REVUE DE PRESSE THEMATIQUE. Affaire « Passeport de Moïse Katumbi »

Jeune Afrique, 27 août 2018

JUSTICE

Passeport «falsifié» de Moïse Katumbi : la justice belge ouvre une information judiciaire

Une information judiciaire visant Moïse Katumbi vient d’être ouverte en Belgique, suite à son interpellation en juin à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem en raison d’un passeport jugé «falsifié» par la police belge. «Je vous confirme que le Parquet vient d’ouvrir une information judiciaire pour ‘faux en écriture publique’ à l’encontre de Moïse Katumbi», affirme à Jeune Afrique Gilles Blondeau, substitut du procureur du Roi au Parquet de Halle-Vilvoorde. En cause : «Une partie de son passeport a été estimée comme faux».

L’opposant congolais, qui vit en exil depuis plus de deux ans, avait été brièvement interpellé, le 14 juin 2018, par la police de l’aéroport de Bruxelles-Zaventem. «La page d’identité de [son] passeport n’est pas authentique», avait alors précisé à Jeune Afrique Dominique Ernould, porte-parole de l’Office des étrangers – une administration placée sous la tutelle du ministère belge de l’Intérieur. «L’originale a été changée et remplacée par une autre».

Un délai de quinze jours lui avait alors été accordé par les autorités belges afin de «produire un document de voyage officiel et authentique».

Contacté à l’issue de ce délai, l’Office des étrangers nous avait indiqué, le 6 juillet, n’avoir «enregistré jusqu’à présent aucune réaction ou démarche de sa part». «On peut donc dire qu’il est actuellement en séjour illégal», concluait l’administration.

« Le passeport a été confisqué »

Suite à son interpellation, la police fédérale lui avait confisqué son passeport avant de le transmettre au Parquet de Halle-Vilvoorde. Ce que confirme à JA le substitut du procureur Gilles Blondeau : «Le passeport en question a été confisqué par mon office. Nous le détenons toujours. Vu qu’il a été falsifié, il ne sera pas rendu à l’intéressé».

Cela n’a semble-t-il pas empêché Moïse Katumbi de voyager à l’étranger, notamment lors de la finale de la Coupe du monde, le 15 juillet dernier à Moscou, ou sur le continent africain au cours des dernières semaines.

Le 24 juillet, lors d’une conférence de presse, son porte-parole Olivier Kamitatu assurait que «Moïse Katumbi réside en toute légalité en Belgique». «Il n’y a aucun problème de document ayant trait à sa résidence dans le royaume de Belgique », déclarait-il.

«Il n’est pas clandestin ou dans l’illégalité»

De son côté, son avocat français, Me Eric Dupont-Moretti, avait estimé «qu’on a déjà trois procédures (judiciaires) ; on ne va pas en rajouter une qui n’existe pas».

Joint par Jeune Afrique, son porte-parole Olivier Kamitatu a indiqué ne pas être en mesure de livrer sa réaction dans l’immédiat : «Vous m’apprenez cette information», a-t-il déclaré.

Olivier Liffran et Quentin Noirfalisse

 

Forum des As, 28 août 2018

Les ennuis judiciaires du leader de « Ensemble » s’amoncellent

Une énième affaire pour Katumbi

  • Le parquet belge de Halle-Vilvoorde a ouvert hier, une information judiciaire à l’encontre de l’ancien gouverneur du Katanga pour faux en écriture

On croyait que Moise Katumbi était au bout de ses ennuis judiciaires. Erreur. Après la série d’affaires inscrites par la Justice congolaise, voilà que la Justice belge commence à s’intéresser, à son tour, à l’ancien gouverneur du Katanga. D’après Jeune Afrique parue hier lundi 27 août, le parquet belge de Halle-Vilvoorde vient d’ouvrir une information judiciaire. Un ennui judiciaire de plus dont le leader de Ensemble pouvait bien se passer.

Le feuilleton judiciaire à l’encontre de Moïse Katumbi est reparti de plus belle en Belgique après l’ouverture d’une information judiciaire pour faux en écriture publique. Cette affaire fait suite à l’interpellation du leader de la plateforme Ensemble par la Police fédérale qui lui avait confisqué son passeport avant de le transmettre au Parquet de Halle-Vilvoorde.

Cette information a été confirmée à Jeune Afrique par le substitut du procureur du Roi au Parquet de Halle-Vilvoorde, Gilles Blondeau qui a indiqué : « Je vous confirme que le Parquet vient d’ouvrir une information judiciaire pour  » faux en écriture publique « à l’encontre de Moïse Katumbi« . En cause : « Une partie de son passeport a été estimée comme faux« .

Et de poursuivre : « Le passeport en question a été confisqué par mon office. Nous le détenons toujours. Vu qu’il a été falsifié, il ne sera pas rendu à l’intéressé« .

