Déjà sans passeport en règle, Katumbi pourrait voir son avion cloué au sol !

 

  • Sans l’autorisation de l’Autorité de l’Aviation Civile, aucun commandant de bord ne prend les risques de violer l’espace aérien d’un pays en violant la réglementation en matière d’atterrissage ou de décollage…

 

  • Tous les ingrédients sont comme réunis pour la disqualification du candidat d’ENSEMBLE, donc pour la désignation de son «dauphin» !

 

 Se faisant passer pour chantre de l’Etat de droit aux côtés de ses pairs de l’Opposition radicale, Moïse Katumbi Chapwe annonce pour le 3 août son retour en RDCongo par Lubumbashi à bord de son jet privé Golfstream IID immatriculé ZS-JDL. Par sa lettre du 30 juillet 2018 adressée à la direction générale de l’AAC à partir de Bruxelles, il commence par ignorer superbement la DGM puisque c’est à l’Autorité de l’Aviation Civile qu’il donne les noms des co-passagers : Olivier Kamitatu, Francis Kalombo, Salomon Idi Kalonda, Don Pierrot Lukanda Sadiki, Henri Nkongolo Biata et Claude Alfred Bushiri. «Je suis à Johannesburg’, a-t-il déclaré à l’AFP, se disant prêt à passer par voie terrestre par la Zambie si sa demande était refusée. Candidat déclaré à l’élection présidentielle, Moïse Katumbi doit déposer son dossier auprès de la Ceni avant la date-butoir du 8 août. Autrefois proche du président Joseph Kabila, il est passé dans les rangs de l’opposition en 2015 », rapporte Jeune Afrique dans sa livraison du 30 juillet intitulé «RDC : Moïse Katumbi a demandé l’autorisation d’atterrir à Lubumbashi le 3 août»…

 

La lettre dont question porte les références 115/07/PR/MK/2018. «Je vous demande de bien vouloir autoriser le survol de l’espace aérien congolais et l’atterrissage ce vendredi 3 août 2018 à l’aéroport de LUANO de l’avion Golfstream IID immatriculé ZS-JDL en provenance de JOHANNESBURG-Afrique du Sud», écrit-il.

Ayant tout d’un ultimatum, cette lettre publiée immédiatement par voie de presse avant de parvenir au destinataire n’est ni plus ni moins que pour la consommation politique, diplomatique et médiatique.

En d’autres termes, Moïse Katumbi ne croit pas à son «plan de vol» étant donné que même si l’article 91 de la loi n°10/014 du 31 décembre 2010 dispose à son alinéa 1 que «Les aéronefs ayant leur port d’attache en République Démocratique du Congo circulent librement au-dessus du territoire national», le sien provient de l’étranger. Et quand même cela ne serait pas le cas, un avion est tout, sauf une voiture permettant la navigation à vue. Sa circulation à elle est soumise à un dispositif sécuritaire serré puisqu’il en va de la sécurité autant de l’avion dans l’espace aérien que dans l’espace terrestre et aquatique.

Entrer en violation dudit dispositif est une infraction pouvant conduire à la saisie de l’appareil et à l’arrestation de l’équipage.

Moïse Katumbi sait qu’aux termes de l’article 27 de la loi, «L’autorité de l’aviation civile peut ordonner la rétention de tout aéronef congolais ou étranger qui ne remplit pas les conditions de sécurité prévues par la présente loi et ses mesures d’exécution ou dont le pilote aurait commis une infraction aux dispositions relatives à la sécurité aérienne, à la police, à la douane ou à la circulation prévue par la présente loi».  Ceci à l’alinéa 1. A l’alinéa 2, l’article précise : «La décision est notifiée au commandant de l’aéroport ou au chef de l’aérodrome. Elle se traduit par l’interdiction de décoller».

Il est évident qu’aucun pilote, casse-cou soit-il, n’acceptera un vol «suicidaire» pour sa carrière avec risque de perdre sa licence.

Si, d’ailleurs, Katumbi envisage la possibilité de prendre la route, c’est pour ne pas perdre, lui, son avion. Au cas où la Majorité venait à conserver le pouvoir.

Sans passeport valide

Comme un malheur ne vient jamais seul, à l’infortune de ne pas rentrer au pays à bord de son aéronef s’ajoute celle de ne pas détenir un passeport valide.

En quittant Lubumbashi le 20 mai 2016 pour des soins appropriés en Afrique du Sud, le dernier gouverneur du Katanga a développé un activisme politique, diplomatique et médiatique sans commune mesure avec ce qui se fait au Congo jusque-là. Avec un passeport en cours de validité et disposant d’un Jet privé, il réduit le monde à un gros village, pour reprendre un jargon Internet.

Seulement voilà : tout passeport a une durée de vie. Et le sien est arrivé à terme. D’où nécessité du renouvellement.

Or, là il y a un problème. Katumbi est un fugitif. «L’évacuation de M. Katumbi fait suite à l’autorisation accordée par le Procureur général de la République, Flory Kabange Numbi, vendredi 20 mai. Il répondait à une requête en expatriation de Moïse Katumbi pour des raisons des soins médicaux en Afrique du Sud, introduite par le bâtonnier Jean-Joseph Mukendi wa Mululmba, l’un des avocats du prévenu», rapporte www.radiookapi.net dans sa dépêche du 20 mai 2016 mise en ligne à 21h05 sous le titre «Moïse Katumbi évacué pour des soins en Afrique du Sud».

Depuis, il a oublié de rentrer au pays pour la suite de son procès ou de ses procès, misant probablement sur l’extinction via la chute de Joseph Kabila escomptée d’abord pour fin 2016 (schéma «régime spécial»), ensuite pour fin 2017 (schéma «Transition Sans Kabila»), enfin pour fin 2018 (candidature du cardinal Laurent Monsengwo).

Sans passeport valide, il a conscience du fait que ce n’est pas parce qu’il rentre dans son pays qu’il peut traverser n’importe quel poste frontalier et prendre calmement le chemin de sa villa de Lubumbashi, même si ce poste est dans l’ex-Katanga.

Désignation de son dauphin

Après tout, la destination finale n’est pas Lubumbashi. A moins de vouloir postuler aux législatives et déposer son dossier de candidature au Brtc local. Sa destination finale est Kinshasa, précisément le siège national de la Céni où est installé l’unique Brtc chargé de recevoir les candidatures pour la présidentielle.

Le problème, son problème est donc l’acquisition du passeport national.

Et là, Me Moretti ne lui sera d’aucun secours. Le célèbre avocat français – qui s’amuse en tourner en dérision les autorités congolaises – sait que ni en France, ni en Italie, encore moins de l’un ou l’autre de tous les pays membres des Nations Unies on ne délivre un passeport national à un fugitif.

On ne voit alors pas comment Moïse Katumbi rentrera au Katanga sans passeport alors qu’à son départ le 20 mai 2016, le constat de sa sortie avait été fait sur base de cette pièce d’identité, et comment, tout librement, il se retrouvera à Kinshasa et se rendra au siège national de la Céni pour déposer son dossier.

Comme relevé plus haut, tous les ingrédients semblent réunis pour la disqualification de sa candidature et, bien entendu, pour la désignation de son «dauphin» !

Il lui reste sept jours…

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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