omernsong@gmail.com

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