Pour rappel, Katumbi avait été brièvement interpellé, le 14 juin dernier par la Police de l’aéroport de Bruxelles-Zaventem. « La page d’identité de son passeport n’est pas authentique« , avait alors précisé à Jeune Afrique Dominique Ernould, porte-parole de l’Office des étrangers – une administration placée sous la tutelle du ministère belge de l’Intérieur. « L’originale a été changée et remplacée par une autre« , avait-il précisé.

En attendant, il avait bénéficié des autorités d’un délai de quinze jours qui lui avait alors été accordé par les autorités belges afin de « produire un document de voyage officiel et authentique« . Selon la même source, à l’issue de ce délai, l’Office des étrangers avait indiqué le 6 juillet dernier, n’avoir  » enregistré jusqu’à présent aucune réaction ou démarche de sa part « . « On peut donc dire qu’il est actuellement en séjour illégal« , concluait l’administration.

Selon l’’agence de presse Belga, citant une information du quotidien flamand HetLaatsteNieuws, de retour en jet privé d’un déplacement en Israël, Moïse Katumbi s’apprêtait à embarquer pour Moscou afin d’assister au match d’ouverture de la Coupe du monde, lorsqu’il a été interpellé par la Police belge. En contrôlant son passeport, les policiers ont découvert qu’ »une fausse page d’identité » y avait été jointe, a-t-on indiqué

Moïse attend d’être notifié

En attendant, le cabinet de Moïse Katumbi se dit non encore saisi par la justice belge. Selon son directeur de cabinet Olivier Kamitatu joint par POLITICO.CD, Moïse Katumbi n’a pas encore été notifié avant d’ajouter : « A ce stade, aucune information car, nous ne sommes pas saisis. Et vous comprendrez qu’on ne peut réagir sérieusement de manière claire, précise et complète sur base d’un article de presse« .

Il sied de rappeler que l’avocat de Katumbi, Me Eric Dupont-Moretti, avait estimé lors d’une conférence de presse « qu’on a déjà trois procédures judiciaires ; on ne va pas en rajouter une qui n’existe pas« .

Emma MUNTU

 

Matininfos.net  28 août 2018

Dossier passeport « falsifié » de Moïse Katumbi

La justice belge ouvre une information judiciaire

Les malaises judiciaires ne s’arrêtent pas toujours contre le président du Tout puissant Mazembe Moïse Katumbi. En effet, une information judiciaire visant Moïse Katumbi vient d’être ouverte en Belgique, suite à son interpellation en juin à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem en raison d’un passeport jugé « falsifié » par la police belge.

« Je vous confirme que le Parquet vient d’ouvrir une information judiciaire pour « faux en écriture publique » à l’encontre de Moïse Katumbi », affirme à Jeune AfriqueGilles Blondeau, substitut du procureur du Roi au Parquet de Halle-Vilvoorde. En cause : « Une partie de son passeport a été estimée comme faux. ».

L’opposant congolais, qui vit en exil depuis plus de deux ans, avait été brièvement interpellé, le 14 juin 2018, par la police de l’aéroport de Bruxelles-Zaventem. « La page d’identité de [son] passeport n’est pas authentique », avait alors précisé à Jeune Afrique Dominique Ernould, porte-parole de l’Office des étrangers – une administration placée sous la tutelle du ministère belge de l’Intérieur. « L’originale a été changée et remplacée par une autre. »

Un délai de quinze jours lui avait alors été accordé par les autorités belges afin de « produire un document de voyage officiel et authentique ». Contacté à l’issue de ce délai, l’Office des étrangers avait indiqué, le 6 juillet, n’avoir « enregistré jusqu’à présent aucune réaction ou démarche de sa part ». « On peut donc dire qu’il est actuellement en séjour illégal », concluait l’administration.

« Le passeport a été confisqué »

Cela n’a semble-t-il pas empêché Moïse Katumbi de voyager à l’étranger, notamment lors de la finale de la Coupe du monde, le 15 juillet dernier à Moscou, ou sur le continent africain au cours des dernières semaines.

Interrogé par rapport à cette information judiciaire ouverte contre lui, Moïse Katumbi rétorque qu’il n’a pas encore été saisi officiellement.

Joël imbole

 

Le Phare, 28 août 2018

La justice belge exhume le dossier du faux passeport de Katumbi

L’affaire du passeport présumé falsifié de Moïse Katumbi vient de rebondir en Belgique. A en croire notre consœur « Jeune Afrique », le Parquet de Halle –Vilvoorde, à Bruxelles, a décidé de rouvrir ce dossier en souffrance depuis le 14 juin 2018, date de la saisie dudit document par la police des frontières et son transfert à l’Office des Etrangers.

On rappelle que le mobile de l’interpellation de l’ancien gouverneur de l’ex-province du Katanga n’était autre que la découverte, dans le corps de son passeport, d’une page d’identité falsifiée, en lieu et place de la page originale et authentique. Un délai de quinze jours était alors accordé à l’intéressé pour produire un document officiel de voyage, en vue de la régularisation de son séjour sur le territoire belge.

Mais jusqu’au 6 juillet 2018, Moïse Katumbi n’avait pas réagi à la demande de l’Office des Etrangers, d’où la décision de ce service administratif de confier le dossier à la justice. Entre-temps, le précité continuait à circuler librement. Présent à la Coupe du monde organisée en Russie (juin-juillet), il s’était signalé dernièrement en Afrique du Sud, puis en Zambie, et plus précisément au poste frontalier de Kasumbalesa, les 03 et 04 août 2018.

Moïse Katumbi, présentement privé de passeport par les autorités congolaises et empêché dernièrement de rentrer au pays, court-il le risque d’être expulsé de Belgique? La question reste posée, d’autant que son statut actuel d’apatride lui est imposé par qui l’on sait.

Interrogé au sujet de cette nouvelle évolution du dossier, son Directeur de cabinet, Olivier Kamitatu, a avoué ne pas être au courant de l’ouverture d’une information judiciaire à charge de son mentor.

C’est le lieu de rappeler que Moïse Katumbi fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, en raison de sa soustraction à la justice congolaise et de l’existence de plusieurs dossiers judiciaires pendants à sa charge, notamment ceux de sa condamnation à 3 ans de prison ferme par la tribunal de paix de Kamalondo (Lubumbashi) pour spoliation immobilière, de recrutement des mercenaires, de falsification de son passeport semi-biométrique et de financement d’un mouvement rebelle en Ituri (Affaire John Tshibangu).

Il est bon de préciser que c’est à cause de tous ces dossiers judiciaires qu’il a été interdit de revenir au pays se faire enrôler et déposer sa candidature à la présidentielle de décembre 2018.

Kimp

 

Le Maximum, 28 août 2018

Le ciel menace de lui tomber sur la tête

Moïse Katumbi, la justice belge à ses trousses

 

Vilaine météo pour le dernier gouverneur de l’ex province du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe. L’homme qui passe le plus clair de son temps en exil à tenter de tourner en bourrique les autorités rd congolaises est, à son tour, pris. Et de la manière la plus sérieuse, à en juger par les informations parues dans le presse internationale lundi 27 août 2018 en fin de journée. Une information judiciaire visant le candidat à la candidature à la présidentielle rd congolaise est formellement ouverte en Belgique. Qui fait suite à son interpellation, au mois de juin dernier, à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem par la police belge pour passeport falsifié.

Le substitut du procureur du Roi, Gilles Blondeau, l’a déclaré à nos confrères de Jeune Afrique : « Je vous confirme que le parquet vient d’ouvrir une information judiciaire pour « faux en écriture publique » à l’encontre de Moïse Katumbi ». « Une partie de son passeport a été estimée comme faux », explique l’officier du ministère public.

Moïse Katumbi Chapwe avait été interpellé par la police belge à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem le 14 juin 2018 parce que la page d’identité de son passeport n’était manifestement pas authentique, avait alors rapporté la presse belge. « L’originale a été changée et remplacée par une autre », comme c’est d’usage courant dans les bas-quartiers kinois de Ndjili.

Un délai de quinze jours avait été accordé à l’opposant rd congolais par les autorités du Royaume pour lui permettre de produire un document de voyage authentique. Mais aucune réaction n’a été enregistrée de la part du délinquant. « On peut donc dire qu’il est actuellement en séjour illégal », concluait l’administration belge des étrangers, citée par nos confrères de JA. Qui précisent que le passeport du dernier gouverneur de l’ex Katanga avait été confisqué à l’occasion avant d’être transmis au Parquet de Halle-Vilvoorde. Le fait est confirmé par le procureur du Roi qui soutient que « le passeport en question a été confisqué à mon office. Nous le détenons toujours. Vu qu’il a été falsifié, il ne sera pas rendu à l’intéressé. »

Cette révélation relative à la confiscation du passeport de Moïse Katumbi Chapwe relance, à la grande satisfaction de ses détracteurs, la question de la multiplicité de nationalités de l’ancien candidat à la présidentielle de décembre 2018. Parce que dans entre-temps, Moïse Katumbi s’est rendu à la coupe du Monde Russie 2018, avant de se pavaner en Afrique du Sud et en Zambie il y a quelques semaines, prétendant se rendre en RD Congo pour y déposer sa candidature à la présidentielle. Si Katumbi a pu voyager aussi allègrement, c’est qu’il possède plusieurs passeports, de plusieurs nationalités, arguent-on désormais.

S’il est jugé et reconnu coupable de faux en écriture, Moïse Katumbi Chapwe est passible d’une peine de servitude pénale principale de 5 ans au moins, selon la loi belge, renseigne-t-on.

J.N.

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